ALI.ART01DE
en un canal, puis plus tard en un cordon ligamenteux qui a reçu le nom d'ouraque dans la portion qui avoisine la vessie.
Les vaisseaux et les pédicules de l'allantoïde et de la vésicule ombilicale réunis en un faisscau formeront le cordon ombilical auquel l'amnios fournira une gaine, qui contient une anse d'intestin cbez les fœtus peu avancés. La portion extra-embryonnaire de l'allantoïde, dans son développement rapide, ne tarde pas à se mettre en contact du chorion. Alors elle remplit complètement l'espace périphérique qui sépare cette dernière membrane de l'amnios et se répand à toute la circonférence interne de l'œuf sous forme de magma réticulé, après avoir jeté dans les villosités du chorion les vaisseaux qu'elle renferme. Ces modifications s'accomplissent avec une extrême rapidité, et c'est la raison qui en arendu la découverte si difficile.
Vaisseaux. — La circulation de l'allantoïde est très-riche ; elle est constituée au début par deux artères et deux veines. Les artères naissent des deux aortes inférieures ; elles persistent dans une partie de leur trajet pelvien sous le nom d'hypogastriques.
Les artères allantoïdiennes suivent le développement de la vésicule qui les porte ; elles vont se distribuer à toute la périphérie du chorion et animer ses villosités ; elles prennent alors le nom d'artères ombilicales. Les veines d'abord au nombre de quatre prennent leur origine dans les villosités choriales ; elles ne donnent aucune branche dans le trajet du pédicule. Arrivées à l'embryon, elles forment un beau réseau vasculaire qui se distribue à ses parois thoracique et abdominale. Ce réseau transitoire disparait rapidement sans laisser de traces. Enfin elles se jettent dans la veine omphalo-mésentérique. La veine du côté droit persiste sous le nom de veine ombilicale; celle du côté gauche disparait complètement vers le trentième ou le quarantième jour.
La circulation que l'allantoïde fournit à la périphérie du chorion n'est point permanente dans toutes ses parties. Nous avons vu, en étudiant cette dernière membrane, que chacune des villosités, aussi bien celles qui sont en rapport avec la muqueuse utéro-placentaire que celles qui pénètrent dans le feuillet réfléchi de la caduque; est animée d'une veinule et d'une artériole séparées entre elles et de la paroi villeusepar une mince couche de l'allantoïde (magma réticulé) qui les a accompagnées. Bientôt la circulation disparait sur toutes les villosités qui ne sont point en rapport avec la muqueuse utéro-placentaire; le phénomène se produit par l'oblitération des capillaires. Ch. Robin
Fip. 71.— DtvrxoiTEVENTs m: l'ali.axtoîpf:, dont on a vu l'évolution progressive flans l**s Heures Kô et — 7. Son pédicule nait de l'itstréiiiité caudale de l'embryon, et ses vaisseaux se distribuent à toutes les villosités de la périphérie de I œuf.
OVOLOGIE ET EMBRYOLOGIE
a fait connaître le mécanisme de cette oblitération. Le tissu de l'allantoîde qui d'abord a pénétré avec les vaisseaux dans la villosité s'y enfonce en quelque sorte en masse, jusque dans les plus petites ramifications de leur cavité. Les capillaires subissent une pression qui les vide de leurs globules sanguins, et bientôt ils s'atrophient et disparaissent. Alors la villosité devient pleine et perd ainsi sa cavité. Il est facile de voir que les éléments oblitérants ont la même structure que le magma réticulé que nous étudierons tout à l'heure. Cependant la matière amorphe et les corps fibro-plastiques fusiformes prédominent. Ces derniers qui sont entre-croisés dans toutes les directions dans le reste du tissu allantoïdien sont, dans les villosités oblitérées, dirigés selon le sens delà longueur de ces prolongements.
La disparition des capillaires des villosités en rapport avec la caduque réfléchie commence de bonne heure et se trouve complète de la quatrième à la cinquième semaine.
Dans la partie du chorion en contact avec la muqueuse uléro-placentaire, la circulation prend un aspect tout diffèrent, les capillaires subissent un accroissement analogue à celui des villosités dont les ramifications se multiplient rapidement et constituent alors le placenta. Ce dernier organe est à cette époque appelé placenta frondosum; ses éléments peu enchevêtrés sont faciles encore à isoler, et laissent flotter sous l'eau leurs divisions arborescentes et délicates. Dans le chapitre suivant, nous poursuivrons l'étude du placenta qui n'est que la continuation de l'allantoîde.
Magma rétimié (tissu de l'allantoîde). — U n'apparaît qu'au moment où la vésicule allantoîdc se met en contact avec le chorion. Alors il forme une espèce de vésicule dont les parois diaphanes contiennent une substance demiliquide cloisonnée par un tissu lamelleux. Nous avons vu qu'il se répandait sur toute la périphérie de l'œuf. Ses éléments se soudent et se confondent, sur le point où ses extrémités divergentes se rencontrent pour former à l'amnios une espèce d'enveloppe complète.
A cette époque, le magma réticulé est parcouru par un riche réseau vaseulaire ; mais cette circulation disparaît au moment où les villosités choriocaduques sont oblitérées. A partir de ce moment, il est complètement privé de vaisseaux.
Le tissu de l'allantoîde est formé par des fibres lamineuses très - minces, entre-croisées en tous sens, libres ou fasciculées, contenant une substance demi-liquide et granuleuse. Il existe également des fibres en voie d'évolution à l'état de corps fibro-plastiques éloilés et fusiformes, et quelques cellules sphéroïdales analogues à des cellules d'épilhèlium devenues sphériques; elles contiennent des granulations graisseuses.
L'épaisseur du magma réticulé peut atteindre 5 millimètres; elle est moindre vers l'insertion du cordon dans lequel il pénètre et persiste sous le nom de gélatine deWarlhon. Sa quantité, assez notable encore au deuxième mois de la grossesse et variable suivant les sujets, diminue, refoulée par l'amnios, à mesure que l'œuf augmente de volume. Les fibres lamineuses deviennent alors plus nombreuses, et forment à la fin de la grossesse, à la face interne du placenta, une membrane que j'ai nommée lumineuse, située im-