X.20 de vin — r — cm' de lessive alcaline normale), o
Pour tous les essais qui ont pour but la détermination exacte du titre alcoolique, surtout pour les travaux scientifiques, on devrait toujours employer cette dernière méthode en indiquant toutefois cette dérogation à la méthode officielle. S'il est nécessaire d'obtenir des nombres comparables avec ceux fournis par la méthode officielle, il faudra effectuer, en outre, le dosage d'après cette dernière.
Pour contrôler le dosage de l'alcool et celui de l'extrait, il peut être désirable de déterminer directement le poids spécifique du vin désalcoolise, au lieu de le calculer indirectement par la méthode décrite à propos du dosage de l'extrait Dans ce but on transvase le résidu dans le -picnomètre en redissolvant s'il y a lieu dans un peu d'eau chaude le tartre déposé dans le ballon. Tout en agitant continuellement avec précaution on remplit le picnomètre d'eau presque jusqu'au trait et finalement on affleure exactement à 5o cm^ à une température de i5*. Il faut éviter d'agiter fortement pour ne pas former de bulles, cependant si une légère mousse avait pris naissance on la ferait tomber à l'aide de vapeur d'éther. Soit S le poids spécifique du vin, S^ celui du distillât alcoolique, S, celui du vin désalcoolisé, on a les relations suivantes :
A l'aide de la relation fi) on peut contrôler le poids spécifique du vin grâce à ceux du distillât alcoolique et du vin désalcoolisé. L'égalité (a) permet le contrôle du dosage de l'alcool d'après le poids spécifique du vin et celui du vin désalcoolisé. Enfin la relation (3) servira dans un prochain paragraphe au calcul de la teneur en extrait et servira dans chaque ana-
TABLE III Dosage de Talcool.
{suivant les prescriptions officielles allemandes en supprimant les données
en volumes pour cent)
On obtiendra les résultats en volumes pour cent en multipliant les résultats donnés par la table suivante par le facteur 1,26.
Poids
Poids
Poids
Poids
Rpé-
ciuque
du
Grammes
spécifique du
Grammes
Grammes
spé-
ciuque
du
Grammes
d'alcool dans
d'alcool dans
Spc
ciOque du
d'alcool dans
d'alcool dans
disUllat.
100 cm^
distillât.
100 cm*
distillât.
100 cm»
distillât.
100 cm»
TABLE m (Suite)
spé-
riflque
du
Grammes
d'alcool
dans
Poids spécifique du
Grammes
d'alcool
dans
Poids spécifique du
Grammes
d'alcool
dans
Poids
spé-
ciuque
du
Grammes
d'alcool
dans
dislillat.
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di«(illa(.
100 cm*
distillât.
100 cm'
distillât.
100 rm>
il. 34
18, iO
l«.fi8
Ijse à contrôler le dosagpc direct de Textraît. Pour les vins normaux les trois formules sont exactes dans certaines limites et constituent une sorte de contrôle pratique des trois poids spécifiques (Au sujet des différences entre les résultats du dosag'e direct de l'extrait et du calcul de ce dernier, voir n° 3 : < Dosage de l'extrait »). Dans le cas des vins piqués, on constatera, par contre, des perturbations dues à la volatilité de l'acide acétique. Le calcul de l'extrait au moyen du poids spécifique du vin et du poids spécifique du distillât sera dans ce cas inexact et beaucoup plus inexact que le calcul do Textrait au moyen du poids spécifique du vin désalcoolisé. 11 n*est donc pas permis dédire dans tous les cas, comme on le fait Fréquemment, que la première méthode est là plus exacte et doit être préférée.
Les vins roug'es de coupag'c, qui d'après le paragraphe i8o du tarif douanier sont importés en AUemaf^ne sous le contrôle officiel, au tarif réduit de ]5 marks par loo kgr. doivent contenir au minimum g, 5 et au maximum 20 parties d'alcool (en poids; pour 100 parties devin en poids. Il est curieux de constater, qu'après avoir abandonné les degrés volumétriqucs utilisés jusqu'alors en douane, on n'ait pas adopté l'expression du titre alcoolique en grammes d'alcool pour 100 cn^ de vin qui est aujourd'hui utilisé d'une façon générale en Allemagne pour le commerce des vins. Après l'analyse des vins de coupa^^i^e le chimiste devra donc transformer les titres alcooliques fournis parla table I en tenant compte du poids spécifique du vin. Il faudra, en outre, ajoutera la quantité d'alcool trouvé celle qui pourrait être formée par la fermentation totale du sucre excédant ogr. a5 (Ordonnance douanière concernant les vins de coupage et prescriptions pour l'analyse douanière des vins de coupage ^). Voir aussi : Zweiier Nachtrag za der Anleitang fdr die Zollabjertigung^ 1906, Berlin, librairie de R. v. Dbckërs ; voir également plus loin à propos du dosage de l'extrait. On transforme les teneurs en alcool, données en g-rammes d'alcool dans 100 cm', en teneurs en alcool exprimées en centimètres cubes d'alcool dans 100 cm% en multipliant les premières par le facteur 1,216.
Méthode officielle française,
[« Dans une fiole jaugée, on mesure 200 cm' de vin à une température aussi voisine que possible de ib^. On verse le vin dans le ballon d'un appareil distillatoire relié à un réfrigérant. On neutralise par addition d'une petite quantité de soude si c'est nécessaire; on ajoute un peu de pierre ponce, puis on distille. La réfrigération doit être suffisante pour que le liquide condensé s'écoule à une température aussi voisine que possible de i5<^.
«c A l'extrémité du tube du réfrigérant, on adapte, au moyen d'un tube de caoutchouc, un tube de verre qui plonge au centre d'un ballon jaugé de 200 cm* destiné à recueillir le distillât. On arrête la distillation quand
1 Zeniralblattf&r das Deutsche Reich^ 1906, p. I^bu»
590 CIIAPITRB XXVI
quaad on a recueilli les deux tiers environ du contenu du ballon. On amÈne le ballon et son contenu à une température aussi voisine que possible de i5o, on complète le volume à aoo cnt* et, après aKitatton, oa prend la température et le défibré alcoolique avec un alcoomètre soig'oeusement vèriiié ; on fait la correction, u
Alarnbic SALhKROJt. —Le dosaj^ de l'alcool par dislillalion est ordinairement elfectué à l'aide de l'alambic imaginé par J. Sallbkon (Gg. a4^). La fît^ure représente un nouveau modèle, modifié par Dcj&r- DiN, de cet appareil dont la disposition primitive est bien connue. Il se compose des objets suivants ; i" une lampe à alcool B ; 3° une chaudière û; 3<i un serpentin contenu dans le réfrigérant D supporté par trois
Fig. 345. — Alambic Duj«rdin-S«lleroo, type 1903.
pieds ; 4<* une carafe jaugée et une éprouvede ; 5° un thermomètre et un alcoomètre canlrdlcs.
Le mode d'emploi de cet alambic est lu suivant :
La chaudière avant été préalablement lavée k l'eau propre, rincer l'éprouvetle avec le liquide h essayer, ou, ce qui est préférable, la carafe à col étroit de l'alambic, et la remplir jusqu'au trait de jauge, en se servant de la pipette puur y aFIleurer très exactement le niveau du liquide, dont il est utile de noter la température.
Verser le contenu dans la chaudière sans en perdre une seule goutte, en utilisant si possible l'eutoonoir de l'alambic. Si l'on opère sur un liquide de très faible degré alcoolique (bière, cidre, vinasse), on en verse deux carafes dans la chaudière, sinon une seule suffit (vins ordinaires.
sucrés, etc.). Rincer finalement avec environ un doigt d*eau propre, qu'on ajoute également dans )a chaudière. Dans le cas où Ton a affaire à un vin très acide, ajouter dans la chaudière quelques pastilles de potasse caustique ou une pincée de magnésie, jusqu'à ce qu'un papier de tournesol rouge, touché avec un agitateur en verre trempé dans le liquide devienne bleu. Afin d'éviter la projection de mousse qui peut se produire dans le serpentin, on conseille d'ajouter dans la chaudière, avant de la fermer, 2 ou 3 gouttes d'huile ordinaire ou mieux quelques morceaux de ponce granulée. Obturer avec le raccord, en le serrant à l'aide des vis sur le goulot de la chaudière, et sur l'orifice du réfrigérant, munis de rondelles de caoutchouc en bon état, et établir un courant continu d'eau froide.
Chauffer modérément pour commencer ; distiller le plus possible de liquide pour se rapprocher du trait de jauge, qui ne doit jamais être dépassé, sans quoi il faudrait recommencer l'essai, de même que si le liquide recueilli était coloré par suite de projection dans le serpentin.
Fig. a46. — Lecture de l'aréomètpe.
Compléter très exactement le volume avec la pipette jusqu'au trait de jauge. Cette opération doit être faite, à la rigueur, à la même température que celle qu'avait le liquide en le mesurant avant de le distiller.
Boucher la carafe avec la paume de la main et la retourner à plusieurs reprises pour bien mélanger son contenu, le verser dans une cprouvette bien propre et bien sèche à l'intérieur Qi posée bien verticalement. Il n'v a aucun inconvénient, lorsque le contenu de la carafe a été bien mélangé, à ce qu'on emploie tout ou seulement une partie du liquide alcoolique. Laisser les bulles d'air disparaître et la température du liquide et de l'éprouvette s'équilibrer. Prendre l'alcoomètre bien nettové, par le cylindre, avec les doigts propres, et en passer la tige avec précaution, entre deux doigts serrant une bande de papier buvard mouillée de lessive de soude caustique. L'alcoomètre étant tenu par son extrémité supérieure, l'immerger dans Téprouvelte en le soutenant ]\x^ç[\x^k ce qu'il flotte seul, et, par petites saccades, le soulever et l'abaisser à plusieurs reprises sur la longueur d'un ou deux degrés de graduation en dessus et en dessous de son point d'affleurement, pour bien en mouiller la tige à l'endroit
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