‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire (volume 2)Chapitre 21 sur 87 · PORTION · texte numérisé non relu

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toutefois faire exception, car il importe peu au reste de l'organisme qu'un de ses filets quelconque soit coupé, ou devenu le siége d'une tumeur, par exemple, si tousles autres ont conservé leur état normal. Enfin la distribution du nerf viscéral est telle, il existe un tel consensus entre toutes ses parties, que ses maladies comme ses fonctions ont une grande tendance à se généraliser, et que la pertede l'un de ces rameaux est aussitôt remplacée par les autres. Une foule d'opérations viennent à l’appui de cette assertion: jamais, en effet, on n'a remarqué que la section de ses plus grosses branches, soit au cou, soit ailleurs , ait

ë : art * sérieusement inquiété le chirurgien, m1 qu il

en soit résulté la moindre apparence de paralysie dans les organes circonvoisins.

. Dépourvu de tissu cellulaire et de vaisseaux appréciables, le grand sympathique ne paraît guèresusceplible de s'enflammer par lui-même; mais sa nature gélatineuse et la sensibilité obtuse dont il jouit, le rendent sujet à quelques dégénérescences particulières, notamment à des tumeurs rougeâtres, dures, homogènes , qui ne semblent être, le plus souvent, que le résultat d'une hypertrophie de quelques-uns de ses ganglions. M. Thierry fils m'en a fait voirune qui avait le volume d'un petit œuf de poule fort alongé, et qui occupait la région cervicale. Peut-être est-ce de la même pièce que parle M. Bérard aîné (1). Au demeurant, le système nerveux ganglionaire est évidemment celui qui se prête le moins aux applications chirurgicales.

Dans son ensemble, l'appareil nerveux offre quatre nuances bien distinctes, quant à ses fonctions, et qu'on rencontre souvent dans le même organe. Prenons l'œil pour exemple: les nerfs du mouvement en animent les muscles, ct des filets sensitifs y arrivent en certain nombre. Il en recoit d'autres du système végétatif pour présider à se fonctions nutritives, et on y trouve enfinun nerf à sensation spéciale, le nerf optique. On comprend dès lors qu'une maladie ou une opération puisse altérer profondément la sensibilité, sans troubler en rien la motilité d'une partie , non plus que sa nutrition, et réciproquement. Un malade peut être amaurotique toute sa vie, et son œil conserver Ja forme et les autres propriétés anatomiques de l'état naturel. Si la destruction des filets du grand sympathique qui viennent s'y distribuer, entraîne la cécité et même l’atrophie, c'estque, présidant à toutes les nutritions, ils ne sont pas moins nécessaires à la rétine, h l'iris et à la coque oculaire elle-même, qu'à l'existence de l'individu considéré en masse. Rien ne serait plus facile, au surplus, que d'appliquer à une foule d’autres parties, ct presqu'à tout le corps, ce que je viens de dire de l'œil, que de

(Gi) Bibli. méd.,t, 2, 1829, 5.

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