V. D. Wiell (6), précédé des assertions de” Wurtzius
B. Le canevas celluleux des os revêt l'aspect de fibres solidement unies entre elles dans leur diaphyse, et c’est là ce qui fait que les esquilles qui s'en détachent dans les fractures sont à peu près constamment en long , tandis que vers leur portion spongieuse elles affectent toutes les directions. C’est ce canevas qui, en s’hypertrophiant , donne naissance aux différentes sortes d'exostoses, et qui amène l’atrophie des os en disparaissant, qui cause le rachitisme, l’'ostéomalaxie en se dénaturant, qui estle siége de la carie, dela dégénérescence fibreuse des os, et qui fournit aux besoins de leur cicatrisation après les fractures ou les amputations. La portion terreuse qui s’y dépose est par elle-même totalement inerte, et n'a de vie que par lui. Aussi augmente-t-elle dans les mêmes proportions, aux différents âges de la vie , et dans toutes les productions purement osseuses; tandis qu'elle se gangrène et se. mortifie aussitôt qu'une altération {quelconque vient à l'en séparer, comme on le voit dans la nécrose. Les vaisseaux nombreux et très-fins qui viennent s’y rendre, étant partout en contact avec de la matière brute, et incapables du moindre mouvement , permettent au sang d'y stagner facilement et de donner par imbibition awtissu osseux une coloration rouge fort intense sans le rendre positivement malade. Les cadavres de cholériques en ont offert à Paris de nombreux exemples en 1832, et tout porte à croire que les os des individus qui font usage de la garance deviennent rouges par suite du même fait. Du reste, comme ils sont presque étouffés dans la substance compacte , ce n’est guère que dans leur partie spongieuse qu'on doit s'attendre à trouver ces colorations. Adhérents par leur extension aux tussus solides qui les entourent, ils tendent à rester béants quand on vient à scier l'os transversalement, et comme les veines y abondent, la phlébité comme la résorption est un des accidents les plus à craindre après les amputations dans la continuité, et d'autant plus que les os
(1) Mouv. Doct. chirurg. ; t. 2. Paris , 1879.
(2) Thèse, pag. 21.
(8) Dict. de Méd., art. Frart., et Thèse de concours , 1891.
(4) D’après M. Lisfranc, Acad. de Méd., 1827.
(5) Journal hebdomad. , 1829.
(6) Première Cent., obs. 95.
(7) Dela Chirurg:, p.256.