SURFACE DU CORPS
de comprimer sans danger et d'une manière efficace, quelques grosses artères contre les os, Mais la densité du tissu cellulaire qu'elles cachent exige une dissection de la peau beau coup plus soignée qu'ailleurs , dans les ampu= tations, ct devient un obstacle à la cicatrisation des plaies qui peuvents' y manifester.
Saillies.—Par cela seul que les dépressions qui viennent d'être mentionnées méritent de fixer l'attention, on ne peut pas se dispenser d'étudier aussi les reliefs qui les séparent. Tous ceux que constitue le corps des muscles étant de nature à augmenter ou à diminuer d'un instant à l’autre, suivant la position qu'on donne à la partie, suivant que l'organe qui les produit se trouve dans la contraction ox le relâchement, on conçoit qu'ils aient pu en im-= poser à des, esprits peu attentifs et faire croire à des tumeurs, à des maladies qui n’existaient pas. Correspondant aux portions les plus libres des aponévroses, et des compartiments qui se voient à l'intérieur de ces membranes, c’est sur eux que doivent être pratiquées les ouverturcs d'abcès profonds, et à leur partie moyenne que se montre aussi le plus souvent la suppuration. Comme ils sont renfermés dans une sorte d'étui, on conçoit qu'il faille cn choisir le point déclive, quand un dépôt s'en est emparé ct qu’on juge à propos d’en* pratiquer l'incision. Etant en quelque sorte moulés sur les os cet adaptés aux dimensions du squelette, ils se raccourcissent, se dévient ou se déforment dans les fractures ou les luxations , et peuvent ainsi servir à éclairer Je diagnostic de ces maladies. Enfin, les rapports de leur face profonde, de leurs bords ou de leur direction avec les vaisseaux, les nerfs et certaines tumeurs, pouvant servir d'indice dans une foule d'opérations, il est bon de sayoir qu'on lesfait saillir dayantage en mettant les parties dans la contraction.
Ceux qui dépendent d'organes particuliers ou du tissu graïsseux, comme la glande thy= roïde , la mamelle, la fesse, etc., étantcomme surajoutés à l'économie , forment des masses à ‘part qui ne peuvent être avantageusement étudiées qu’en traitant de la région qui les supporte. Remarquons toutefois que la souplesse dont ilsjouissent fait que leurs plaies n'ontguère plus d'inconyénients, ne sont guère plus difiiciles à traiter dans une direction que dans lautre, D'un autre côté, leur forme arrondie, leur volume, disent assez que sielles en occupent la partie supérieure , les matières, y stagneront presque nécessairement; de manière que les contre-ouvertures deviennent alors fréquemment indispensables, et que l'ouverture de leurs abcès doit toujours se faire en bas.
D'autres sont constitués par les tendons, et c'en est assez pour qu'on les ménage dans les opérations. Ge sont eux qui se montrent à l’extérieur sous l'aspect de cordes, et que Îles