‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale et topographique du corps humain, ou, Anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la médecine opératoire (volume 2)Chapitre 72 sur 87 · DU · texte numérisé non relu

DU

filles (), sur Je dos de la verge (2), derrière le tronc à travers une vertèbre (3), dans la grande lèvre (4), ou bien au.dchors , en formant un anus contre nalure. C'est même d'après ce dernier cas, que Litre (5), Callisen, etc., avaient proposé d'établir un anus arbficiel, soit dans la région iliaque, soit dans la région lombaire, soit même, comme Bell, aux dépens du cœcum dans la fosse iliaque droite (6); mais la première de ces opérations, pratiquée avec succès par Pillore de Rouen, et par M. Martland (7), aurait tout aussi bien que les autres le grave inconvénient de créer une fistule stercorale au lieu d'un véritable anus, à cause du sphincter, que rien au monde ne peutxremplacer,

Résumé.

Telles sont les nombreuses parties qui entrent dans la composition du périnée de l’'homme, el que nous pouvons examiner maintenant dans leur ordre de superposition. Les variétés d'épaisseur et de dimensions transversales qu'elles présentent trop fréquemment, sont telles que, sur vingt-lrois sujets, M. Dupuytren (8) a trouvé, pour exlrêmes, entre les tubérosités ischiatiques, deux pouces et trois pouces ct demi; entre le col de la vessie et la peau, depuis un pouce quelques lignes jusqu'à quatre pouces. J'ai, de mon côté, comparé ces mesures sur quarante cadavres. Les résultats ont été les mêmes pour l'épaisseur.

Seulement, pour l'écartement des ischions, j'ai trouvé depuis deux pouces moins un quart jusqu'à quatre pouces. -

Sur la ligne médiane et en ayant de l'anus, on rencontre : 1° la peau, présentant le raphé et d'une épaisseur assez grande ; 2 Ja couche sous - cutanée, d'un blanc rougeâtre, offrant quelquefois l'aspect d'une membrane musculeuse, assez épaisse et renfermant des veinules et des artérioles peu volumineuses; 3 le feuillet superficiel ou inférieur de l’aponévrose périréale, et l'extrémité antérieure du sphincter de l'anus; 4° les muscles bulbo-caverneux et transverse du périnée , puis les rameaux de l'artère bulbo-urétrale; 5° le bulbe de l'urètre, enveloppé dans sa tunique fibreuse , puis l'échancrure recto-bulbaire ; 6° les portions bulbeuse et membraneuse de l’urètre ; la pre-

(1) Brachet, Transact, méd., t.5, p.311, septembre 1851.

(a) Fristo, Arch.,t. 24, p. 574.

(5) Scontetten, 00. de méd. de la Moselle, 1850.

(4) Dumas , Journal de Sédillot , t. 3, p. 16.

(5) Litre, Petit, Méry, Mém. de l'Acad. des Se., 1709-10 ;

(6) Dorsey, Élém. de Ch.,t. 2; p. 469.

(7) Bullot. de Férussac, t. 8; p. 205.

(8) Thèse de concours, 1812.

BASSIN

mière ; au-dessous du feuillet profond, ou plutôt entre les deux lames de l'aponévrose périnéale, la seconde en grande partie audessus ; 7° cette aponévrose elle-même, percée par le canal excréteur de l'urine, etse conünuant avec le ligament sous-pubien ; 8e la prostate et la portion prostatique de l'urètre dans laquelle on rencontre les canaux éjaculateurs, les conduits excréteurs de la prostate et la crête urétrale. k L En partant du COCCYX pour arriver à la vessie, on rencontre : 1e la peau, assez épaisse en arrière de l'anus, très-mince et ridée autour de cette ouverture; 2 la couche celluleuse superficielle , plus épaisse près du coccyx , très-mince sur le sphincter; 3 le prolongementcoccygien du muscle sphincter externe, ce muscle lui-même ; 4° une couche cellulograisseuse assez épaisse, dans laquelle se distribucnt quelques rameaux de l'artère hémorrhoïdale externe; 5° le muscle ischio-coccygien:; 6 la paroi postérieure du rectum; 7° la cavité de cet intestin ; 8° sa paroi antérieure; 9 la couche celluleuse recto-vésicale , qui renferme le plexus veineux de la prostate, les conduits déférents, les vésicules séminales, et de la graisse sur les côtés, tandis que, sur la ligne médiane , elle est serrée ct comme aponévrotique; 10e le bord postérieur de la prostate et le bas-fond de la vessie.

Sur les côtés et en avant, nous trouvons :

lola peau , un peu plus mince que sur la ligne médiane, et le plus souvent ridée; 2°la couche sous-cutanée dans laquelle rampent les veines ct les nerfs, l’artère superficielle du périnée, et qui renferme souvent une assez grande quantité de graisse ; 3° le feuilletaponévrotique superficiel, letriangle ischio-bulbaire , les muscles ischio-caverneux, et transverse, l'artère bulbo-urétrale ; 41e corps caverneux, l'aponévrose profonde ou moyenne , renfermant dans ses lames l'artère honteuse ; 5° du üssu cellulaire et des vaisseaux ; 6° le muscle releveur de l'anus, les parties latérales du col de la vessie; 7° l'aponéyrose recto-yésicale. ,

Dans la portion anale, on voit successiyement : lo les téguments, épais et denses sur les côtés, en se rapprochant de la fesse; 2° du tissu cellulaire graisseux, lamelleux , filamenteux, en grande quantité, remplissant Loute l'excavation ischio-rectale , et dans lequel se ramifient l'artère et le nerf hémorrhoïdaux externes, ainsi que des veines assez nombreuses; 3° l’aponévrose ischio-rectale ; 4° le muscle releveur de l'anus, en dedans, le: côté du rectum et l’aponéyrose pelvienne; 5° le tronc de l'artère honteuse , accompagné du nerf et des veines du même nom, le muscle obturateur interne en dehors , et, encore l'aponévrose pelvienne se confondant en ayant ayec l'aponéyrose moyenne déjà entrevue

CAVITÉ PELVIENNE.

par Camper (1) et par Ch. Bell en 1809 (2}

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