DE LA
dont une gouttière, d'abord peu prononcée, et très-marquée tout-à-fait en bas, le sépare, en marquant l'intervalle qui existe entre les muscles soléaire et péroniers latéraux, puis entre le tendon d'Achille et le péroné. En dedans, une autre gouttière isole le mollet ou le tendon d'Achille du tibia, dans loute la longueur de la jambe. En haut se voit un espace cellulo-graisseux , ayant pour limites, en avant, le bord interne du tibia, et,.en arrière, le jumeau correspondant ; en sorte que les cautères ou fonlicules sont mieux placés là que partout ailleurs. Sa forme conique en rend la compression à l’aide, du bandage roulé, assez diflicile. La contraction des jumeaux, pendant la marche surtout, manque rarement d'en écarter les tours de bande par en bas, et fait que les bas lacés eux-mêmes, qui produiraient un étranglement par en haut si on les serrait suffisamment, se plissent presque toujours au-dessus des malléoles au point de fatiguer la peau, de l'excorier même. La masse de parties molles constituée par le mollet, amortissant la compression , fait en outre que, pour obtenir un-effet égal du bandage, dans les érysipèles phlegmoneux, par exemple, il faut couvrir de compresses convenablement gradués cette partie de la jambe. La même chose est encore nécessaire en ayant, à cause de la crête du tibia , qui, recevant ayant toute autre l'action des doloires , tend naturellement à couper la peau. Il n’est pas jusqu'à l'emploi des bandelettes qui ne réclame parfois les mêmes précautions.
A. La région antérieure:ou externe comprend l'ensemble des parties molles qui reposent sur la fosse inter-osseuse. Plus large en haut, et surtout. au milieu, où elle est convexe, qu'en bas, où elle s'arrondit et se confond ayec la face interne, cette région offre, dans l’extension seulement , diverses saillies et divers enfoncements , déterminés par la contraction des muscles.
1° La peau, généralement couverte d'un grand nombre de poils chez l'homme, d’une texture assez serrée, y jouit cependant d'une mobilité suffisante pour qu'après l'avoir enlevée dans une certaine étendue, 1l soit possible d'en réunir immédiatement les plaies. Son extensibilité n'étant pas très-grande, les abcès et autres foyers font diflicilement relief à l'exlérieur sur le deyant de la jambe. Is y restent, au contraire , en général aplatis, ainsi que les autres tumeurs sous-cutanées. Sa surface, écailleuse et plus ou moins inégale, l'expose plus à l'action des causes irritantes que si elle était lisse et polie. Aussi, les érysipèles y sont-ils très-communs.
2e La couche superficielle, disposée comme sur le dos de l’avant-bras, généralement assez épaisse, ne renferme qu'un petit nombre de veines et de filets nerveux, excepté tout-à-fait