ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE OU DES RÉGIONS
Pris dans son ensemble, le corps de l’homme, composé de tous les systèmes organiques étudiés dans la première partie de cet ouvrage, doit être sujet à la réunion des diverses maladies propres à chacun d’eux. De là le besoin de le soumettre à un examen général avant de descendre dans les détails qui concernent ses régions spéciales. Le médecin opérateur, comme le peintre, doit avant tout en connaître.la surface , les contours et les dimensions. En effet, presque toutes les lésions qui rentrent dans le domaine de la pathologie chirurgicale sont accompagnées de changements dans les formes extérieures, la plus simple inflammation aussi bien que les solutions de continuité les plus étendues, que les luxations, les fractures, les abcès les plus graves. Sans cette connaissance, le diagnostic du praticien serait donc à chaque instant en défaut, et la thérapeutique le plus souvent mal appliquée.
Poils.
Ïl n’est pas jusqu'aux poils dont le corps de l’homme est couvert qui ne méritent de fixer l’attention. Leur
abondance sur le devant du sternum , au creux de l’aisselle, à l’anus et autour des organes sexuels, explique la prédilection des insectes pour ces diverses régions. L’activité que leur racine donne à la peau est une des causes de la fréquence des boutons, des dartres, des pustules, des efflorescences qu’on y observe. Naturellement plus nombreux sur les lieux excavés, en avant surtout, ils restent en général moins apparents sur les parties convexes. Les frottements du linge ou des vêtements ont une grande part à cette disposition. On en trouve à peine sur le sommet de l'épaule, à la portion externe des cuisses, à la portion externe et postérieure du mollet. Gomme ils se collent facilement entre eux, et plus facilement encore aux substances diverses qu'on applique sur la peau, ils ne
peuvent que nuire dès que l'emploi du moindre topique,
dès que la plus légère opération devient indispensable sur le point qui en est couvert. Comme il suflit, d'un autre côté, de les rebrousser un peu quand les téguments sont enflammés, pour causer de la douleur, comme leur imterposition peut gêner le contact immédiat des compresses, de la charpie, de certains onguents, il est tout simple qu'on ait établi en règle de les raser. C'est également à cause des érysipèles, de l’irritation, des souffrances que produit leur tiraillement, qu'il convient de se conduire de la sorte, avant de recourir aux cataplasmes et aux bandelettes adhésives, avant de panser une plaie quelconque et de pratiquer les plus petites incisions. | Les plaies, une foule de phlegmasies , les opérations, les pansements étant rendus plus graves ou plus difficiles, par suite de l'abondance des poils, font que les femmes