‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 115 sur 173 · RIDES ET DÉPRESSIONS · texte numérisé non relu

RIDES ET DÉPRESSIONS

et les enfants doivent offrir sous ce rapport quelques avantages qu’on ne trouve pas chez l’homme adulte.

Rides et dépressions.

Les no mbreuses dépressions de la surface du corps, indiquant en général quelque état spécial de ses parties constituantes, ne peuvent pas être négligées sans inconvénient. Sous la forme d’étranglement ou de simple resserrement circulaire, comme au cou, au flanc, au coude, au poignet , au bas de la jambe, ces dépressions font que les bandages ne s'appliquent bien que sur leurs portions moyennes, et que les emplâtres agylutinatifs n’ont aucune prise sur la région ainsi conformée, quand il devient utile de les placer dans le sens de son axe; d’où la difficulté d'en réunir immédiatement les solutions de continuité transversales, autrement que par la suture ou la position, et le principe de donner à ses plaies, quand on y pratique des opérations, une direction longitudinale.

Sans parler des dépressions qui tiennent à l’organisation de la peau, aux mouvements des articles, et qui ont été notées ailleurs (page 10), il en existe une foule

autres qui dépendent soit de la proéminence des muscles, soit du relief de quelques organes particuliers, soit de l’absence du tissu cellulaire ou des masses charnues,

Les premières, qu'on rencontre partout, correspondant en général à des cloisons intermusculaires, indiquent’ d'abord la direction à suivre dans les incisions qui doivent pénétrer au-delà de l’aponévrose, et ensuite dans quel sens 1l faut porter le bistouri pour ouvrir une gaine

fibreuse plutôt que l’autre. Leurs rapports avec les vaisseaux en font en outre un des meilleurs guides à invoquer dans la ligature des artères. Enfin le fascia, continu à l'intersection sous-jacente, ne pouvant pas se relever, fait que leur disparition pendant une inflammation phlegmoneuse est toujours due à l’état du tissu cellulaire souscutané, et que, par cela seul qu’un abcès s’y développe, il doit être superficiel, c'est-à-dire en dehors des apontvroses. Rien n’est d’ailleurs variable comme leur forme et leur direction. Celles des digitations du grand dentelé sont obliques de haut en bas et généralement peu marquées. À l’abdomen on en remarque de transversales sur les intersections du muscle droit, puis de longitudinales en dehors. À l’aisselle, au pli du bras, à l’aine, àu jarret, sous le mollet, elles affectent encore d’autres directions , mais elles n’en représentent pas moins partout des rainures assez régulières ou des sortes de demi-lunes.

On pourrait encore diviser ce genre de dépressions en deux ordres, attendu que les unes sont parallèles à l'axe des muscles et les autres tranversalement dirigées. Leur importance relative rend même cette distinction indispensable. Les premières seules, en eflet, ont besoin d’être respectées par les incisions. Les secondes au contraire doivent être le plus souvent sacrifices à la conservation des autrés tissus.

Les dépressions amences par la saillie d’un organe particulier, n'ayant plus de rapport avec la direction des muscles, peuvent revêtir toutes sortes de formes. C'est ainsi que celle qui limite le sein inférieurement simule un étroit et profond sillen chez les vieules femmes, tan-

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