‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 121 sur 173 · COLONNE VERTÉBRALE · texte numérisé non relu

COLONNE VERTÉBRALE

une des dernières à se compléter après la naissance. Comme sa portion cylindrique, antérieure ou de station, offre une grande solidité dès le principe, c'est habituellement en arrière, dans le sens de ses arcs protecteurs, qui ne se ferment qu’assez tard, que se montrent les tumeurs venant de son canal. Que le tube membraneux où se développe la moelle vienne en effet à se remplir de sérosité, à se laisser distendre par le fluide, et les lames ou les épines vertébrales ne se compiléteront point. Elles pourront même disparaître si la distension augmente après la formation de leur cartilage temporaire. C’est ainsi que le canal rachidien se réduit à une simple rigole, soit dans une de ses parties, soit dans toute sa longueur, chez un certain nombre de fœtus, et que se produit le spina bifida, quand l'ouverture reste très-circonscrite ou positivement séparée du crâne. On conçoit aussi que le tissu cellulaire adipeux qui reste en dehors de la dure-mère, devenant le siége primitif de tumeurs lobulées, soit graisseuses, soit hydatoïdes , puisse en imposer pour cette dernière affeclion, et inspirer des craintes mal fondées, empêcher de pratiquer une opération sans danger, ou tromper dans un autre sens en faisant croire qu'on guérit facilement le spina bifida par la ponction, lincision ou l’extirpation de la tumeur , ainsi que la chose paraît être arrivée plusieurs fois. La plupart des difformités congénitales, et nombre de maladies du fœtus, doivent bien encore leur existence ou leurs caractères principaux à la manière dont le tronc se développe pendant la vie intra-utérine ; mais comme elles portent presque toutes sur quelquesuns de ses fragments en particulier, ce serait s’exposer à d’inutiles répétitions que d’en parler ici,

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