‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 125 sur 173 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Sorte de pyramide, dont le menton représente la pointe ou le sommet , la face, comme appuyée sur le devant des premières vertèbres et appendue à la moitié antérieure du crâne, qu'une ligne tirée de l’échancrure sus-orbitaire à l’apophyse mastoïde en séparerait, diffère du visage ou de la figure en ce qu’elle ne comprend point le front. Les cavités qu’elle présente et les organes précieux qu’elle renferme demandent, quoique sa base ne soit pas libre, qu’on la divise en un biën plus grand nombre de fragments que le crâne , et qu'on en examine séparément les régions parotidienne, nasale, orbitaire, zygomato-maxillaire, massétérine, génale, mentonnière, labiale, buccale et pharyngienne, avant de la soumettre à aucune considération générale.

Ant. I. — Région nasale.

Deux choses sont à considérer dans la région nasale : le nez et les narines.

S1.—Wez.

Situé entre le front, les lèvres, l’orbite et les pommettes, le nez, partie la plus saillante du visage, est placé de telle sorte, que son lobule regarde ordinairement un

peu de côté, à droite par exemple. Béclard attribue cette déviation à l'habitude de se moucher; mais j'ai vu des sujets qui se mouchaient de la main droite, l'avoir à gauche. C’est à sa proéminence que le nez doit d’être sisouvent atteint dans les chutes, les coups, les rixes de toute espèce, d’avoir été si fréquemment coupé d’un coup de dent, ou abattu d’un coup de sabre, et c’est à son importance pour la régularité des formes qu'on est redevable des procédés nombreux de la rhinoplastique.

A.— [La peau, assez épaisse entre les sourcils et mémé dans le reste de la région, est peu extensible sur le premier point, où elle est quelquefois recouverte de poils. Ses nombreux follicules sébacés font qu'elle se couvre promptement d’un enduit graisseux, surtout au lobule et dans le sillon latéral. Chez certains sujets, on fait aisément sortir la matière de ses crypies squs forme de petits filaments. Plus concrète encore, cette matière reste dans les lollicules, et forme souvent des tannes qui atteignent rarement un volume ‘considérable.

B: — La couche celluleuse, mince , dense et serrée, ne renferme point de vésicules adipeuses sur le corps du nez. Plus épaisse, plus lâche, elle en contient de trèsfines à la racine de’éct organe; ce qui fait que, dans le premier point, les produits pathologiques restent petits, aplatis et circonscrits , que rarement 1l s’y forme des abcès, et que l’inflammation y est presque toujours érysipélateuse ; tandis que, dans le second, des phénomènes contraires peuvent avoir lieu. Remarquons toutelois que l'épaisseur plus grande de toutes les couches organisées, dans ce sens, est fort utile quand il s’agit de former un

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