‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 126 sur 173 · DU NEZ · texte numérisé non relu

DU NEZ

nez artificiel aux dépens de la peau du front. La densité, l’adhérence des tégumenis et de leur doublure, empêchant tout écartement des plaies simples, dès-lors très-facile à traiter par les moyens ordinaires, font que, avec perte de substance, ces plaies ne se cicatrisent que lentement et par la formation d’un tissu nouveau,

C.— Les muscles sont, au milieu et en haut, le pyramidal, en travers et sur les côtés, le transversal, croisé par l'élévateur commun. Le myrtiforme appartient encore à cette région; mais il peut tout aussi bien être rangé parmi ceux de la région labiale. Les trois premiers semblent se confondre dans l’aponévrose nasale, On doit se rappeler la direction de leurs fibres, pour ne pas les diviser sans nécessité, lorsqu'on est obligé de pratiquer des incisions sur eux.

D. — Les artères du nez sont grosses et nombreuses, eu égard au volume de l'organe. On remarque à sa racine le rameau nasal de hé hshaaierie , Qui s’anastomose avec la faciale. Son dos reçoit les branches de cette dernière , qui donne en outre quelques rameaux à la cloison et aux aïles. Des filets de la coronaire labiale et quelques ramuscules de la sous-orbitaire viennent aussi s’y rendre, Enfin on rencontre dans le lobule lethmoiïdale, venant de l'intérieur du nez. Cest à cause de la richesse de ce système circulatoire que le nez est habituellement coloré chez quelques personnes,

E. — Les veines allant presque toutes. se rendre dans l’angulaire, qui reçoit aussi les préparates, expliquent les succès que les anciens disent aÿoir obtenus de la phlébotomie pratiquée dans ce point, à l’occasion de certaines

maladies de là saillie nasale et du crâne. Leurs capillaires abondants , étant renfermés dans la couche sous-cutanée, qui est dense, font que la circulation n’est pas très-libre dans le nez, particularité qui concourt peut-être plus à la production de la teinte rouge du lobule, chez quelques sujets, que l’action artérielle.

F.-—Les vaisseaux lymphatiques suivent le trajet des artères, et viennent principalement se rendre dans les ganglions sous-maxillaires ; d’où le gonflement de ces derniers dans quelques affections du nez.

G. — Les nerfs viennent de l’ophthalmique de Willis et du maxillaire supérieur. Ge sont, 1° en haut, un filet de terminaison du nasal interne , et un autre rameau du nasal externe fourni par le frontal ; 2° sur les côtés, les nombreuses branches données par le sous-orbitaire; 3° sur le dos et dans le lobule, le filet ethmoïdal du nasal de l’ophthalmique, qui a traversé les narines. Leur nombre explique suffisamment la vive sensibilité du nez, les accidents sympathiques que peuvent produire ses inflammations, et les violentes douleurs qui les accompagnent assez souvent, phénomènes encore aggravés par la disposition serrée des tissus.

“H. — Os. Les rapports de l’apophyse nasale avec les voies lacrymales, son articulation avec le frontal et les os du nez, la disposition de ces derniers relativement au crâne et aux narines, rendent raison des troubles cérébraux, des maladies de l’orbite, du sac lacrymal, etc. , que produisent quelquefois les fractures, les exostoses , ou autres affections de la saillie nasale. Étant assez épais et très-courts , ces os ne peuvent être fracturés que par cause

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