‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 127 sur 173 · DU NEZ · texte numérisé non relu

DU NEZ

directe. Aussi la force capable de les briser rend-elle la blessure plus grave par la lésion des parties molles que par la fracture elle-même. Du reste, n'étant pas soutenus dans les fosses nasales, on conçoit qu’une fois rompus ils se déplacent aisément, et que, si on ne prend pas les précautions convenables, il peut en résulter une difformité désagréable, de la gêne pour respirer, des changements dans la parole et dans l’oifaction. Ils sont d’ailleurs plus ou moins relevés, plus ou moins longs, plus ou moins épais; ce qui en rend les fractures plus aisées ou plus difficiles, et donne lieu surtout aux diverses formes du nez.

LI. — Les cartilages triangulaires ; ceux du pourtour des narines et des aïles, puis le bord antérieur de la cloison, appartiennent au nez en entier. Celui de la cloison est encadré entre les autres de telle sorte qu’à la rigueur il serait possible d’en extraire une partie, comme le remarque Bichat et comme paraît l'avoir fait M. Rigal', si elle était malade, sans pénétrer dans les fosses nasales. Il suflirait pour cela d’inciser le lobule avec la cloison sur la ligne médiane, et d’écarter ensuite la branche interne de cha- ‘que cartilage de l'aile. La cloison devient aussi quelquefois, par suite de cette disposition, le siége de petits abcès qui font relief de chaque côté et qu’on doit ouvrir de bonne dheure de la même façon pour éviter qu'ils ne s'ouvrent d'eux-mêmes vers l’intérieur du nez. C’est à l’endroit où ces derniers cartilages s’unissent au cartilage latéral que se voit la dépression la plus remarquable qu’il y ait sur le nez. Le nerf naso-lobaire sort entre le bord inférieur

Page 1