SOURCILS
l’arcade osseuse. Nous y reviendrons en examinant chacune de ces parties.
B. — Le tissu cellulaire sous-cutané , formant une couche filamenteuse , dense, assez épaisse, dans laquelle on rencontre des cellules adipeuses, offre à peu près les mêmes caractères au sourcil que sous le cuir chevelu en général ; on doit donc y appliquer les mêmes considérations chirurgicales.
G.—Muscles. Les anses supérieures de l’orbiculaire des paupières suivent la même direction que l’arcade. La portion inférieure du frontal descend perpendiculairement derrière le précédent. On voit en dedans une partie du pyramidal du nez, puis le sourcilier. Ce dernier, le plus important de tous et le seul intrinsèque, remonte obliquement en dehors et en haut, entre lefrontal et le naso-palpébral, pour se terminer à la peau. Le tissu cellulaire qui les sépare étant lâche et lamelleux, fait qu’à la suite des plaies, le pus glisse et s’infiltre fréquemment du côté des paupières. Aussi convient-il alors de ne pas réunir immédiatement , si la suppuralion est imminente, et d'évacuer la matière dès qu’il y en a de formée. Si la division est horizontale, sa lèvre inférieure, entraînée par le muscle palpébral, descend très-facilement au-dessous de l’arcade orbitaire, tandis que l’autre s’en éloigne de plus en plus, retirée qu’elle est par le muscle frontal. Cest ce que favo-. risent encore tous les bandages qui ne portent que sur le front. Aussi le meilleur moyen de prévenir de nombreux accidents consiste-t-il en pareil cas, à repousser la tolalité du sourcil de bas en haut avec des compresses gra-
düéés où des tampons de charpie , maintenus par ün monocle ou quelques tours de bandes.
D, — Les artères de l’arcade sourcilière ne lui étant pas propres, ne font, pour la plupart, que la traverser. Ce sont, en dehors , quelques filets de la branche temporale antérieure ; au tiers-interrne, des rameaux de la sus-orbitaire, dont le tronc remonte entre les muscles frontal et sourcilier; en dedans, de petites branches de la nasale. En conséquence, une plaie située à un pouce au-dessus et en dehors du tendon de l’orbiculaire, pourrait donner lieu à une hémorrhagie assez abondante. Dans ce cas, si la division de l'artère avait lieu entre les muscles, la ligature en serait facilement pratiquée, à cause de la disposition lamelleuse et de la texture peu serrée du tissu cellulaire. Au-dessus du sourcilier, au contraire, il vaudrait mieux comprimer, attendu qu'il serait difficile de pincer le vaisseau dans la couche sous-cutanée.
E. — Les veines superficielles n'offrent rien de particulier. Les autres suivent la direction des artères. La préparate, qui recoit presque toutes les premières, descend de chaque côté du nez, où elle prend bientôt le nom d’angulaire.
F.—Des vaisseaux {ymphatiques, les uns suivent les vaisseaux sanguins de la face, et tombent dans les ganglions sous-maxillaires , tandis que ceux de la portion externe se dirigent vers ie devant de l’oreille. Aussi les maladies de la tête et du sourcil déterminent-elles le sonflement des ganglions placés sous la mâchoire ; tañdis que ceux de la région parotdienne sont affectés dans les maladies de la moitié externe de l’arcade sourecilière,