ISTHME DU GOSIER
allongement, sans être très-considérable, ilpeut gêner beaucoup, et produire une toux incommode, par l’irritation qu'il entretient dans le gosier en titillant la langue, au point de faire croire à l’existence de la phthisie pulmomaire, et que plusieurs praticiens : ont cité des guérisons de cette dernière maladie obtenues par l’excision de la luette. Du reste, on peut en enlever la plus grande partie Sans inconvénient ; sa destruction par les ulcères syphilitiques en donne chaque jour la preuve. Plusieurs fois on à cru l'avoir réséquée jusqu’à sa racine; Mais comme on n’emporte réellement que ce qui est au-dessous du muscle palato-staphylin, le dégorgement permet ensuite aux tissus de reprendre leur position respective. Paraissant alors presque aussi longue que dans l’état naturel, quelques chirurgiens ont pu penser qu’elle s’était régénérée, Toutefois le poiat d'appui qu’elle donne au voile du palais, contre la paroi pharyngienne, et le rôle qu'elle joue dans le chant font qu’on ne l’enlèverait point sans exposer les matières qui reviennent de l'estomac à s'engager dans les fosses nasales, et la voix à s’altérer plüs ou moins.
… D. Piliers. — Sur chaque côté de la luette, on voit un arc qui, en se bifurquant, donne naissance aux piliers du palais, et constitue ainsi les parties latérales de l'isthme
| pharyngien. La branche ou le pilier antérieur de cet arc
renferme le muscle glosso-pharyngien, et vient se perdre sur les côtés de la langue. La postérieure ou le pilier pos-
térieur, qui contient le muscle pharyngo-staphylin, se
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3 Physick, Dorsey, Elem. of Surg., vol, 1, p, 421,