‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 145 sur 173 · D RE · texte numérisé non relu

D RE

plancher des fosses nasales, s'engage sans difficulté. Sui-. vant alors la gouttière qu’il représente, jeu haut,on entre directement dans la trompe, pourvu qu’on ait l'at-" tention de ne pas aller au-delà du pilier charnu. Le repli

membraneux qui enveloppe le cornet inférieur, allant en” général se perdre dans la paroi supérieure du conduit guts tural de l'oreille , rend l'opération extrêmement facile. Au reste, ce conduit étant dirigé en dehors, en arrière et légèrement en haut, fait que, pour y pénétrer, soit dans ‘ le but d’en détruire les obstructions , Soit pour y injecter”

Eh hp

des médicaments, les instruments ne doivent présenter

qu'une très-légère courbure, comme ceux de M. Gairal' par exemple. Il est même à remarquer que le bec de tous“ les cathéters courbes ‘est incapable de s’y engager au

1 Mém, à l’ Acad, de méd. 1836.

RÉGION PHARYNGIENNE. 363

dela de quelques lignes sans archonter, avec plus. ou moins de force, contre l’une de ses parois ; que les sondes flexibles, conduites avec un mandrin métallique retiré aussitôt, sont réellement les seules qu’on puisse y porter avec aÿantage et sans danger”. |

Le pilier postérieur du voile du palais forme une seconde colonne qui descend en arrière et en dehors , dans la paroi latérale du pharynx. Plus bas, cette paroi se rétrécit graduellement , et ne présente plus rien d’intéressant à noter. Correspondant à la région parotidienne, elle est côtoyée par l'artère carotide primitive en bas; un peu plus haut, par les deux branches qui terminent ce tronc; plus haut encore, par la carotide interne ; et dans toute sa longueur, par Ja veine jugulaire qui, collée à laface externe des artères, se place tout-à-faiten arrière, en restant un peu en dehors, avant de plonger dans le trou déchiré postérieur ; par le nerf glosso-pharyngien, qui vient en partie s’y perdre; par le ganglion cervical supérieur , ses nombreux filets et la huitième paire, qui sont derrière etentre les vaisseaux, ainsi que parle nerf spinal , dans sa partie supérieure seulement ; enfin, par le grand hypoglosse , et d’une manière plus éloignée , par l’'apophyse styloïde , son bouquet musculaire, la glande parotide, et l'artère carotide externe. HI suffit d'indiquer de tels rapports pour faire sentir le danger, la gravité des blessures de ce côté, surtout de celles que peuvent produire les balles et les instruments Piquants ou tranchants, pour obliger le chirurgien à la

à RSR

{ Deleau, Mémoires sur les maladies de l'Oreille, de 1826 à 1831.

plus grande circonspection, lorsqu’ il) veut y pratiquer quelques opérations.

$ 4. —L’extrémuité supérieure du pharynx n’est fran que par sa paroi postérieure, qui se recourbe fortement en avant, pour se continuer avec celle des narines. La membrane muqueuse y es plus molle, plus épaisse et plus rouge encore que dans le reste de l’organe. Le muscle constricteur supérieur s’attachant très-près du sphénoïde, sur l’apophyse basilaire, éloigné de plus d’un pouce: du trou occipital par la masse charnue dés muscles droits antérieurs de la tête, fait que le voile du palais, en se rele vant, ne tarde pas à se trouver en contact avec la voûte du pharynx, qui l’aide ainsi à fermer l'ouverture des fosses nasales , lors de la déglutition, du vomissement, etc. Le squelette qu'on trouve au-dessus des parties molles appartient à la base du crâne, et se compose de l’apophyse basilaire , puis d’une partie des sutures occipito-pétrées. L'os principal étant très-épais, fait que l’encéphale se trouve ici suffisamment protégé. La vaslcularité de ces os explique la prédilection des polypes vivaces, des sarcomes sanguins, des tumeurs fibreuses , pour la voûte du pharynx. Les fongosités cancéreuses de la dure-mère et les végétations syphilitiques que j'ai observées deux fois vis-à-vis du trou déchiré antérieur, sont moins faciles à comprendre.

Comme entre l’occipital et l’arc antérieur de l’atlas il existe un espace assez considérable qui n’est rempli que par des ligaments, un instrument vulnérant, porté obliquement en haut et en arrière par la bouche, pourrait, sans grande difficulté, pénétrer dans le canal rachidien, ou dans le crâne, et diviser la moelle allongée.

DE LA JOUE. 369 $ 5. —L’extrémité inférieure du pharynx se rétrécit considérablement en se continuant avec l’œsophage, au niveau du cartilage cricoïde. C’est à cause de son étroitesse que les corps étrangers d’un certain volume s’y arrêtent le plus souvent. Il faut remarquer que les tissus constituants du pharynx changent i ici de caractère. La membrane interne, rouge et remplie de follicules dans la cavité que nous venons d'examiner, y devient tout-à-coup pâle et presque lisse. On pourrait trouver peut-être dans cette différence de structure la raison pour laquelle, dans la diphtérite, la membrane accidentelle cesse brusquement à l'entrée de l’œsophage, chez la plupart des sujets. Les fibres de la couche charnue; qui étaient transversales, y prennent subitement une direction perpendiculaire, et le canal pharyngien se distingue alors tout-à-fait du larynx.

ART, VIT. = DE LA JouE.

La joue , limitée par les régions parotidienne, orbitaire, nasale, labiale et mentonnière , comprend les saillies massétérine et zYgomalique , les excavations sénienne et canine,

$ 1. — Région zygomatique.

‘Cette région comprend toutes les parties qui composent la pommette, saillie plus ou moins aiguë ou arrondie ; plus ou moins marquée, suivant les peuples, l’âge, le sexe et les individus, et qui influe beaucoup sur l’expression des traits de la face. En dedans et au-dessous on observe, chez beauçoup de sujets, une rainure oblique, qui

s'étend du grand angle de l'œil à la région génienne’, et qui sépare la fosse canine de la pommette. C'est le sillon naso-jugal, que M. Jadelot nomme trait oculo-zygomatique, et qu'il regarde comme le signe indicateur des maladies du système cérébro- -spinal chez les enfants. Un autre sillon, oblique dans le rnême sens, s'étend de l’ aile dut nez à l'angle des lèvres. C’est la rainure naso-labiale qui sépare la région labiale de celle que nous examinons, el qui est plus constante que la précédente. M. Jadelot ‘ rapporte ce trait, qu’il appelle nasal, aux affections des organes abdominaux.

A. — La peau de la pommette est lisse, Be. et plus colorée que sur le reste de la face» C'est là que larougeur fébrile se montre dans les: phlegmasies pulmonaires, que la teinte jaune ou terreuse se prononce dans les maladies du foie et les suppurations internes. En bas et en dehors, mais chez l’homme seulement;elle est recouverte de quelques poils. |

B. —— Le tissu cellulo-graisseux forme une couche plus ou moins épaisse , suivant qu'il correspond-aux muscles on à leurs‘interstices. Sur la pommette, où il est dense et fillamenteux, la peau est tellement adhérente que dans les opérations il importe de la ménager autant que possible. Ne cédant que peu à l’action des moyens unissants, il ne permettrait pas aux plaies de se réunir par première intention.

En dedans et en'bas, la couche coluilinsse est mince,

ee — — = . LIL

# Underwood, Malad, des Enfants ; traduit par EF, Desalle, Paris, 1824,

Page 1