REMARQUES GÉNÉRABES SUR LA FACE
calés avec les os carrés, l'os unguis , l’ethmoïde, le palatin ou les apophyses ptérygoides et l'os jugal, montre qu'il est à peu près impossible de les enlever en entier sur l'homme vivant sans détruire une partie des autres, tandis que l’ablation de leur corps, de leur portion sous-orbitaire , déjà eflectuée par Dupuytren', Beauchêne?, MM. Gensoul”, Lizars 4, Rogers*, IL. A. Stevens®, Syme?, Lafont®, Fergusson ? , moi-même ‘° ,et, si j'en crois le Dictionnaire de Rust, dès l’année 1793, par Fischer, puis par Mursinna, en 1799, n’est réellement ni très-difficile ni trèsdangereuse.
La mâchoire inférieure doit à son coude postérieur de pouvoir se luxer en avant, non pas , comme on le dit, par suite du point d'appui que trouvent ses angles sur la porion cervicale du rachis, mais bien à cause de l’inclinaison de ses condyles dans le sens de la fosse zygomatique. Aussi sa rectitude, aux deux extrêmes de la vie, rend-elle alors cette espèce de luxation à peu près impossible, Le nerf volumineux qui la parcourt donne la raison des douleurs que causent ses fractures entre les dents canines et l’apo-
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1 Roche et Sanson, Pathol. méd. ch., t. 3, p. 307.
2 Piedagnel, Jour. hebd., t. 2, p, 43, 1831.
8 Lettre chirurg., etc. Paris, 1833.
L The Lancet., 1830.
5 N. Y. Med, and. Phys, Journ., vol. 3,
5 Communicat, privée, 1830.
7? The Lancet., 1829.
8 Journal hebd, de Méd. et de Chir,, 1832.
? Dict. de Ch. de Rust, t. 6, art. rxcis10w.
19 Lancette fr., t. 2, p. 21, etc. Thèse de Paris, 1829
physe coronoïde, et des souffrances momdres éprouvées par les malades quand on n’en excise que la portion comprise entre les trous mentoniers. Sa courbure en parabole ou en fer à cheval, et l'angle formé par ses branches, font que les coups portés sur le menton la brisent rarement, surtout en avant. Ce serait aller trop loin cependant que de dire, avec Boyer', M. Richerand°, etc., que sa fracture ne se fait jamais sur la symphyse. Un exemple s’en est présenté à moi en septembre 1832 , à la Pitié. Dorsey ?, Béclard, Dupuytren, MM. Berard, Houzelot l'on également observée. La présence d’une plaque osseuse , d’une sorte d'os sésamoïde, observée quelquefois au-devant du . menton, pouvant en imposer sur ce point, ne doit pas être oubliée. Comme cet os est de plus en plus faible à mesure qu’on se reporte en arrière, il est tout simple que les forces qui agissent sur ses angles en produisent plutôt la rupture aux environs de son coude qu’à sa partie moyenne. Tirées en dedans par les muscles ptérygoidiens, en haut par le temporal et le masséter ;, ses fractures ne sont sujettes à déplacement ni au menton, ni en arrière, ni même dans le reste de son corps, si elles sont obliques d'avant en arrière et de bas en haut. On peut consulter sur ce point l'excellente dissertation de M. Houzelot.
Il faudrait aussi, quand on parle de la face, ne jamais.
4 Maladies chirurg. et opérat., t. 3, p. 123.
2 Maladie des Os, art. Fract. de la mâch., etc. 3 Elem. of Surg., t. 1, p. 139.
h Houzelot, Thèse, n° 127. Paris, 1827.
5 Journ. des Progr., t. 7, p. 187.
REMARQUES GÉNÉRALES SUR LA FACE. 13 perdre de vue les nombreuses anomalies auxquelles elle est sujette dans toutes ses régions. Le muscle droit externe surnuméraire observé dans l'orbite, par exemple", est une cause de strabisme à noter. Le canal nasal, divisé par une bride*, génerait évidemment le cathétérisme du syphonlacrymal. La mâchoire inférieure, que les Arabes” savaient déjà amputer, ne permet pas non plus le moindre oubli, en ce qui la concerne, depuis que Dupuytren a tracé , parmi nous, les règles de son ablation.
1 Zagorsky, Mém. de Saint-Pétersb., t. 7, p. 396. 2 Robert, Journ. des Progr., t. 7, p. 190.
3 Albucasis, Rhazès, lib, 28, p. 329, éd, 1509.
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