‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 164 sur 173 · LES · texte numérisé non relu

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‘moyenne, entre le muscle sterno-hyoïdien et la trachée.

par l’intermède d’un tissu cellulaire assez souple, entre les muscles sterno-hyoïdiens sur le devant de la trachée, il atteint ainsi l’espace sous-thyroïdien, et forme la voie de communication entre la région sous-hyoïdienne et l’écartement antérieur du médiastin. Quoique rares, ses dégénérescences sont possibles , cependant. M. Cooper en cite un exemple. La tumeur, saillante au-dessus du sternum, aurait pu donner l'idée d’un anévrisme, et la jeune fille mourut sufloquée en peu de temps. Arrêté par le sternum en avant, ne pouvant s'épanouir qu'avec peine sur les côtés en sortant de la poitrine, à cause de la résistance plus grande du fascia dans ce sens, le thymus, ou toute autre tumeur partie du même point, ne peut s’accroitre sans réagir sur l'aorte et ses principales branches en bas, sur la trachée et la veine sous-clavière gauche supérieurement; d'où une mort presque inévitable. J'ajouterai, au surplus, que la force moindre de l’aponévrose derrière l’échancrure sternale et dans la moitié postérieure de l’ouverture pectorale , lui donne en quelque sorte la forme d’un triangle à base externe et antérieure, ou la réduit à une espèce de bride dans sa partie

Aussi est-ce en arrière, sur les côtés, et sur la ligne médiane en avant, que les produits pathologiques se montrent le plus souvent quand ils viennent au cou de la poitrine,

ou réciproquement.

Arr. V. — Parois de la cavité thoracique.

Débarrassé des viscères, le thorax présente quatre pa-

PAROIS DE LA CAVITÉ THORàCIQUE. 613

rois à l’intérieur comme à l'extérieur. Sa région anté-

rieure , formant une courbe dont la concavité regarde en

arrière et en bas, s’allonge plus que toutes les autres vers

la puberté, parce que le sternum prend un développe-

ment rapide à cet âge. Sa paroi postérieure est beaucoup

plus longue, et plus encore, proportion gardée, dans l’en-

fance que dans l’âge adulte. La colonne vertébrale, étant

déjà très-longue à la naissance, tandis que le sternum est au contraire très-court, fait que l'abdomen paraît alors avoir des dimensions considérables en avant, tandis qu'en … arrière 11 se trouve à peu près dans les mêmes rapports qu'il aura toujours avec Ja poitrine. Cette paroi, concave et non pas simplement inclinée en arrière, est constituée 1° par le corps des vertèbres dorsales, formant une sorte de crête mousse qui représente réellement la partie postérieure de la cloison médiastine ; 2° par la portion coudée des côtes, offrant, sur les parties latérales, les deux gouttières où sont principalement logés les poumons. Chez les enfants très-jeunes, le corps des vertèbres semble déjeté en arrière, parce que Île talon des côtes n’est pas encore formé. En pareil cas, les poumons, moins libres, gênés dans leurs fonctions, sont plus disposés aux maladies chroniques. La poitrine paraît rétrécie. Les épaules proéminent en arrière, et le sternum en avant. Le cœur se meut

plus librement, en raison de l'agrandissement des diamètres antéro-postérieurs de la cavité.

La paroi latérale du thorax, la plus longue de toutes en arrière, concave transversalement et d’une ma-

L2 L L2 Ç , &" nière régulière, l’est aussi de haut en bas, chez beaucoup de sujets, entre autres chez les femmes qui ont l’ha-

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bitude de se serrer fortement la taille avec des corsets.

La différence de courbure et.de longueur des parois thoraciques fait que la base et le sommet de cette cavité sont inclinés en sens inverse, Son ouverture supérieure s’abaissant, tandis que l'inférieure s'élève , comme aux détroits du bassin, fait qu'une ligne, portée perpéndiculairement dans le centre de ia première , tombe-

. ait sur le bas de la colonne dorsale , au lieu que, par le & centre de la seconde, elle viendrait se terminer sur le « corps des premières vertèbres dn dos. L’axe vertical de

la poitrine est en conséquence oblique de haut en bas, de derrière en devant, et même de gauche à droite, à cause de la courbure latérale du milieu de la colonne dorsale. Quant aux dimensions transversales, elles augmentent d'une manière prompte et graduelle jusqu’à la septième côte. En descendant ensuite, elles s’agrandissent encore, mais légèrement, Chez quelques personnes, elles restent ce qu'elles étaient plus haut, Quelquefois même elles se raccourcissent d’une manière très-prononcée.

La plèvre étant doublée d’une couche celluleuse, plus dense vis-b-vis des côtes, plus souple dans l'intervalle,

e à e oi e se continue ainsi avec la couche sous-cutanée. Aussi n’est-

: il pas rare de la voir se perforer vis-à-vis des cavernes pul-

monaires, chez les phihisiques, et permettre au pus de s épancher sous la peau, ainsi que M. Bérard aîné m'en a communiqué un exemple, que j'en ai vu un autre en 1 829 à l'hôpital Saint-Antoine, que j'en ai rencontré un troisième à la Pitié en 1831, et trois autres depuis. La communication de ces abcès avec l'organe respiratoire leur à donné d’ailleurs un caractère particulier; c’est

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