‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 54 sur 173 · LXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXVIII INTRODUCTION

sement dœ fascia transversalis. M. Thomson dit n’avoir jamais rencontré la rupture de cette membrane.

Ces hernies, ne se traduisant point à l’exttrieur, même sur le cadavre, ne donnent aux doigts que la sensation d’une crépitation, d’un gargouillement , quand on déprime les téguments vers le canal crural.

Ïl arrive quelquefois que, sans avoir franchi l’entonnoir, la hernie en distend toute la paroi antérieure. Alors, on trouve dans l’aine une tumeur plus sensible au toucher qu’à l'œil, arrondie, surmontée de ganglions inguinaux, dont la limite supérieure correspond exactement au ligament de Poupart, le bord externe au bord interne de la saillie des muscles iliaque et psoas, et le bord inf. rieur au bord interne du muscle couturier.

Si, dans ces cas, on enlève successivement la peau, les diverses lames du fascia sous-cutané, le ligament de Poupart et la portion iliaque du fascia lata, on voit que la forme de la tumeur n’a nullement changé ; que la dépression , limitant son bord supérieur, persiste et provient de la bandelette ilio-pubienne qui, ne cédant pas aussi facilement que le reste, en bride le col. L'influence de cette bandelette devient encore plus manifeste , si on comprime les parois abdominales, afin de faire saillir la tumeur en

y poussant les viscères.

Dans cette seconde forme de hernie crurale , on trouve, comme dans la première, que le col de la tumeur s'étend jusqu’à la cloison intervasculaire, et quelquefois jusqu'à l'angle externe de l'entonnoir. M. Thomson a même trouvé des cas où la partie supérieure de la cloison

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