INTRODUCTION. XCV
de la ligne médiane. Les extrémités antérieures des deux muscles, en se fixant sur l'os, s’entrelacent avec les extrémités périnéales du dartos, et, s’entredigitant avec les attaches fibreuses de la lame profonde du fascia superficiel de la cuisse, elles forment avec les bourses une lame continue, Les fibres couchées sur le muscle fessier s’entrelacent, dans leur trajet vers le coccyx etle sacrum, avec les fibres du fascia lata, de manière qu’elles contribuent à la formation de cette lame. Le bord interne de ce muscle n’est séparé de la membrane muqueuseque par une couche mince des fibres longitudinales du rectum. Ilest maintenu dans sa position horizontale par le mécanisme suivant. En descendant, les fibres longitudinales du rectum passent entre ses faisceaux et s’entrelacent avec eux, puis se recourbent, en dehors, dans toutes les directions, pour aller se fixer sur le détroit inférieur du petit bassin, en complétant la couche profonde du fascia sous-cutanée. Ii ne faut pas oublier que les fibres les plus externes, relativement à la marge anale, se fixent définitivement le plus près de la ligne transverse du périnée, en avant comme en arrière. Les fibres qui touchent immédiatement l’anus se rencontrent, par conséquent, sous un angle très-aigu , avant de s’entrecroiser. De là, l’idée que le sphincter se prolonge dans le dartos même. Îl suit des arrangements que ‘nous avons indiqués, que ces muscles ne sauraient agir sur l’anus ou le résidu fécal que par leur bord interne ; il suit aussi de leurs rapports avec les fibres longitudinales du rectum que ces dernières sont les véritables muscles antagonistes des sphincters cutanés.
XGVI INTRODUCTION.
$ 7. — Sphincter profond de l’anus.
Après avoir soulevé le fascia sous-cutané profond du périnée, on trouve, de chaque côté du rectum, une série de faisceaux charnus, placés les uns au-dessus des autres, et constituant, par leur ensemble, un sphincter haut de six à neuf lignes, épais de deux à trois lignes. Ces faisceaux, arrivés à la ligne médiane, en avanteten arrière de l'intestin, s’entrelacent et changent de côté. Par une espèce de demitorsion de haut en bas et de dedans en dehors, ils finissent pars’épanouir en un plan horizontal, de manière à ce queles inférieurs deviennent postérieurs, et les supérieurs antérieurs, en avant et en arrière du rectum. Ordinairement charnus jusqu’à la ligne médiane, jusque près de leurs attaches osseuses chez les sujets bien musclés, ces faisceaux sonttendineux, au contraire, avant d'arriver à cette ligne, chez les sujets maigres et épuisés; alors ils constituent, par leur entrecroisement, un raphé fibreux moyen, et, par leur entrecroisement et leur superposition, une lame fibreuse moyenne d'une forme triangulaire en avant ; lame que j’ai décrite sous le nom de plaque fibro-cartilagineuse rectobulbeuse, formant le point de départ ou de réunion de tous les muscles, ou des aponévroses du périnée et de l’urèthre. Lorsque les fibres charnues s'étendent au-delà de la ligne médiane, une pareille plaque ne saurait exister ; de manière que j'ai pris ici l’exception pour la règle. En avant de l’anus, ces fibres s’aitachent sur la lèvre interne de l’arcade pubienne. Là, elles se dédoublent pour former une gaîne aux vaisseaux et aux nerfs.
Dans sa moitié postérieure, c’est-à-dire jusqu'au niveau