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devient tissu musculaire ou tissu fibreux , selon que la fibrine s’y dépose ou s’en échappe. Îl est dès-lors tout simple que la grande multiplicité d'action dans les muscles em amène l'hypertrophie; tandis que leur repos ou leur compression prolongée les amaigrit. Si donc une toile habituellement fibreuse devient accidentellement le siége d’une nutrition très-active, on peut s'attendre à lui voir prendre les caractères du tissu charnu. C’est ce qui a lieu dans les dartos, dans l'utérus autour de certaines tumeurs. Le contraire surviendra pour peu que l’imbibition et la circulation soient empêchées dans les faisceaux musculaires ; aussi le muscle crémastère est-il assez souvent - réduit à sa trame fibreuse dans les hernies, dans les hydrocèles anciennes, au lieu d’être plus épais ou plus franchement charnu, comme on le croit généralement et comme la chose arrive en effet quelquefois. Les tumeurs, toute compression, tout travail pathologique examiné dans l'épaisseur des plans ou des organes fibro-musculaires, donneront naissance aux mêmes phénomènes.
Arr. VI. — Atlaches.
M. Thomson est allé trop loin, 1l me semble, en soutenant que le système fibro-musculaire ne se fixe nulle part à la peau, qu'il s'attache partout aux 08, qu'il n'existe aucun muscle cutané.
En suivant certains faisceaux, certains filaments du fascia sous-cutané superficiel, je me suis convaincu, en! présence de M. Thomson lui-même, qu’ils arrivent quelquefois jusqu’à la face interne de la peau, et que là il
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est à peu près impossible de les séparer du derme sans les couper ou les déchirer. C’est une disposition que j'ai constatée sur les membres et au crâne, comme sur les dit- {rentes régions du tronc. La ligne médiane postérieure du thorax, du cou, des lombes, en offre des exemples multipliés. Il en est de même d’une foule d’articulations, des intersections, des brides fibreuses qui semblent fixer les téguments sur les os ou sur les muscles.
La houppe du menton, et quelques autres muscles du visage, se continuent certainement avec la peau. Si le muscle palmaire cutané se prolonge, en grande partie, jusque sur le côté cubital du cinquième os métatarsien, comme le croit M. Thomson , il n’en est pas moins vrai que plusieurs de ses languettes semblent se terminer en se con- {fondant avec la face interne du derme.
Soit qu’on les admette à titre de raréfaction de l'aponévrose palmaire, comme M. Tessier croit l'avoir démontré ; soit qu'on en fasse une couche distincte, toujours est-il que le fascia sous-cutané de la paume de la main contient un grand nombre de lamelles, de filaments ou de rubans, qu'il est aisé de suivre jusque dans la peau. ÿ
Toutefois, cela n'empêche nullement la loi posée par M. Thomson d'être beaucoup plus générale qu’on ne le croyait avant lui.
A l’abdomen, par exemple, où ce genre de terminaison avait été le moins soupçonné, on peut l'appliquer à nombre d’organes.
Personne ne contestera que le fascia sous-cutané, pris sur la ligne blanche, soit facile à suivre de chaque côté
jusqu'aux apophyses épineuses des vertèbres. Si, au lieu