‹ Traité complet d'anatomie chirurgicale, générale, et topographique du corps humain, où anatomie considérée dans ses rapports avec la pathologie chirurgicale et la mèdecine opératoireChapitre 97 sur 173 · TE · texte numérisé non relu

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tions que Delpech‘ a le premier bien décrites et désignées sous le titre d’inorlules. Aussi les vastes plaies, les suppurations un peu longues, sa destruction d’une manière quelconque , sont-elles généralement dangereuses partout où il abonde, et doit-on tout faire pour les éviter. Heureusement que cette transformation du tissu cellulaire, si fâcheuse dans certains cas, devient une ressource importante dans une foule d’autres, lorsqu'il s’agit, par exemple, de rétablir la continuité d’un muscle, d’un tendon, de quelques os même.

Si, par la disposition de ses mailles, le tissu cellulaire peut se prêter à tous les genres d’épanchements?, et servir à transporter au loin les fluides hétérogènes et l'inflammation, la tendance qu’ont ses lamelles à se confondre les unes avec les autres, à contracter des adhérences avec tout ce qui les entoure, le rend également propre à circonscrire les foyers morbides, dont il borne souvent la marche progressive. Dans les abcès, le pus ne se rassemble en effet, et ne forme des dépôts distincts, que par suite des adhérences contractées à leur circonférence par l'élément celluleux. Les phlegmasies diffuses, ainsi que les infiltrations, tiennent à ce que l’inflammation adhésive? n’a pas rempli son rôle habituel, ne s’est point manifestée à la manière d’une sentinelle vigilante sur les confins de l’inflammation suppurative , comme il arrive dans le phlegmon et les; autres affections circonscrites.

4 Clinique de Montpellier, t. 2, p. 379 in-4°.

? Baget, Thése. Paris, 1817. :

3 Hunter, On the blood, Inflammat. and gunshot wonds. Lond., etc.

À dossés les uns aux autres, les feuillets du tissu cellnlaire perdent une grande partie de leur porosité, et deviennent ainsi une barrière presque insurmontable à la résorption des abcès un peu anciens, des tumeurs et des foyers enkystés. La couche cellulo-vasculaire qui se développe à la surface des plaies qui suppurent représente assez bien, dans ce sens, les parois d'un kyste. Incomparablement moins perméable que le reste du tissu cellulaire, elle semble avoir pour but de gêner la résorption des matières déposées à sa surface , autant que de présider à la cicatrisation en général; d’où il suit que la réunion par seconde intention expose infiniment moins que la réunion immédiate aux accidents de l'infection purulente. C’est en se combinant avec les fluides, en les solidifiant à demi dans l’inflammation, que le üssu cellulaire devient si facile à déchirer, à trancher , qu'une fois enflammé il se rapproche tant de l’état embryonnaire de tous les tissus. Sa grande friabilité le rend alors tellement seccable que les sutures et les ligatures le coupent ou l’écrasent comme du lard ou du fromage.

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