‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 2)Chapitre 136 sur 147 · SECTIONS PLANES ET NORMALES · texte numérisé non relu

SECTIONS PLANES ET NORMALES

riques et normales pour y revenir; mais ces diverses sections à pic facilitent certainement la formation des cicatrices à migration, et celui qui lui est resté fidèle a donc encore actuellement à déplorer 1 pour 100 d*ophthalmies sympathiques.

Des considérations purement pratiques nous ont donc forcé à revenir aux sections planes ; pour cela, il était absolument urgent, si l'on voulait garantir par la lèvre interne la zonule, de quitter la partie non transparente de la cornée et pour avoir un entre-bâillement qui équivalait à celui de notre ancienne section et la dépassait encore, d'agrandir l'arc, c'est-à-dire de revenir à des sections planes de hauteur d'arc de 3 à 4 millimètres et plus. Pour pouvoir, suivant les besoins, augmenter dans une proportion voulue et bien déterminée la hauteur du lambeau, il fallait une ligne précise de démar. cation, et celle-ci nous est fournie par le bord de la cornée transparente et ceux qui nous ont suivi dans cette voie peuvent dire avec M. Stellwag de Carion : « Cette section plane offre l'avantage inappréciable que ponction et contre-ponction occultent le bord interne du lambeau conjonctival, ce tracé nettement visible pouvant être placé à volonté plus haut ou plus bas, sans que ni remplacement ni V exécution de la section perde quelque chose de sa simplicité. »

En faisant suivre très exactement cette ligne de direction au couteau étroit qui chemine dans ce tracé avec son tranchant, on aura une section plane dont la lèvre interne sera distante de la lèvre externe de l'équivalence de l'épaisseur de la cornée, c'est-à-dire de 1 millimètre à peu près, mais circonscrira un arc parallèle à celui que donne la section externe.

Il m'a paru nécessaire de bien montrer comment et pourquoi on est arrivé progressivement, après avoir, avec de Graefe, adopté les sections normales périphériques, à la section plane à courbure de hauteur exactement déterminée et suivant les besoins aisément déterminable. Ce sont tout d'abord la pratique, les enseignements souvent pénibles qu'elle a fournis, qui nous ont donné les allures d'une versatilité qui n'était au fond qu'apparente, mais qui nous a aussi conduit à un résultat que la démonstration théorique ne devait pas (/^/(î?n6?r^, mais forcément cow/?mer(l).

(1) Lorsque je commençais, en 1875, à faire mes premières opérations à lambeau exact du tiers supérieur de la cornée, j'ai été souvent en butle aux démonstrations de confrères qui voulaient me prouver par le calcul l'insuffisance d'ouverture de la section interne. Leur démontrant alors pratiquement l'extrême facilité de sortie des cataractes par pareille section, je leur disais qu'ils me rappelaient l'histoire de plusieurs mathématiciens occupés à calculer en bas d'un escalier pourquoi, à cause de sa largeur, une table qu'on devait monter ne pouvait passer. Arrivés à la fin de leurs calculs concluant à l'impossibilité de pareil transport, les ouvriers avaient monté la table.

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