‹ Traité complet d'ophthalmologie (volume 2)Chapitre 39 sur 147 · CORPS ÉTRANGERS DE L'IRIS · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS DE L'IRIS

antérieure sans provoquer d'irritation sensible, ou s'enicyste sans produire d'inflammation. En parlant des corps étrangers de la cornée, nous avons déjà insisté sur la nécessité de les extraire, en s'efl'orçant autant que possible de soumettre les yeux préalablement à l'action des myotiques et de s'efl^orcer que le corps étranger soit entraîné hors de l'œil par le courant de l'humeur aqueuse qui s'échappe après la section.

La section delà chambre antérieure doit toujours être faite avec le couteau de de Graefe qui ne refoule pas le corps étranger et peut trouver l'espace nécessaire pour glisser au-dessous de lui. Si le corps étranger n'a pas pu être enlevé en le poussant dehors avec la curette de caoutchouc, le meilleur procédé pour attirer au dehors des parcelles d'acier, de capsule, de pierre ou de verre, consiste à faire glisser, comme le pratique aussi M. Horner (1), la curette de Davel sous le corps étranger de manière à le ramener dans le creux de la curette. En se servant de pinces oa a non seulement le désenchantement de voir glisser l'instrument sur le corps étranger, mais, même en étant assez heureux pour le ramener au dehors, de comprendre dans cette manœuvre un pli de l'iris.

J'ai, dans ma Thérapeutique oculaire (p. 276), donné pour l'enlèvement des corps étrangers la préférence à ma spatule de caoutchouc, comparativement à la curette de Daviel que M. Horner recommande. Incontestablement ce dernier instrument est le meilleur lorsqu'il s'agit de corps étrangers anguleux qui s'accrochent à l'iris quand on veut les balayer au dehors avec la spatule, ou si l'on se sert, comme le désire M. Knapp {Archiv., t. VIII, p. 83), d'une sorte de crochet qu'il désigne à tort comme curette. Maintes fois je me suis convaincu que le reproche fait à la curette de Daviel d'être susceptible de repousser le corps étranger davantage vers les parties centrales de la chambre antérieure n'est pas justifié, si l'on a soin de faire la section suffisamment grande pour conduire la curette à côté du corps, qu'on prend alors latéralement en repoussant un peu l'iris, dans la concavité de la curette.

A-t-on fait plusieurs tentatives infructueuses pendant lesquelles la partiede l'iris sur laquelle repose le corps étranger a été assez malmenée, parfoismême déchirée, alors on fait mieux d'extraire le corps étranger en l'enveloppant dans un pli iridien. On introduit alors la pince à griffes inférieures^ les branches étant ouvertes le long des angles de la section et on les ferme lorsque les mors ont pénétré au delà du corps étranger, puis on ramènedoucement le tout au dehors. Qu'on veuille bien pourtant de ne pas faire inutilement pareilles excisions; l'iris supporte impunément les tiraillements et les contusions pourvu qu'on éloigne de sa surface tout corps irritant (se décomposant) et qu'on évite soigneusement le moindre enclavement. C'est aussi bien plus pour éviter une synéchie antérieure et périphérique que^ pareilles excisions doivent être exécutées.

(1) Klin. Monatsbt , 1867, p. 395.

ARTICLE V

TUMEURS DE l'iRIS

On peut séparer les tumeurs de l'iris en deux catégories, en tumeurs bénignes et en tumeurs malignes. Dans la première classe, il faut ranger les épidermoïdomes, les kystes, les tumeurs pigmentées ou nsevi, les granulomes et les télangiectasies de l'iris. Dans la seconde classe, nous signalerons le sarcome et les tubercules.

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