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pour arriver dans la chambre antérieure, mais cette immigration, reconnue pour la cornée dépouillée de sa couche épithéliale ou ulcérée (Cohnheim), est fort soutenable, quoique difficile à démontrer dans des états morbides aussi complexes.
Les études sur la lymphangite oculaire (iritis séreuse) prouvent avec évidence que, dans les cas où une infiltration purulente de l'iris accom-. pagne la formation d'un abcès ou d'un ulcère de la cornée, une notable partie du pus provient directement des vaisseaux de l'iris. Ainsi, dans sept cas sur neuf, M. Strohmeyer rencontre dans des affections suppuratives de la cornée compliquées d'hypopyon, une infiltration purulente de l'iris.
3° La formation d'un hypopyon, tel que nous le rencontrons dans des cas de corps étrangers siégeant dans la partie antérieure du cercle ciliaire, doit, en l'absence de lésions cornéennes et iridiennes, être rapportée à la diapédèse des vaisseaux du corps ciliaire.
Donc nous pouvons nous résumer et dire, dans les états irritatifs de l'œil, que le siège de l'irritation soit dans la cornée, dans l'iris ou dans le corps ciliaire, la principale source du pus se trouve dans les vaisseaux du corps ciliaire contigu à la limite scléro-cornéenne, et au cerculus venosus iridis (Strohmeyer). Plus l'irritation a été violente, l'immigration rapide, plus il y aura mélange de globules rouges avec les leucocytes et adjonction de masses fibrineuses.
L'hypopyon que renferment les yeux qui sont^ le siège d'ulcères ou de plaies infectées (ulcères rongeants) n'a pas encore été examiné au point de vue de la présence des bactéries qu'il renferme probablement; en tout cas, il présente une telle quantité d'éléments coagulables que, comme le prouve l'enlèvement de pareils hypopyons après la kératomie, on peut l'extraire comme une membrane dense, enfeutrée de leucocytes. Peut-être ces derniers subissent-ils une transformation en mucus, comme le pense M. Junge (1), et contribuent-ils ainsi à la coagulation des diverses parties qui composent l'hypopyon dans certains yeux.
On peut dire que plus l'hypopyon conserve ses propriétés de fluidité, plus il se déplace aisément avec les mouvements de l'œil et de la tête, plus aussi il a de la tendance à se dissiper promptement en dénotant un caractère peu pernicieux. Ainsi, après la pénétration de corps étrangers dans la cornée, on voit parfois se produire avec rapidité un hypopyon considérable qui, après l'enlèvement du corps vulnérant, se dissipe dans l'espace de douze à vingtquatre heures.
En dépit de la nature de l'hypopyon, la quantité du pus accumulé peut indiquer aussi le degré de gravité. Ainsi, toute ulcération qui entraîne un hypopyon dépassant la moitié de la chambre antérieure, atteignant, comme cela s'observe, les trois quarts de cette cavité, doit être considéré comme fâcheux au point de vue du pronostic.
(1) Archiv fur Ophthalm., t. 2, p. 209.
CHAMBRE ANTÉRIEURE
Il ne peut pas être question ici du traitement, d'un simple symptôme, et nous avons déjà indiqué (p. 172) les précautions que cette complication exige; aussi nous bornerons-nous à quelques indications générales. Lorsque l'hypopyon est peu étendu et provient d'une affection de la cornée, l'emploi des compresses imbibées d'eau chaude saturée d'acide borique est en général le meilleur moyen d'empêcher la collection purulente de s'accroître. Lorsque celle-ci résulte d'une inflammation limitée à la partie postérieure de la cornée, d'un abcès par exemple, on est souvent obligé de recourir une ou plusieurs fois à la paracentèse de la chambre antérieure. Lorsqu'on suppose que l'hypopyon renferme beaucoup de fibrine (ne se déplace pas et est considérable), son évacuation doit être faite à travers la section d'une kératomie ou au moyen de l'incision avec le couteau lancéolaire à arrêt. Dans les cas d'iritis, on n'aura recours a ce mode de traitement que si l'hypopyon atteint une certaine étendue. D'ailleurs, pour l'évacuation de l'hypopyon, on devra pratiquer une incision dont la largeur soit en rapport avec la consistance de la collection, et la combiner au besoin avec une iridectomie. Si l'on prend cette précaution, on n'aura besoin, pour extraire les masses coagulées, ni de pinces, ni de curette, instruments avec lesquels il est très facile d'irriter l'organe malade.
Lliyphéma, ou l'épanchement sanguin de la chambre antérieure, peut être dû à une cause traumatique ou à la rupture spontanée d'un vaisseau. Dans l'hyphéma traumatique, le sang peut avoir pénétré dans la chambre antérieure de dehors en dedans, de même qu'il peut provenir d'une lésion directe des membranes' profondes, sans blessure des enveloppes externes. Ainsi, on l'observe après une commotion de l'œil, mais aussi à la suite d'une diminution survenue brusquement dans la pression intra-oculaire, pendant une opération dans laquelle on a ouvert la chambre antérieure. Les épanchements sanguins par contusion sont très fréquents ; on a souvent occasion d'observer des hyphémas qui remplissent presque toute la chambre antérieure et dont la cause est un coup de fouet. Le sang se résorbe assez vite, mais une iritis avec production de synéchies multiples peut être la suite de cette violence. Dans la plupart des cas d'hyphéma provoqué par une contusion directe de l'œil, une dialyse explique la provenance du sang, et il est surtout à craindre qu'une subluxation du cristallin ne se soit produite avec ses menaces glaucomateuses ultérieures.
Quant à l'hyphéma spontané, nous en distinguerons deux variétés. Dans l'une, des changements dont les membranes de l'œil sont le siège expliquent la rupture du vaisseau ; c'est ce qu'on remarque dans les maladies où la pression interne de l'œil a considérablement augmenté, et où la circulation s'est notablement entravée (glaucome, tumeurs internes de l'ieil, exsudation localisée avec compression d'un vaisseau). Dans l'autre, l'épanchement sanguin doit se rapporter à un trouble de la circulation générale (attaques de toux, de vomissements, efforts de parturition, maladies de cœur, etc.). Ces épanchements se produisent alors d'autant plus facilement que des anciennes
irido-choroïdites ou des tendances glaucomateuses prédisposent les vaisseaux intra-oculaires à la rupture.
Plusieurs auteurs ont cité des cas où l'épanchement sanguin se reproduisait périodiquement et paraissait lié au flux menstruel (Lawrence (1), J. Meyr (2), Guépin fils (3), etc.). Dans le cas rapporté par M. Lawrence, une femme âgée de quarante-cinq ans fut, après la disparition de ses règles, prise, régulièrement chaque mois, d'un hyphéma.
On signale quelques observations curieuses de personnes pouvant à volonté produire un hyphéma. Walther (4) dit avoir vu un jeune paysan d'une santé florissante qui, lorsqu'il penchait la tête en avant et un peu à droite, en exerçant des mouvements violents av^c le bras gauche, pouvait remplir de sang la chambre antérieure de son œil droit, jusqu'au bord inférieur de la pupille. Lorsqu'il redressait la tête et se tenait tranquille, le sang disparaissait en quelques minutes. Une chose analogue se passait daus l'observation de M. Mooren (voy. p. 356) (5). ,
Le traitement de l'hyphéma doit dépendre essentiellement de la cause qui l'a produit. Ainsi, lorsqu'il est traumatique, le repos, les instillations d'atropine et le bandeau compressif sont les principaux moyens auxquels il faut recourir. Des épanchements sanguins même considérables se dissipent ainsi ; il faut qu'une inflammation survienne pour que des coagulums fibrineux s'opposent pendant un certain temps à la résorption. On ne doit pas essayer d'évacuer le sang épanché dans la chambre antérieure peu de temps après l'accident; une nouvelle hémorrhagie suivrait rapidement l'évacuation des masses coagulées. Il est aisé de comprendre que s'il ne faut qu'une diminution dans la pression intra-oculaire, comme cela arrive après une paracentèse, pour produire un hyphéma, cet accident sera bien plus imminent encore après la rupture d'un vaisseau provenant de l'iris ou des procès ciliaires. Pourtant il ne faut pas trop patienter avec de forts hyphémas datant de quelques semaines et survenus sur des yeux atteints d'anciennes iridochoroïdites. Ici l'évacuation du sang généralement très fluide rend service aux malades en abrégeant notablement la guérison.
(1) Loc. cit., 1863, p. 368.
(2) Beitraege zur Ophthalmologie. Vienne, 1850, p. 13.
(3) Journal de médecine de Bordeaux, 1864 {Annales d'Oculistique, t. XLIV, p. 227).
(4) System der Chirurgie, v. Ph. Fr. v. Walther. Fribourg, 1848, t. IV, p. 51.
(5) M. Weber (Archiv fur Ophthalmologie, t. YI, A. 1, p. 65) rapporte un fait de ce genre très remarquable : Une jeune paysanne, âgée de vingt et un ans, se plaignait de perdre presque absolument l'usage de son œil gauche, lorsqu'elle se baissait et penchait la tête en avant. Si l'on examinait la malade dans cette position, on voyait un petit ruisseau de sang partir du fond de la chambre antérieure et se diriger vers le centre de la cornée. Tandis qu'avant l'expérience il était impossible de découvrir la moindre trace d'hyphéma, on remarquait, aussitôt que la jeune fille redressait la tête, que le sang remplissait, au fond de la chambre antérieure, un espace semi-lunaire, mais si faible, qu'on ne pouvait le constater qu'au moyen de l'éclairage oblique, l'épanchement ne s'élevant pas au-dessus du limbe conjonctival. Dans ce cas, le sang ne disparaissait que fort lentement.
CHAMBRE ANTÉRrEURE.
Pour ce qui regarde les accumulations de cholestérine dans la chambre antérieure, nous aurons occasion d'en parler eu traitant du synchisis étincelant (voy. Maladies du corps vitré).
Nous ne nous arrêterons pas longtemps aux corps étrangers de la chambre antérieure, dont il a déjà été question aux chapitres correspondants de la cornée et de l'iris. Il a été démontré par les travaux de Van Dooremaal(l) et Masse (2) comment des parcelles de tissus vivants se comportent dans l'œil des animaux en produisant de véritables tumeurs épithéliales.
A part cette formation de tumeurs, il faut distinguer encore une pullulation épithéliale ou endothéliale autour d'un corps étranger formant une sorte de capsule enveloppante, mais stationnaire en ce qui concerne sa croissance (Van Dooremaal).
Des corps étrangers non sujets à la décomposition chimique peuvent séjourner de longues années dans la chambre antérieure sans provoquer la moindre irritation, ni prolifération cellulaire, une fois en partie enkystés et fixés de façon que leur déplacement et le frottement de leurs angulosités sont évités. Ainsi, M. Saemisch (3) relate le séjour d'un éclat de pierre pendant douze ans dans la chambre antérieure; nous-même (4), avons enlevé un pareil fragment qui avait été supporté sans inconvénient pendant quatorze ans.
La chambre antérieure offre, bien entendu, un séjour très favorable au développement d'entozoaires qu'on peut y étudier avec beaucoup de facilité.
Depuis la première publication faite sur cette matière par Soemmering et Schott (5) (de Francfort-sur-le-Mein), on a recueilli un nombre assez considérable d'observations (Logan (6), Dalrymple (7), Hyrthl (8), Canton (9), de Graefe(lO), Hirschler (11), Mende (12), Windsor (13), etc.). On peut évaluer le nombre des cas mentionnés à une vingtaine à peu près, pris pour la plupart sur l'œil gauche; nous y joindrons un cas unique communiqué par M. Appia(14'), où l'animalcule aurait occupé l'épaisseur même de la cornée.
(1) Archiv fur Ophthalm., t. XIX, 3, p. 359.
(2) De la formation par greffe des kystes et tumeurs de Viris. Bordeaux, 4881.
(3) Klin. Monatsbl, t. III, p. 46.
(4) Ibid., t. V, p. 36.
(5) Voy. Isis, 1830, p. 717. Die Controverse ùber den Nabelstrang und seine Gefaesse, V. Schott. Francfort, 1826, et Iconographie de M. Sichel, p. 707.
(6) Case of animalcule in the eye of a child, by Robert Logan, 1833, et Mackenzie, lac. cit., p. 1090.
(7) Lancet, Aug. 1844.
(8) Topograph. Anatomie, 1847.
(9) Lancet, July 1848.
{10) Archiv fur Ophthalmologie, 1854, t. I, A. 1, p. 453.
(11) Ibid., 1858, t. IV, A. I, p. 113.
(12) Ibid., 1850, t. VII, A. I, p. 122.
(13) Ophthalmic Hospital Reports. London, January 1862.
(14) Archives d' Ophthalmologie de Jamain, 1853.
Ajoutons qu'à l'époque où cette observation fut recueillie, on ne se servait guère de l'éclairage oblique comme moyen d'investigation, et que d'après la description donnée, où il est dit que l'hydatide se remuait dans un espace assez étendu, nous croyons plus probable qu'elle était attachée à la partie inférieure de l'iris et baignait dans l'humeur aqueuse. Nous citons deux autres observations de Krûger (1), de Ewers (2) et de Pridgin Teale (3), où le cysticerque étant adhérent à l'iris, on fut obligé de pratiquer l'incision d'une partie de cette membrane.
Ce qui nous a surpris dans les recherches faites sur cette curieuse affection, c'est qu'aucune observation citée n'a été recueillie en France. Dans tous les faits de ce genre relatés dans ce pays, le cysticerque était placé sous la conjonctive, ou occupait la profondeur de l'œil.
Chez presque toutes les personnes atteintes de cette maladie, surviennent des phénomènes plus ou moins prononcés d'irritation du côté de l'iris; on voit dans la chambre antérieure une petite vésicule diaphane de couleur jaunâtre douée de mouvements assez apparents, et d'où sort de temps en temps, un prolongement filiforme et muni d'une extrémité en forme de massue qui représente le cou et la tête de l'animalcule. Ces parties sont cachées à
(1) Klin. Monatshl., t. V, p. 59.
(2) Jahresbericht, 1872, p. 7.
(3) Ophthalm. Hosp. Rep., t. V, p. 320. — Marie-Isabelle Bateman (de Armley), âgée de dix ans, m'est amenée le 2 juin 1866 pour une faiblesse de l'œil droit. En examinant cet organe, on voit (fig. 91) à la surface de la partie inférieure de l'iris un corps opaque resserré
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dans son mlHeu, un peu plus volumineux qu'un grain de chanvre, qui évidemment était la cause d'une certaine irritation de l'œil. La conjonctive était faiblement injectée, la cornée brillante, mais montrait un pointillé très fin à sa surface postérieure, tel qu'on le rencontre dans la kérato-iritis. L'iris était mobile, sauf à l'endroit occupé par le corps blanc, oii cette membrane se trouvait attachée à la capsule. Tension normale; l'enfant lit le n° 16 de Jaeger. La mère donne les renseignements suivants : Il y a trois ans que l'œil s'est accidentellement enflammé. Six semaines avant de se présenter, elle a aperçu sur l'iris une tache de la grandeur d'une tête d'épingle. Quinze jours après, comme la tache était devenue plus large, elle alla consulter le docteur Hepwortïi (d' Armley), qui découvrit un corps vésiculeux et qu'il supposa être un cysticerque. Cinq semaines plus tard, la tache avait doublé en étendue, et présentait un étranglement dans le milieu. A partir de ce moment, la vue devint obscure et l'œil sensible. En questionnant davantage, j'appris que l'enfant avait
CHAMBRE ANTÉRIEURE
de certains moments dans le corps vésiculaire et ne s'y dessinent que par un pli ou une tache blanchâtre. Les contractions de l'iris, surtout lorsqu'on fait pénétrer une vive lumière dans l'œil, excitent les mouvements du cysticerque; tandis que si la pupille est dilatée par l'atropine, ses mouvements se ralentissent beaucoup et la lumière reste sans action sur lui.
Le cysticerque est l'embryon dégénéré d'un taBnia, et il ne peut arriver dans la chambre antérieure que si une larve de cet entozoaire a circulé avec le sang", s'est transportée dans les vaisseaux de l'iris (peut-être aussi dans ceux de la choroïde). La perméabilité des vaisseaux, si étudiée aujourd'hui, rend cette émigration bien compréhensible. Dalrymple a observé un cas où l'animal était encore fixé au tissu de l'iris, et après la ponction de la vésicule, cette membrane apparut comme perforée.
Le plus souvent le cysticerque est complètement libre dans la chambre
toujours été d'une santé délicate, qu'elle avait longtemps été tourmentée par des filaires, mais jamais par le tœnia ni par des vers d'autre espèce. Au mois d'août de l'année dernière, elle avait été soignée par M. Scattergood, pour une violente scarlatine avec albuminurie et symptômes cérébraux, pendant lesquels elle avait été atteinte Irois jours de suite de convulsions et de strabisme qui se dissipèrent dans la suite. A partir de ce moment, Tœil droit avait été sensible et le bras gauche faible. Le 9 juin, on pratiqua avec un couteau à
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cataracte une incision au bord de la cornée; la partie de l'iris à laquelle adhérait le cysticerque fut enlevée sans qu'il fût lésé. Après l'avoir retiré de l'œil, il était facile d'observer des mouvements lents, avec des modifications de forme, dans le corps de l'animal. L'examen microscopique montra la tête et le cou avec la couronne de crochets et les quatre suçoirs, faisant saillie au dehors (fig. 92). Le 12 juin, l'œil se trouvait mieux, n'était plus douloureux, et les lâches de lymphe avaient disparu à la partie postérieure de la cornée. Le U, la rougeur et l'irritation ont disparu, sauf près de la plaie, et l'enfant lit le n" 16. Le 3 novembre, elle lit le n° 1. M. Pridgin Teale avait choisi l'iridectomie pour enlever le cysticerque dans le but d'accélérer la guérison, et parce qu'il lui aurait été impossible d'éviter un prolapsus de l'iris, qui n'était pas indifférent dans les conditions actuelles.
antérieure, et ce n'est que consécutivement à l'irritation qu'il produit qu'il peut se former des adhérences entre lui etla surface de l'iris ou de la cornée. Jusqu'à présent on n'a pas observé de cas où plusieurs cysticerques se soient rencontrés dans l'œil de l'homme ou des animaux sur l'œil desquels on a trouvé cet entozoaire (cheval, porc). On sait qu'il existe une exception à cet égard pour le corps vitré où M. Otto Becker a rencontré deux animalcules.
Le traitement consiste à pratiquer une section de la cornée à l'aide du couteau de Graefe qu'on introduit entre cette membrane et le cysticerque. Lorsqu'on retire l'instrument, l'animalcule est entraîné le plus souvent hors de l'œil par le courant de l'humeur aqueuse qui s'échappe. Pour éviter le prolapsus de l'iris, on instillera à plusieurs reprises avant l'opération de l'ésérine et l'on fera la section, qui doit avoir environ 4 millimètres de longueur, vis-à-vis du bord d'une pupille modérément dilatée non trop périphériquement. Si, néanmoins, il survenait un prolapsus, il faudrait essayer de le faire rentrer avec la spatule en caoutchouc, ou si cela était impossible, en faire l'ablation, afin de ne pas retarder la guérison. Cette excision est indispensable si l'animalcule adhère à l'iris.
ARTICLE XI
OPÉRATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR l'iRIS : IRITOMIE, IRIDECTOMIE, ' IRIDORRHEXIS , IRIDODIALYSIS , CORELYSIS