THROMBOSE ET ALTÉRATIONS PATHOLOGIQUES DES VAISSEAUX DE LA RÉTINE
On a employé à maintes reprises le nom de thrombose des vaisseaux de la rétine (Bouchut, Galezowski), mais la démonstration anatomo-pathololîique reste encore à faire. Évidemment il ne suffit pas que, dans un cas d'apoplexies multiples accumulées autour d'un vaisseau rétinien distendu sur une partie de son trajet, on pose le diagnostic de thrombose, et ce a d'autant moins si l'on voit ultérieurement la circulation se rétablir dans le vaisseau ainsi dilaté. Il est encore moins permis de parler de thrombose lorsque avec des cécités soudaines les artères sont rencontrées filiformes et que l'on doit rapporter à une papillile la compression des vaisseaux et les hémorrhagies consécutives (2). Doit-on discuter l'assertion de 1 apparilion de thromboses des vaisseaux de la rétine à la suite de la cessation de la circulation de la rétine, comme signe de mort (Bouchut), lorsqu il est si facile de se renseigner de la parfaite intégrité des parois vasculaires des yeux dans lesquels on veut avoir vu pareille thrombose?
(1) Crae/e-S<iemisc/i, t. V, p. 514. •,,,„ioa9 „ j-îqi
(2) Voici l'opinion qnc le professeur Michel '»^«f'„„''„ expr me à cet égard : . C'est à la singulière conception elm.que de G»l<=^°7;;' soran.es redevables d'un mélange bigarré de cas de „ migraine oculaire » avec thiombose ,1e l'artère centrale de la rétine et atrophie du nerf optique. »