BLESSURES DE L'ORBITE
'(Il
« La paroi inférieure est pour la majeure partie formée par la faciès orbitalis du maxillaire supérieur, en avant et latéralement elle est complétée par une plaque en languette de l'os malaire, en arrière pnvleproc. orbitalis de l'os palatin. Cette paroi représente une plaque presque plane très peu concave, dont le plan se trouve le pins élevé du côté médial et qui s'incline en avant latéralement. Parfois on trouve cette paroi comme bombée vers la cavité orbitaire par une sorte de boursouflure du sinus maxillaire. Elle est réunie à la paroi médiate par une simple suture et aboutit latéralement à la fissura orbitalis inferior. Son plan est parcouru par le sulciis infraorbitalis dirigé directement d'arrière en avant (fig. Wi)). Celui-ci sép:ire la plaque osseuse en deux champs d'à peu près égale étendue, mais encore plus
Inc. supraorb.
C;iï]. op.
Fiss orb. sup.
Sut. zyg.-front.
Fiss. orb. inf.
Can. infraorb.
Cm. infraorb
FiG. 200.
Orbite vue de face. *
souvent en un médial plus étendu et un latéral de moindre surface. Après un parcours d'une longueur variable, souvent déjà tout près de son origine, souvent aussi seulement avant le milieu de tout le plan du plancher orbitaire, le sulcus s'enfonce obliquement en avant et en se recouvrant d'une plaque osseuse devient caîialis infraorbitalis qui trouve alors son ouverture sur la joue. On peut percevoir le 7i. infraorbitalis par transparence à travers le périoste en arrière dans le sulcus, sous forme d'un cordon blanchâtre. La paroi inférieure de l'orbite n'est pas plus épaisse que la supérieure, elle recouvre le sinus maxillaire, seulement au-dessous de sa partie médiale se trouvent les cellules maxillaires de l'ethmoïde. Lors de fractures de cellesci, la seconde branche du trijumeau qui est placée dans le canal infra-orbilaire subit ordinairement une lésion, ou se trouve complètement déchu'ee. «La paroi latérale de l'orbite (fig. 199) est formée en arrière parl'a/a tem-
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poralis du sphénoïde, en avant par la plaque orbitaire de l'os naalaire; dans la suture qui réunit les deux os, se montrent non rarement des os intercalaires. La partie appartenant au sphénoïde de cette paroi latérale se trouve, parles deux fissurx orbitales, séparée de la paroi supérieures inférieure. Tant que s'étendent les deux fissures, la surface de la paroi est plane; davantage en avant, elle est alors bombée, passant dans les parois voisines de l'orbite. Comme la fissure supérieure est plus courte que l'inférieure, cette voussure se prolonge davantage en arrière qu'en bas ; ici se réunissent ïala temporalis et l'os malaire avec l'os frontal, de même ici l'os malaire se continue sans suture dans la paroi inférieure. La surface de cette paroi e.^t en général lisse, seulement au proche voisinage du coin postérieur se présente un épaississement osseux en forme d'épine ou de pelle {spina m. recti latei^alis) qui sert d'insertion à l'une des têtes du m. reclus lateralis. Qu'il ne soit que brièvement fait mention ici des ouvertures des canalicules osseux qui livrent passage aux branches du n. orbitalis, existant sur celle paroi, ainsi que des rainures osseuses y afférentes. La ^paroi latérale est de beaucoup la plus forte, elle atteint jusqu'à deux millimètres d'épaisseur.
« Le rebord orbitaire représente un épaississement notable des parois en général si minces de l'orbite. II paraît très propre à opposer de la résistance aux coups et blessures et est par conséquent dans sa moitié latérale plus développé que dans la médiale. Celle-cfi peut être plus faible pour cette raison que le nez, saillant en cet endroit, offre une protection suffisante pour les attaques venues de ce côté. Ici aussi le rebord se trouve modifié d'une manière singulière par l'interposition de la fossette lacrymale. Tandis que le rebord supérieur se recourbe par une ligne rugueuse en arrière, pour se terminer finalement dans la crista lacrymalis posterior (fig. 198*), le rebord inférieur se continue directement dans la crista lacrymalis inferior, de façon que le bord n'est dans sa totalité pas disposé en anneau, mais figure une spirale longuement distendue, entre les extrémités de laquelle se trouve renfermée la gouttière lacrymale. Que la crista lacrymalis posterior doit aussi, par ses autres dispositions, être regardée comme appartenant au rebord orbitaire, c'est ce que prouvent ses rapports sus-décrits avec le septum orbitale.
« La forme de l'ouverture de l'orbite, circonscrite par le rebord orbitaire, parait beaucoup plus quadrangulaire que celle-ci même; cela provient de ce que seuls les bords latéral et médiat se trouvent dans la continuation directe des parois, tandis que les bords supérieur et inférieur surplombent fortement. L'ouverture paraît par cela plus basse et fait l'impression d'être plus large que forbite située en arrière. Un moulage de l'orbite avec des masses susceptibles de se solidifier ne peut, pour cette raison, pas être enlevé de l'orbite sans briser les os. Comme la saillie des deux bords varie individuellement d'une façon très sensible, l'ouverture de l'orbite varie aussi beaucoup. On rencontre donc des orbites très basses et larges, d'autres où les