FAIBLESSE, PARÉSIE ET PARALYSIE DE L'ACCOMMODATION
A titre de symptôme de la parésie du moteur oculaire commun, la dimi- • nution ou l'abolition de la faculté accommodative se rencontre dans les affections les plus diverses, capables de provoquer des altérations, soit du ganglion ciliaire et de ses branches, soit du tronc de la troisième paire, soit de ses noyaux d'origine.
C'est ainsi que Maingault (4), Trousseau (5), Donders (6) avaient déjà constaté depuis longtemps la faiblesse absolue ou relative du muscle ciliaire chez des personnes convalescentes ou depuis longtemps guéries d'angine diphthéritique. Ces savants observateurs admettaient que le virus propre à cette maladie, se localisant sur certains points du système nerveux, produisait les accidents paralytiques qui figurent au nombre de ses suites fréquentes. Les investigations récentes ont confirmé leur opinion, bien qu'on se demande encore si le poiso» diphthéritique agit plus particulièrement sur les fibres ner-
(1) Bordier^ Journ. de thérapeutique, t. XXIII, p. 885, 1876.
(2) De Grsefe. — H. Lawson, Med. Times and Gazette, vol. LUI, p. 671, 1876.
(3) Donders, loc. cit., p. 6U, éd. angl.; p. 519, éd. allem.
(4) Maingault, De la paralysie diphth. (Arch. gén. de méd. Paris, II, p. 285 et 674, 1859 et 1860).
(5) Trousseau, Clinique méd. de V Hôtel-Dieu, t. 1, 1861.
(6) Donders, Hollàndische Beitràge z. Natur-u. Heilkunde, p. 10, 1861.