‹ Traité complet d'ophthalmologieChapitre 61 sur 327 · ACCOMMODATION. — PARTIE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

ACCOMMODATION. — PARTIE PHYSIQUE

fraction entre l'air et la cornée ou l'hunieur aqueuse est plus grande que celle entre l'humeur aqueuse et le cristallin, ou le cristallin et le corps vitré. Elle est la moyenne comme grandeur, parce que la conrbure de la cornée'est la moyenne des trois. L'influence exercée sur les deux autres images par la réfraction par les milieux dioptriques n'est pas assez grande pour changer entièrement les rapports de grandeur des images réfléchies. La figure 65 (1) montre la formation de ces images de réflexion. AA' est

l'axe de la cornée, que nous pouvons supposer ici confondu avec la ligne visuelle, c'est-à-dire avec la direction que nous avons donnée à l'œil. C représente la cornée, L, le cristallin. Considérons, pour le moment, seulement la ligne pleine, en négligeant la ligne poinlillée. En /"se trouve la lumière, enO, l'observateur.

Soit IL le plan sur lequel l'observateur voit ces images de réflexion, fournies par les différentes surfaces de l'œil, i Les rayons émanés de la flamme sont réfléchis par le sommet de la

(1) Donders, Anomalies, etc., p. 14, édit. angl. et allem.

LANDOLT. — RÉFRACTION ET ACCOMMODATIOlN.

cornée suivant la ligne 1. L'observateur voit donc en a l'image de la flamme réfléchie par la cornée. La surface antérieure du cristallin réfléchit les rayons suivant la ligne 2, et l'image correspondante apparaît en ô. La surface postérieure du cristallin réfléchit la flamme dans la direction 3, et son image apparaît en c (i).

L'image ft, située au milieu des trois, est due à la surface antérieure du cristallin. Elle est la plus grande, parce que la surface réfléchissante qui la produit est moins convexe, lorsque l'œil fixe un objet très éloigné. Elle est, de plus, un peu grossie par le ménisque formé par la cornée et l'humeur aqueuse.

Enfin l'image c de la surface postérieure du cristallin, la plus rapprochée de l'observateur, est la plus petite et la moins lumineuse, parce qu'elle est due à la surface la plus courbe et que la lumière, avant d'y arriver et avant de sortir de l'œil, a traversé des couches assez épaisses des milieux réfringents. De plus, cette dernière image est renversée, parce qu'elle est fournie par une surface concave. Par cette raison aussi, elle est animée de mouvements inverses de ceux communiqués à la flamme.

La figure 64, A et les lignes pleines de la figure 65 montrent la position et la formation de ces images de réflexion pendant que l'œil fixe l'objet le plus éloigné qu'il puisse voir distinctement, en d'autres termes lorsqu'il est adapté à son punctum remotum, lorsqu'il est au repos.

Si on rapproche l'objet de fixation, dans la direction primitive de la ligne visuelle (AA'), aussi près que possible de l'œil, mais sans que celui-ci cesse de le distinguer nettement, on observe les changements suivants dans les images de réflexion (fig. 64, B) :

L'image {a) de la cornée ne varie pas.

L'image (6) de la surface antérieure du cristallin se rapproche de celle de ia cornée, et devient plus petite. Ceci prouve que la surface antérieure du cristallin s'est rapprochée de la cornée. On n'a qu'à considérer la figure 65, et on verra de suite que, si l'image de réflexion de la flamme, au lieu d'apparaître en b, se trouve en h', c'est-à-dire, lorsqu'elle pénètre dans l'œil de l'observateur suivant la ligne la surface qui la réfléchit doit être plus avancée. C'est la ligne pointillée qui a remplacé, dans ce cas, la ligne pleine. D'autre part, si l'image est plus petite dans le second cas que dans le

(1) II va sans dire que la cornée seule réfléchit les rayons directement, comme cela est indiqué par la figure. Ceux qui pénètrent dans l'œil, pour être réfléchis par la surface du cristallin, sont déviés à leur entrée et à leur sortie de la cornée par l'humeur aqueuse, et ceux qui arrivent jusqu'à la surface postérieure du cristallin subissent en plus la réfraction par cette lentille, qu'ils traversent deux fois. Cette réfraction est négligeable dans la représentation schématique des reflets des surfaces de l'œil. Mais elle ne l'est pas lorsque, pour obtenir la position des surfaces cristalliniennes, il s'agit de déterminer l'endroit réel oii se produit la réflexion, ni quand do la grandeur des images réfléchies on veut tirer les conclusions sur la courbure de ces deux surfaces. Aussi la réfraction de l'humeur aqueuse et du cristallin complique-t-elle assez la détermination de la forme des surfaces cristalliniennes, comme nous l'avons vu du reste dans notre chapitre de l'ophthalmométrie.

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