‹ Traité complet de chimie analytiqueChapitre 16 sur 102 · AMMONIUM · texte numérisé non relu

AMMONIUM

un nuage blanc. Du découvre les plus petites traces d'ammoniaque dans une combinaison solide, en la broyant rapidement avec de l'hydrate de potasse préalablement pulvérisé, faisant chauffer faiblement le mélange dans un tul>e de verre bouché, à une extrémité, ou dans un petit matras d'essai, et plaçant un papier de tournesol rouge à une certaine distance du mélange : le papier de tournesol se colore alors en bleu. On peut encore faire cet essai d'une autre manière, en étirant le petit matras en une pointe fine, et la faisant plonger dans un vase dans lequel se trouve une dissolution étendue de nitrate de protoxyde de mercure. Cette dissolution, même pour les plus petites quantités d'ammoniaque, devient d'un brun sale. On doit avoir soin, dans cet essai, de veiller à ce qu'il ne se mêle à la dissolution de nitrate de protoxyde de mercure aucune trace de potasse qui pourrait quelquefois produire par elle-même une coloration brune. Si l'on peut dégager l'ammoniaque de la substance sans employer de potasse, par une simple calcination, on fait mieux de ne pas employer la potasse dans cet essai.

L'ammoniaque donne, comme les autres alcalis, avec certains acides, des sc-ls qui sont insolubles ou très peu solubles dans l'eau. Dans ces combinaisons, on peut cependant reconnaître la présence de l'ammoniaque , même pnr la calcination qui en dégage l'ammoniaque. Pour reconnaître l'ammoniaque d'une manière nette dans ces combinaisons, on en calcine une petite quantité dans un tube de verre qui a été bouché à l'une de ses extrémités, et pendant la calcination on place h l'extrémité ouverte du tube, ou une petite baguette de verre qui a été humectée d'acide chlorhydrique, ou un papier rouge de tournesol.

On reconnaît, dans les sels ammoniacaux, l'ammoniaque surtout à l'odeur d'ammoniaque qui se produit lorsqu'on les traite par la potasse, et qui la distingue des autres alcalis. On pourrait la confondre avec la potasse, si l'on n'examinait que sa manière de se comporter avec les dissolutions de chlorure de platine et de sulfate d'alumine.

Lorsque l'ammoniaque, à l'état libre, est mélangée avec des substances organiques dans des dissolutions ou dans des liqueurs d'une consistance demi-solide, on en reconnaît la présence à son odeur. Si ce sont des sels ammoniacaux qui sont contenus dans le mélange, on le traite par une dissolution concentrée d'hydrate de potasse, et Ton chauffe le tout : l'odeur ammoniacale se produit alors. On opère de la même manière lorsque ce sont des substances organiques sèches nui sont mélangées avec des sels ammoniacaux; si la dissolution est trop étendue, il faut la concentrer parévaporatinn avant de la traiter par la potasse. — Plusieurs substances azotées, soumises à l'action delà chaleur et mélangées avec une dissolution concentrée de potasse, dégagent souvent de l'ammoniaque, bien qui' la substance n'en contienne pas avant d'être soumise à l'action de la chaleur.

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