CALCIUM
opère de la manière suivante: On lave le précipite et on le fait bouillir avec. l>eauroup d'eau. On filtre et l'on partage la dissolution filtrée en deux portions : à l'une on ajoute une dissolution de chlorure de baryum, et à l'autre une dissolution d'un oxalate.'Dans les deux cas, il se forme un précipité blanc, et si le premier est insoluble dans l'aeide cblorbydrique, la base contenue dans le sulfate est la chaux.
Au chalumeau, la présence de la chaux ne peut être découverte d'une manière nette que dans un petit nombre de sels de chaux, et alors d'une manière analogue à celle que l'on a employée pour découvrir la strontiane dans les sels de strontiane. Le chlorure de calcium, placé à l'extrémité du fil de platine, colore la flamme extérieure en rouge ; mais la coloration n'est pas aussi intense que pour le chlorure de strontium. Le spath calcaire, placé entre les extrémités d'une petite pince à bouts de platine , produit d'abord une coloration faiblement jaunâtre de la flamme extérieure., mais ensuite, lorsqu'il ne contient plus d'acide carbonique, il se produit une coloration rouge qui n'est cependant pas tout à fait aussi intense que pour le carbonate de strontiane. Le spath magnésien et la marne calcaire ne produisent pas de coloration rouge. 'Le spath calcaire brûle avec une lumière très vive, mais pas aussi forte que celle de la strontianite. Le spathfluor produit d'abord une lumière faiblement verdàtre; mais, lorsqu'il fond, il colore la flamme extérieure en un rouge aussi vif que le spath calcaire pur. Le gypse et l'anhydrite ne produisent d'abord qu'une faible coloration jaunâtre, mais ensuite ils déterminent une coloration rouge peu intense. Le phosphate et le borate de çhaux ne produisent pas une coloration rouge, mais bien une coloration verte. Parmi les silicates de chaux, il n'y a que le tafelspath qui donne à la flamme extérieure une coloration rouge faible provenant de la chaux.
Les sels de chaux, fondus au chalumeau sur la lame de platine avec de la soude, ne forment pas, comme ceux de baryte et de strontiane, une masse claire et transparente. On peut donc par ce moyen retrouver une proportion même faible de chaux dans les sels de baryte et de strontiane. Si, par exemple, on fond le sulfate de baryte ou de strontiane avec le double de son volume de soude sur. la lame de platine à la flamme d'oxydation, la chaux, s'ils en contiennent à l'état de mélange, reste sur la lame de platine par fragments isolés à l'état de substance insoluble, tandis que les autres substances se réunissent au-dessus des particules de chaux et forment une niasse claire, fluide et complètement transparente. Le sulfate de chaux se comporte sur le charl>on d'une manière analogue. Après que le sulfate de baryte ou le sulfate de strontiane ont pénétré avec la soude dans le charbon, et qu'il s'est formé du sulfure de sodium, si l'on continue à souffler pendant quelque temps, les particules de chaux qui restent sur le charbon deviennent brillantes et peuvent être vues d'une manière tout à fait nette Plattner.— Le sulfate de chaux fond avec le spath-fluor sur le charbon, à la flamme du chalumeau, et forme une perle qui devient d'un blanc d'email par le refroidissement.
Mi A>ALïsK OlALliATIYK.
Les dissolutions des sels de chaux se distinguent de celles des sels alcalins comme les dissolutions des sels de hante. Klles se distinguent des dissolutions des sels de baryte par la manière de se comporter avec l'acide hydrofluosilicique ou avec une dissolution de sulfate de chaux : elles se distinguent des dissolutions de strontiane par la manière de se comporter avec une dissolution de sulfate de chaux.
Lorsque la dissolution d'un sel de chaux est mélangée avec des substances organiques qui colorent fortement la liqueur, et lorsqu'on veut y retrouver la présence de la chaux, on ajoute une dissolution de bioxalate de potasse tel qu'on le trouve dans le commerce, et ensuite un peu d'ammoniaque : si la dissolution est acide, il faut préalablement la rendre neutre, au moyen de l'ammoniaque; et si elle est fortement alcaline, la neutraliser par l'acide chien-hydrique. 11 se précipite alors de Poxalate de chaux qui peut être quelquefois fortement coloré. On le dessèche, on le calcine et on le transforme ainsi eu carbonate de chaux. On le dissout ensuite dans l'acide chlorhydrique, et l'on peut s'assurer de la présence de la chaux dans la dissolution au moyen des réactifs indiqués précédemment. — Si la chaux ou le sel de chaux est mélangé avec des substances organiques solides, ou qui aient la consistance d'une bouillie, le mieux est de traiter la masse par l'eau qui a été rendue acide au moyen de l'acide nitrique. On reconnaît la présence de la chaux dans la liqueur tiltréo de la manière indiquée plus haut. — Cependant, lorsque c'est le sulfate de chaux qui est mélangé avec des substances organiques solides ou qui ont la consistance d'une bouillie et qui ne se dissolvent pas dans l'eau pure, on traite la masse d'une manière analogue à celle qui a été indiquée (page 25 pour le sulfate de baryte dans les mêmes circonstances. Nonseulement ou fait bouillir la masse calcinée avec de l'eau, mais on la traite immédiatement par l'acide chlorhydrique étendu. — La dissolution d'un sel de chaux n'est pas troublée par l'acide tartrique; mais si l'on ajoute de l'ammoniaque, il se dépose un précipité volumineux de tartrate de chaux. Si l'on ajoute à la dissolution d'un sel de chaux de l'acide tartrique et ensuite la dissolution d'un carbonate alcalin , on obtient un précipité volumineux.