‹ Traité complet de chimie analytiqueChapitre 37 sur 102 · ZINC · texte numérisé non relu

ZINC

tasse, la dissolution insoluble de zinc est bien précipitée ; mais elle se redissout ordinairement dans un excès du précipitant. Dans une dissolution alcaline de cette espèce, tout l'oxyde de zinc est précipité par le sulfihv d'ammonium à lVtat de sulfure de zinc blanc. Parce moyen, on peut s'assurer avec beaucoup de certitude de la présence de l'oxyde de zinc (lins les combinaisons de zinc insolubles dans l'eau; car un précipité blanc, qui est précipité d'une liqueur claire, fortement alcaline, au moyen du sulfure d'ammonium, ne peut être formé que de sulfure de zinc.

Si on calcine l'oxyde de zinc ou un sel de zinc avec un excès de carbonate de potasse ou de soude, et si on traite par l'eau la masse fondue, il ne se dissout pas d'oxyde de zinc.

Lorsqu'on chauffe fortement l'oxyde de zinc avec l'acide phosphorique sirupeux, on obtient une niasse incolore qui se dissout facilement et compb tenient dans l'eau. On reconnaît dans cette dissolution la présence de i oxyde de zinc comme dans les autres. L'hydrate de potasse y produit un précipité blanc volumineux qui est soluble dans un excès du précipitant. Si l'on étend d'eau cette dissolution et si on la fait bouillir, il se reproduit un précipité. L'ammoniaque y produit aussi un précipité qui est soluble il<n> un excès d'ammoniaque. Le sulfure d'ammonium forme dans cette dissolution un précipité de sulfure de zinc.

Ouandon chauffe l'oxyde de zinc avec du cyanure de potassium, le zinc n'est pas réduit.

Au chalumeau, les sels de zinc se laissent surtout découvrir en ce que, méhiçéfl avec la soude sur le charbon et chauffés à la flamme intérieure •lu chalumeau, ils recouvrent le charbon d'une poussière blanche d'oxyde

zinc. Même sans être mélangé avec la soude, l'oxyde de zinc disparait |*u à peu sur le charbon à la flamme intérieure du chalumeau, et il se dépose tout autour sur le charbon une poussière blanche. Le dépôt est jaunâtre tant qu'il est chaud; mais il redevient complètement blanc par le refroidissement. Lorsqu'on dirige sur ce dépôt l'extrémité de la flamme '\t«rieure, il persiste; mais lorsqu'on dirige sur lui la flamme intérieure. |(li>parait pleinement à la place où il était en contact avec la flamme du 1 Plumeau. Le motif de ces phénomènes est le suivant : l'oxyde de zinc est réduit a l'état métallique par l'action de la flamme intérieure; le zinc métallique qui se produit, se volatilise immédiatement et ne peut par conséquent pas être reconnu pour tel, mais la vapeur de zinc s'oxyde. L'oxyde fe*ÏM tonne m précipite sur le charbon à l'état de dépôt blanc. — Le Milfure de zinc précipité par le sulfure d'ammonium, et même celui qui * trouve dans la nature à l'état de blende, mélangés avec la soude et traités par la flamme intérieure, donnent le même dépôt de zinc. — S'il ) a de petites quantités d'oxyde de zinc contenues dans de très grandes quantités de sesquioxyde de fer, on ne peut pas reconnaître la présence du premier au chalumeau de cette manière, ou bien ce n'est (pie d'une 'iimrière très incertaine.

I "\yde de zinc se dissout bien dans le borax par l'action de la flamme

extérieure et donne une perle claire, incolore, qui devient opaline connue 1 email, lorsqu'on ajoute un très grand excès d'oxyde de zinc et qui devient d'elle-même comme 1 émail pendant le refroidissement lorsqu'on en ajoute encore une plus grande quantité. Si Ton en a ajouté une quantité qui ne soit pas trop faible, la perle parait à chaud faiblement jaune; mais par le refroidissement, elle redevient incolore.— -L'oxyde de]zinc est réduit peu à peu sur le charbon par l'action de la flamme intérieure, le métal se volatilise et le charbon se recouvre d'un dépôt d'oxyde de zinc. Sur le fil de platine, la perle saturée n'est pas claire et est grisAtre au commencement de l'action du chalumeau; mais si on prolonge l'action, elle redevient claire.

L'oxyde de zinc se comporte avec le sel de phosphore d une manière analogue à sa manière de se comporter avec le borax.

Lorsqu'on humecte l'oxyde de zinc avec une dissolution de nitrate dp cobalt et qu'on le chauffe à la flamme extérieure, il prend une belle couleur verte qui cependant ne peut être observée avec exactitude qu'après un refroidissement complet. La même chose se présente lorsqu'on traite de la même manière la poussière d'oxyde de zinc obtenue sur le charbon; cependant il faut employer la dissolution de cobalt à l'état étendu, et on doit se garder en calcinant de souffler trop fortement, parce que le dépôt se détacherait du charbon et pourrait être entraîné mécaniquement. On peut cependant l'empêcher en humectant avec la dissolution de cobalt la place du charbon où l'oxyde de zinc doit se déposer, avant de traiter la substance par le chalumeau. Une seule goutte de la dissolution que l'on étend avec le doigt, est suffisante pour retrouver une quantité tout à fait faible de zinc. Comme il est nécessaire, pour une faible proportion de zinc, de soumettre la substance pendant longtemps à l'action de la flamme du chalumeau, la place humectée avec la dissolution de cobalt rougit d'elle-même. Si l'essai contient, outre le zinc, du plomb ou du bismuth, ces oxvdes se volatilisent généralement avec l'oxvde de zinc ; mais ils sont réduits par le charbon rouge et se volatilisent; l'oxyde de zinc reste avec la couleur verte. — La substance que l'on essaye de cette manière pour y rechercher le zinc , ne doit cependant contenir ni étain , ni antimoine, parce que les oxydes de ces métaux, calcinés avec la dissolution de cobalt, sont aussi colorés en vert, bien que la nuance de la couleur ne soit pas la même (Plattner).

Les sels de zinc en dissolution se distinguent des sels alcalins par leur manière de se comporter avec le carbonate de potasse ; ils se distinguent des sels terreux en ce que le sulfure d'ammonium produit un précipité blanc dans les dissolutions des sels de zinc dans la potasse et dans l'ammoniaque, ce qui n'est pas le cas même pour les dissolutions d'alumine dans la potasse.

Si une dissolution d'oxyde de zinc contient des substances organique*

COBALT. 107 non volatiles et si l'on vont y retrouver l'oxyde de zinc, on sursature 1;» dissolution |iar l'ammoniaque, et on filtre si l'ammoniaque y a formé un précipité. Un ajoute ensuite à la dissolution du sulfure d'ammonium qui précipite imydede zinc à l'état de sulfure de zinc; on essaye ensuite le précipité au chalumeau, surtout s'il n'est pas blanc, et s'il parait gris ou noir par suite de la précipitation simultanée d'un peu de sulfure de fer. Dans les substances organiques solides ou demi-solides, il est souvent très difficile de reconnaître une petite quantité d'oxyde de zinc. Il faut alors faire (livrer la substance avec l'acide nitrique étendu ou l'acide chlorhydrique et le chlorate de potasse, et ensuite on filtre. La dissolution filtrée est ■dors traitée par l'ammoniaque et le sulfure d'ammonium, comme il a été indiqué précédemment. — On peut encore commencer par calciner la substance organique; cependant, on ne doit employer pour cela qu'une faible chaleur, afin de ne pas réduire l'oxyde de zinc contenu dans la substance ii l'état de zinc métallique et de ne pas le volatiliser à cet état. On fait alors digérer la masse calcinée avec l'aride nitrique, et l'on essaye la dissolution de la manière indiquée précédemment.

La présence de substances organiques non volatiles, comme l'acide tartrique, empêche la précipitation de l'oxyde de zinc de ses dissolutions 'iu moyen des alcalis bien moins que celle de la plupart des autres oxydes.

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