NICKEL
reste colorée en noir ou on brun foncé. Le précipité n'est pas entièrement insoluble dans un excès du précipitant, pas plus que dans les alcalis; c'est pour cette raison que la liqueur que l'on en sépare conserve une couleur foncée |n« >\vuaui <] 'un peu de sulfure de nick» 1 dissous. Le sulfure de nickel n'est pas dissous par l'acide chlorhydrique étendu. — Même lorsque le sulfure de nickel a été obtenu par la fusion de l'oxyde de nickel ou d'une combinaison d'oxyde de nickel avec le carbonate de soude et le soufre, il se dissout un peu dans le sulfure de sodium formé, lorsqu'on l'a préalablement traité par l'eau, et donne à la liqueur une couleur foncée.
La dissolution d'hydrogène sulfuré ne produit pas immédiatement de précipité dans les dissolutions neutres de nickel, au moins lorsque l'acide qui existe dans la dissolution n'appartient pas aux acides faibles. La dissolution se colore légèrement en noirâtre, et ce n'est qu'au bout de quelque temps qu'il se forme un précipité noir très faible de sulfure de nickel. Si la dissolution est acide, il ne se produit pas de trouble, même au bout de quelque temps. — l ue dissolution d'oxyde de nickel dans l'acide acétique se comporte avec la dissolution d'hydrogène sulfuré, comme le fait une dissolution de cobalt (p. 111).
Tous les sels de nickel solubles dans l'eau sont décomposés par la ealcination au contact de l'air, et ne se dissolvent plus alors complètement dans l'eau. Parmi eux, le sulfate de nickel est décomposé très difficilement par une forte chaleur.
Chauffée jusqu'à 150 degrés, la combinaison de carbonate de nickel avec l'hydrate d'oxyde de nickel, ne perd qu'un peu d'acide carbonique ; mais il ne se forme pas de sesquioxyde. A 200 degrés, il se dégage plus d'acide carbonique; mais la plus grande partie reste encore; il ne se forme qu'une petite quantité, mais pas beaucoup de sesquioxyde ; la couleur de la combinaison devient alors noirâtre. A 300 degrés, tout l'acide carbonique s'en va et il se forme une combinaison 6NiO -hNi^-h HaO. Au rouge, on obtient de l'oxyde pur, qui n'absorbe plus d'oxygène même en se refroidissant.
Les dissolutions des sels neutres de nickel rougissent faiblement le papier de tournesol.
Lorsqu'on verse peu à peu la dissolution verte d'un sel de nickel dans la dissolution rose-rouge d'un sel de cobalt, pour une certaine proportion des deux oxydes la couleur de la dissolution mélangée disparait presque entièrement; et la dissolution parait presque incolore, ou bien ne parait colorée qu'en brun excessivement faible, et n'est colorée ni en vert ni en rouge -rose.
Les >el> de nickel insolubles dans l'eau se dissolvent presque tous dans les acides, l'acide chlorhydrique ou l'acide sulfurique étendu par exemple. Si l'on sursature une telle dissolution par l'ammoniaque, le sel n'est pas précipité, mais il se dissout dans un excès d'ammoniaque; la dissolution, lorsqu'elle n'est pas trop étendue, prend une couleur bleue, qui fait reconnaître immédiatement la présence de l'oxyde de nickel. On doit observe
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ici que la dissolution ammoniacale n'esl souvent colorée d'abord que légèrement on bleu, surtout lorsqu'elle est très étendue, et que la couleur Mono intonso no so montre qu'au bout do quoique temps.
L'oxyde de nickel, récemment précipité, se dissout facilement dans une dissolution de chlorure d'ammonium ; mais si l'oxyde de nickel a été calciné, il résiste avec une force extraordinaire à l'action du chlorure d'ammonium. Le carbonate et le borate de nickel se dissolvent facilement au moyen d'une faible chaleur dans une dissolution de chlorure d'ammonium et donnent des dissolutions vertes.
Lorsqu'on chauffe fortement l'oxyde de nickel, le sulfate de nickel, ou un autre sol de nickel avec l'acide phosphorique sirupeux, on obtient une masse qui, à chaud , parait brune et qui, après le refroidissement, est jaune. Traitée par l'eau, elle ne se dissout pas, et l'eau ne lui enlève que très pou d'oxyde de nickel, en sorte qu'elle reste presque incolore on présence d'un excès d'ammoniaque ; la plus grande partie reste à l'état de poudre cristalline, arénacée, de couleur jaune-vordatre, insoluble, qui no so dissout pas dans les acides et qui n'est décomposée qu'incomplètement par une longue ébullition avec l'acide sulfurique concentré. — Si on traite de la môme manière par l'acide phosphorique l'oxyde de nickel contenant beaucoup de cobalt, on obtient une masse bleue sale qui, par le refroidissement, devient rouge sale, et à laquelle l'eau enlève de l'oxyde de cobalt, pendant qu'il reste à l'état de précipité insoluble une poudre plus blanche.
Lorsqu'on fait fondre les sels de nickel avec du cyanure de potassium, le nickel est réduit, mais seulement en partie, à l'état métallique. La poudre métallique est fortement magnétique. Si on emploie du sulfate de nickel, il se forme du rhodanure de potassium, mais tout l'acide sulfurique n'est pas décomposé. La dissolution aqueuse de la masse fondue contient beaucoup de nickelcyanure de potassium.
Au chalumeau, les sels de nickel peuvent être reconnus en ce qu'ils communiquent au borax dans la flamme extérieure une couleur rougeAtro dont l'intensité diminue peu à peu par le refroidissement, pour finir par disparaître souvent entièrement. Le sel de phosphore so comporte à la flamme extérieure comme le borax. Dans la perle de borax, l'oxyde est réduit dans la flamme intérieure et la perle est colorée en gris par le nickel métallique divisé en poudre fine; cela n'arrive pas avec le sel de phosphore. Si on continue l'action du chalumeau, le nickel réduit s'agrége sans so réunir en un bouton, et la perle devient incolore. Sur le charbon, surtout lorsqu'on ajoute de l'étain, la réduction a lieu encore plus vite , et le nickel réduit se réunit à l'étain pour former un bouton. — Si l'oxyde de nickel contient de l'oxyde de cobalt, on peut en reconnaître la présence à la couleur bleue de la perle après la réduction du nickel. — Les sels de nickel sont réduits par la soude sur le charbon en une poudre blanche, métallique, magnétique.
11 est plus facile, au moyen du chalumeau, de retrouver la présence do petites quantités de cobalt dans l'oxyde de nickel, que réciproquement de
petites quantités d'oxyde de nickel dans l'oxyde de cobalt. D'après Plattner, le meilleur moyen d'obtenir le dernier résultat est le suivant : l'oxyde de cobalt à analyser est dissous sur le fil de platine dans la perle de borax jusqu'à saturation et jusqu'à opacité complète; on sépare la perle et, suivant qu'on suppose plus ou moins d'oxyde de nickel dans l'oxyde de cobalt, ou prépare une ou deux perles pareilles. On les fond dans une petite cavité faite sur le charbon avec un petit bouton d'or pur d'environ 30 milligrammes, et l'on maintient le tout au feu de réduction assez longtemps pour être convaincu que tout l'oxyde de nickel, provenant de la perle qui contient les deux oxydes, soit réduit à l'état métallique. Pendant que la perle est soumise à la flamme de réduction , on a soin de donner avec précaution du mouvement au charbon, de manière à faire couler le bouton d'or liquide d'une place de la perle dans une autre; on rassemble ainsi les petites parcelles de nickel réduit. Après le refroidissement, on porte le bouton d'or sur une enclume afin de le séparer de la gangue au moyen du marteau. Il a une couleur plus ou moins grise qui provient d'une faible quantité de nickel qui y est mélangé, et se montre sous le marteau plus dur que l'or pur. On le traite par le sel de phosphore sur le charbon au feu d'oxydation. Si la perle de borax n'était pas saturée d'oxyde de cobalt, de manière à ne pas pouvoir en réduire une portion, on obtient une perle qui n'est colorée que par l'oxyde de nickel, et qui est par conséquent hrun-rougcàtre lorsqu'elle est chaude, et qui devient jaune-rougeâtre après le refroidissement. Si cependant il s'était réduit un peu d'oxyde de cobalt, comme le cobalt s'oxyde plutôt que le nickel, on obtient ou une perle bleue qui n'est colorée que par l'oxyde de cobalt seul, ou une perle \ei te lorsqu'il y a eu un peu de nickel qui s'est oxydé. Dans les deux cas, on sépare la perle du bouton d'or, et l'on traite ce dernier par une autre jierle de >el de phosphore au feu d'oxydation, jusqu'à ce que la perle paraisse colorée. Si la perle de borax n'était pas d'abord fortement sursaturée, on n'obtient qu'une perle colorée par l'oxyde de nickel, bien qu'il n'y eût dans l'oxyde de cobalt qu'une trace d'oxyde de nickel. Si l'oxyde de cobalt en était exempt, la perle de sel de phosphore reste complètement incolore. — Le bouton d'or, lorsqu'il contient encore du nickel après le traitement par le sel de phosphore, peut être fondu sur le charbon avec un peu de plomb et séparé au moyen de la cendre d'os; on l'obtient ainsi de nouveau à l'étal pur.
Les dissolutions des sels de nickel se distinguent des dissolutions des sels préalablement étudiés, à l'exception des dissolutions de cobalt, par leur manière de se comporter avec le sulfure d'ammonium. Elles se distinguent des dissolutions de cobalt par leur manière de se comporter avec l'ammoniaque et par la manière dont la dissolution ammoniacale se comporte avec la potasse.
In très grand nombre de substances organiques non volatiles, et en
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particulier l'acide lartrique, empêchent la précipitation de l'oxyde do nickel nu moyen dos alcalis, niais non au moyen du sulfure d'ammonium.
SkSOIÏOXYUK ItK mckki . Ni2* V1.
Le sesquioxyde de nickel est de couleur noire ; calciné, il dégage do l'oxygène et se transforme en oxyde. Il est dissous par l'acide ohlorliydrique concentré avec dégagement de chlore, par les autres acides avec dégagement d'oxygène. — Au chalumeau, il se comporte comme l'oxyde de nickel. — L'hydrate de sesquioxyde est également noir.
Le sesquioxyde de nickel et son hydrate sont plus facilement réduits à l'état d'oxyde que le sesquioxyde de cobalt et son hydrate. L'acide acétique dissout peu à peu l'hydrate de sesquioxyde de nickel, mais la dissolution contient de l'oxyde de nickel.
Lorqu'on fait passer dans une dissolution d'oxyde de nickel un courant longtemps soutenu de chlore gazeux, ou lorsqu'on y dissout aune très faible chaleur du chlorate de potasse et de l'acide chlorhydrique, la couleur verte de la dissolution n'est pas modifiée. Cependant elle ne contient pas de sesquioxyde de nickel : mais ce dernier s'en sépare si l'on ajoute une base forte ; il n'en est pas de même si l'on ajoute une base faible.
Une dissolution d'hydrate de potasse produit un précipité noir d'hydrate de sesquioxyde de nickel, qui est insoluble dans un excès de précipitant.
L'ammoniaque y forme une dissolution bleue; les carbonates neutres et les bicarbonates alcalins se comportent avec cette dissolution comme avec les dissolutions d'oxyde de nickel.
Le carbonate de ftaryte ne la modifie pas à la température ordinaire, lorsque la dissolution est suffisamment étendue.
\;acide oxalique en précipite lentement de l'oxalate d'oxyde de nickel.
Les dissolutions de ferrocyanure et de ferrneyanide de jwtossiurn se comportent avec cette dissolution comme avec les dissolutions acides d'oxyde de nickel.
La dissolution d hydrogène sulfuré y produit seulement une séparation de soufre laiteux.
Le sulfure d'ammonium se comporte avec cette dissolution comme avec les dissolutions d'oxyde de nickel.