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CHAPITRE VI

Du Contrepoint à trois parties.

Après avoir étudié les points les plus essentiels de la technique du contrepoint à 4 parties, nous n'avons plus, ici, qu'à indiquer quelques particularités qui résultent de l'emploi de trois parties au lieu de quatre.

Avec trois parties il n'est pas toujours possible de présenter les accords d'une façon complète ; mais, cependant, il faut que par une disposition habile des voix rien de ce qui est nécessaire à leur détermination précise ne soit omis. Ce résultat est moins difficile à obtenir dans le contrepoint inégal que dans le contrepoint égal. Aussi, dans ce dernier, faut-il apporter un soin particulier au choix des accords et à leurs rapports réciproques et faire en sorte de réserver à la partie intermédiaire un espace assez étendu pour qu'elle puisse se mouvoir facilement. L'exemple suivant va nous servir à comparer la différence qui existe entre une période harmonique présentée à 3 parties et la même période à 4 parties. Dans ce but nous choisissons l'exemple 16 que nous traitons à 3 parties en conservant les mêmes accords.

En comparant ce travail avec celui qui a été fait précédemment sur le même thème, on peut voir que si l'ensemble a perdu quelque chose sous le rapport de la plénitude il ne manque pourtant rien d'essentiel à la compréhension des harmonies.

Cet exemple nous montre encore que, souvent, la partie intérieure doit beaucoup plus s'éloigner du soprano que ne le permet la règle donnée antérieurement à cet égard.

Sans insister davantage sur la comparaison de ces deux versions, nous allons donner d'autres exemples qui nous permettront de démontrer d'une manière plus précise les particularités du contrepoint à 3 parties et, pour apporter quelque variété à notre travail, nous prendrons un nouveau Cantus firmus, en mineur, mode que nous n'avons pas encore employé jusqu'ici.

Thème.

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