‹ Traité complet de contrepointChapitre 35 sur 99 · ÉÉË · texte numérisé non relu

ÉÉË

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Dans ce cas le premier verset se termine par l'accord de tonique. (Il serait mauvais de finir le premier verset en si mineur et le second en fa% car ces deux modulations ne correspondraient pas à la mélodie.)

Il arrive parfois que la modulation à la dominante ne peut se faire qu'à la fin de l'avant-dernier verset comme, par exemple, dans le choral ex. 134. Il arrive aussi que, par suite de la contexture du choral, cette modulation est deux ou trois fois nécessaire. Dans ce cas on ne devra pas craindre de la reproduire car elle donne à l'oreille la même satisfaction toutes les fois que son emploi est motivé.

On trouvera aussi l'occasion d'employer fréquemment la modulation à la sous-dominante. A l'autre pôle (si l'on pouvait s'exprimer ainsi) de la modulation à la dominante la modulation à la sousdominante est, par rapport au ton initial, d'une nature plus rétrograde. Cette modulation qui ne saurait convenir comme terminaison d'une première partie de choral paraît, quelquefois, dès la fin du 1er verset, amenée par les particularités de certains tons d'église. Mais lorsqu'elle arrive ainsi elle produit une impression de tonalité principale et le retour à celle-ci (la véritable tonalité principale) prend l'aspect d'une modulation à la dominante. Il résulte de ce fait que l'auditeur reste, parfois jusqu'à la fin du choral, dans l'incertitude à l'égard de la vraie tonalité. Dans le choral suivant:

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on entend la tonalité d'ttf majeur malgré le commencement en sol et c'est seulement à la fin du 3e verset, c'est à dire de la première partie, que la cadence en ré majeur, dominante de sol, fait cesser le doute.

Donc, la modulation à la sous-dominante doit être évitée dans la première partie d'un choral sauf dans les cas où elle est rendue indispensable par la contexture de la mélodie. Mais cette modulation pourra être employée avec succès dans la seconde partie où elle sera particulièrement bonne avant la fin, à cause de son caractère rétrograde déjà mentionné.

Dans un choral en majeur la modulation à la tonalité mineure du 6e degré est d'un bon effet ainsi que, si la tonalité principale est mineure, la modulation au 3e degré majeur. Cette dernière se rencontre même fréquemment, comme:

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On peut aussi, partant d'une tonalité majeure, moduler à la tonalité mineure du 2e degré. Cette modulation est employée, le plus souvent, pour éviter une demi-cadence dans le ton initial mais à la condition, bien entendu, que son enchaînement avec le commencement du verset suivant soit parfaitement naturel. Voyez cette modulation au premier point d'orgue du choral suivant:

Richter-Sandré, Traité de Contrepoint.

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etc.

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Dans cet exemple, la conduite des parties est libre et claire; l'enchaînement des versets 1 et 2 se fait tout à fait naturellement; donc la modulation est bonne.

On rencontre très rarement un exemple de modulation d'une tonalité principale majeure à la tonalité mineure du 3e degré; mais si cette modulation se trouvait motivée par la marche d'une mélodie on devrait l'employer sans hésitation.

Très rare aussi est la modulation allant d'une tonalité principale mineure à la tonalité majeure du 6e degré; mais, par contre, on trouve assez souvent la modulation à la tonalité majeure du 7e degré comme, par exemple, dans le choral suivant:

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