‹ Traité complet de contrepointChapitre 37 sur 99 · UM · texte numérisé non relu

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cadence rompue.

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Pour la cadence rompue qui se trouve au 3e verset, nous renvoyons à l'observation de la page 32. En général, il vaut

mieux ne pas employer cette cadence après une modulation; cependant, dans notre exemple, l'accord qui forme la cadence brisée se lie bien avec celui qui commence le verset suivant. En dehors de cette observation nous n'avons, du reste, rien de particulier à dire à propos de cet exemple.

Le choral à la basse.

Par la nature même de la mélodie qui se trouve maintenant placée à la basse on ne peut avoir, dans le courant et à la fin de ce choral, que des cadences imparfaites puisque (et c'est ainsi généralement) la fin de chaque verset arrive par degrés conjoints. On ne peut donc employer, de l'accord de dominante, que le second renversement comme nous l'avons fait à la fin du 1er verset ou l'accord de tierce-quarte et sixte comme on le voit à la fin des autres versets.

L'accord de sixte, provenant de l'accord du 7e degré, forme une cadence spéciale qui n'est bonne que dans des cas assez rares. D'ailleurs cet accord produit souvent l'effet d'un accord de tierce-quarte et sixte incomplet.

Nous allons donner maintenant quelques études sur le choral en mode mineur. Nous prendrons une mélodie très ancienne (on suppose qu'elle date du IVe siècle) dont la simplicité, la force, la noblesse, restent toujours remarquables en dépit de toutes les richesses de l'harmonie moderne.

Cette mélodie, à laquelle on a adapté les paroles: »Nun komm, der Heiden Heiland« est entièrement conçue dans le «mode éolien». Nous traiterons prochainement de l'harmonisation du choral dans les anciens tons d'église après avoir

étudié ceux-ci; mais, pour le moment, nous pouvons nous borner à dire que l'harmonisation d'une mélodie appartenant à ce mode est la même que celle qui résulte de notre mineur actuel à l'exception, toutefois, de ce qui concerne le 7e degré.

Le choral au soprano.

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La cadence du second verset devrait se faire sur l'accord de tonique la mineur avec la tierce dans la partie supérieure; mais cette terminaison étant assez faible nous avons préféré la cadence sur le 6e degré avec la quinte au soprano. La note sensible descend sur la quinte au lieu de monter à la tonique, marche très admissible pour la partie supérieure, beaucoup moins bonne dans les parties intérieures et tout à fait impossible pour la basse. Cette cadence mélodique sur la quinte qui se rencontre dans plusieurs chorals nous donne l'occasion de parler d'une terminaison beaucoup plus rare: le saut direct, par quinte, de l'octave de la dominante à l'octave de la tonique comme, par exemple, on le trouve dans un choral dont le

second verset est ainsi: 50/ | la, la \ si, si \ mi. | Ce mouvement de basse transporté dans la partie mélodique est harmonisé

souvent avec les mêmes notes marchant par mouvement con-

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