‹ Traité complet de diplomatie; (volume 2)Chapitre 34 sur 82 · TOME m. i · texte numérisé non relu

TOME m. i

S. M. le roi de Saxe , d'après b demande que nous lui ayons adressée en commun , a bien roula conduire comme mëdiateur les négociations entamées pour les partages. Dans le cours de celles^i, nons avons promplcment acquis la conyiction qu'un partage fayorabte au bien de l'ensemble de tons nos États ne serait possible qu'autant qu'il y aurait en même temps quelques cessions mutuelles de nos pays ou portions de pays héréditaires. Quelque douloureux que dussent être pour nos cœurs paternels de pareils sacrifices y néanmoins , nous ayons cédé aux considérations puissantes qui les commandaient ^ et nous ayons en6n conclu à Hildbourghausen, le 1 a noyembre de cette année , sous la médiation du roi de Saxe, et ratifié ensuite aujourd'hui, une conyentîon sur toute l'afiaire de cette succession, et dont il résulte ce qui suit :

A. Nous , dac Frédéric de Saxe-Hildbourghausen , cédons tous les États que nous avons possédés jusqu^à présent.

Nous, duc Ernest de Saxe-Gobourg-Saalfeid , cédons la principauté de Saaifdd , le baiUiage de Themar , et les seigneuries de Gobourg , situées sur la rive gauche de la Steinach.

Nous , duc Bernard Érich Freund de Saxe-Meiaingen , cédons les bieos domaniausL de Kahlenberg et de Gauerstadt.

Les pays cédés réciproquement , ainsi que ceux àc Gotha-Altenbourg > qui nous sont récemment échus , seront répartis entre nous de la manière suivante , et possédés par nous dès à présent.

B» Nous , duc Frédéric , recevons la principauté d^Âltenbourg , à TesLception des parties de pays qui , diaprés les dispositions réglées cidessous la lettre D , doivent échoir à Saxe-Meiningen ; le bien noble de Schvanditz , principauté d^Altenbourg , avec la suzeraineté exercée jusqu^ici par Sazjc-Hiidbourgfaausen , et particulièrement ayec les onze viUages d^ Ammebttade , Bûcha, Dienstatdt , Etzelbach, Grafendorf^ Oberhasei, Kolkwitz, Langenolsa , Mozelbach , Saalthal et Schweinitz.

C Nous , le duc Ernest , recevons le duché de Gotha, sans le bailliage de Kranichfeid , et sans la partie de Romhilb , ci-devant à Gotha j les bailUages de Konigsberg et Sonnenfeld ci-devant à Hildbourghausen , le dernier toutefois sans les fiefs du- haut pays de Meinîng qui y ont appartenu } et les domaines de Kahlenberg et de Gauerstadt , situés dsàê

— su —

Il pnndpaclté deCoboticg, et qui ont appartenu pisqu^à présent m Meiaingeii.

Avec ces pays et parties de pays nouveUement acquis , nous continuerons de posséder en outre la principauté de Cobourg , sans les lieux situés 8\a la rive gauche de la Steinach , néanmoins avec les terres et autres appartenances de ces lieux , lesquelles sont situées sur la rive gauche de la Steinach , de manière que l^s lieux de Furth-am-Berg et Horb nous restent avec loutea leurs campagnes.

2). ïfous , due Bernard Ericfa Freund , recevons le duché d^Hîldboorgliausen y à la aeiile exception des bailliages de Konigaberg et Sonnenfeld, et de la suzeraineté du bien noble de Schwandniti dans TÂltenbourg ; la principauté de Saalfeld ; les lieux ci-dessous qui ont appartenu à la principauté de Cobourg , et sont situés sur la rive gauche de la Steinach , saroir : Mupper , Mogger, Liebau , Oerlsdorf , Rotfaeul , Lindenberg , Langenmuss et toutes les terres dites en Jriche i lesdits lieux avec toutes lenrs appartenances , même celles qui se trouvent sur la rive droite de la Steinach ; le bailliage de Themar ; le tiers du baiUiage de Romhilb qui a appartenu jusqu'à présent à Gotha ; le bailliage de Gambourg , chdevant à Âltenbonrg avec la saline , et la petite portion dite des Quatorze - Saints , entourée du territoire de Weimar ; la partie du bailliage d^isenberg confinant au bailliage de Gainbourg , savoir : les villages de Thierscheek , Molau , Kasekirchen; Kauery^itz , Cltenbach , Seu-* selitz ) Seidewitz , Neidschutz , Priesnitz ^ Janisroda , Aue , Boblas , Hei^ ligenkreutz , Kokenitsch et Greitzschen ', le bailliage de Kranichfeld ,- les fiefs possédés jusqu'à présent par Saxe - Hildbourghausen ^ à raison de Sonnenfeld , dans diiSerens endroits du haut pays de Meiniug.

Avec ces pays nouvellement acquis, nous continuerons de posséder tous ceux qui nous ont appartenu jusqu'à présent , à l'exception toutefois des domaines de Kahlenberg et de Gauerstadt.

£q conséqaence , nous accordons notre bienveillance à toutes les autorités , à tous les fonctionnaires y yassaux et sujets 9 dans les pays et parties de pays ci-dessus nommés , ^î se trouvent compris dans le partage et la cession mu-* tuelle , et nous leur .feisons connaître par les présentes (fie nous cédons , en fareur des nonjeaux possesseurs , non seu-» lement la possession jusqu'à présent exercée en commun du pays de Gotha- Altenbourg , mais encore à la part de chacun la possession des pays et parties de pays destinés à être

mutueil^iuentcëdés, et nommés cUdessus lettre A, et nous en prenons possession , tels qu'ils sont assignés ci-dessas lettre B » C et D , à leurs nouTeanx souverains.

En même temps ^ nous dispensons ceux de nos yassauzet sujets qui , en ycrtu de cette convention , se trouvent dans le cas de changer de souverain et seigneur suzerain, des devoirs qui les ont lies jusqu'à présent aux précédens et à leurs maisons ducales, et nous les renvoyons maintenant à leurs nouveaux souverains et suzerains , comme à l'autorité à laquelle Dieu les a soumis. En nous séparant de ces sujets chéris , qui , dans des circonstances difficiles , nous ont donné des preuves de fidélité et de dévouement que nous n'oublierons jamais , nous leur souhaitons tou|;es les bénédictions du ciel , et nous éprouvons le sentiment consolant que ce n'est principalement qu'à leur bien-être que nous disons le sacrifice douloureux de cette séparation , et que le changement de souverain n'a lieu qu'entre les membres amis d'une seule et même famille , qui a la même affection pour tous ses sujets héréditaires, et qui ne voit dans cet échange qu'un moyen nécessaire pour assurer davantage leur bonheur.

En conséquence , nous attendons des sujets que nous acquérons, qu'ils reconnattront'dans nous et les princes nos héritiers et successeurs , leurs souverains , et qu'ils auront pour nous la soumission et la fidélité qu'ils nous doivent; de notre côté, nous les assurons de notre protection et de notre sollicitude paternelle pour leur bien-être.

En foi de quoi nous avons signé cet acte de cession et de prise de possession, et nous y avons fait apposer notre sceau.

Fait à Hildbourghausen , Cobourg-Ehrenbourg et Meiningen Ëlisabethenbôurg , le i5 novembre 1826.

Frédéric H. , duc de Saxe , Ernest H* , duc de Saxe.

Bernard Erich Freund , duc de Saxe.

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