‹ Traité complet de diplomatie; (volume 2)Chapitre 36 sur 82 · CORRESPONDANCE DES SOUVERAINS · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE DES SOUVERAINS

Les souyerains correspondent entre eux , ou par det lettres de Chancellerie , de conseil ou de cérémonie , qui sont soumises à toute la rigueur du cërcmonial » ou par des lettres de cabinet , qui , dégagées d'une partie des formalités , sont devenues d'un usage habituel. Quant aux lettres autographes, elles ne sont assujetties à aucune des règles prescrites par les premières, mais elles prouvent le respect envers les supérieurs , l'amitié entre égaux , et l'estime particulière à l'égard d'un inférieur.

Dans les lettres de chancellerie , V inscription porte d'abord tous les titres du souverain qui écrit , puis les titres du souverain auquel il s'adresse : si la différence des rangs entre les deux princes est très marquée , le supérieur n'ajoute point les titres de l'inférieur; et celui-ci ne pkce les siens qu'après sa signature. Dans le texte de la lettre y on parle de soi-même à la première personne du pluriel. La conclur sion exprime des vœux ou des sentimens , par une formule d'usage. La souscription placée sous la date , et séparément du corps de la lettre , marque la relation des personnes. Les lettres de chancellerie sont contre-signées par le Ministre des affaires étrangères , et expédiées sous couvert , avec le grand sceau de l'Etat ^ et leur suscription reçoit tous les titres du souverain auquel elles sont destinées.

Les lettres de cabinet n'ont d'autre inscription que celle qui caractérise les rapports personnels. Le souverain parle de

loi ausingalier , donoe anàt inférieurs le pronom vous ^ et aux sourerains du même rang les titres de leur dignité , à l'exception toutefois du titre Sire y qui n'est point usité. Ces lettres ne sont point contre-signëes.

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