‹ Traité complet de diplomatie;Chapitre 55 sur 89 · L'ENNEMI · texte numérisé non relu

L'ENNEMI

Les puissances belligérantes ont, en général , recours à l'intermédiaire d'une puissance neutre, lorsqu'elles ont dessein d'ouyrir des négociatioiis sur quelque point d'une importance majeure; mais lorsqu^il s'agit seulement de propositions relatives è des conventions que nécessitent les événemetts commuas de la guerre , on s'adresse directement à Fennemi. Il a donc fallu que Fusage établît des stgiiaux particuliers qui servissent h s'approcher réciproquement avee séc^ité ^ et qui fussent considérés eonmie équivalant à une déclaration expresse qu'on àéAve pariemenier y et qu'on offre ou demande la cessation des hostilités.

C'est ainsi qu'une forteresse assiégée , en arborant un drapeau blanc , annonce le dessein qu'elle

a cFe capituler , et que Pemiemi , en répondant du tambour à ce signal, accorde la fiuspension momentatiée de Tattac^ue, C'est ainsi que dans nn combat naval , un payillbn blàM fait connaître rinteiïfion de se rendre.

Ordînlairement, de simples lettres soniappbriées soit par un trompette , soit par un taïiiboar , qui, après avoir annoncé leur message par le signal usité, les remettent aux avant-postes, quMls ne peuvent dépasser. Lorsqu'il s'agit de quelques négociations, on fait accompagner l'un et l'autre par un officier comme parlementaire ; il est assurément permis de ne pas le recevoir ; mais on ne doit jamais tirer sur lui , à moins que , sommé de s'éloigner, il ne s'y refuse obstinément. S'il est admis , on le conduit , les jeux bandés et sans armes , dans le camp ou dans la ville devant le commandant , et on le ramène de la même manière aux avant-postes, où, après lui avoir ôté le bandeau, on lui rend ses armes. Si l'affaire est de nature à prolonger la négociation , on délivre à ceux qui ont été nommés pour la suivre , des ^auf-conduits ou des passe-ports pour se rendre en sûreté à l'endroit désigné, et ils jouissent de l'inviolabilité des Envoyés.

Dans les guerres maritimes , les canots parlementaires ou de caitel , sur lesquels on arbore un

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pavillon blanc , servent à la transmission des messages. On peut paiement en refuser Tapproche ^ en s*abstenant toutefois de faire feu. On ne leur permet pas d'entrer dans les ports ; ils attendent en rade qu'on vienne prendre les papiers dont ils sont porteurs ou chercher le parlementaire qu^ils amènent,

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