‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome cinquième (volume 2)Chapitre 11 sur 373 · NOMENCLATURE · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE

Il n’y a qu’un petit nombre de viscères qui portent des noms qui leur soient propres, sans autre signification, et dont l’étymologie ne dérive point des anciennes langues savantes, exemple : le foie et la rate. La plupart des dénominations tirent leurs étymologies du grec ou du latin. Ainsi les unes ne sont que des noms anciens francisés, exemple :, le cerveau, le cervelet, l'encéphale, le rein, le cœur, où même des noms anciens conservés, exemple : le pancréas, le thymus. Beaucoup d’autres viscères empruntent

leurs noms anciens ou francisés de circonstances très différentes : 1° de la situation, exemple : éntestin, prostate; 2° dela direction, exemple : rectum; 3° de la forme, exemple : amygdales ; 4° de la longueur, exemple : duodénum; 5° de la structure, exemple : ovaires; 6° des usages, exemple : poumons (rx respirer), matrice (mater); 7° des produits d'élaboration, exemple : glandes salivaires, lacrymales, membranes muqueuses, séreuses. Enfin les parties composantes des organes prennent des noms empruntés de leur forme, exemple : assinet des reins, infundibulum de Y’ethmoide et du troisième ventricule cérébral. Pour les noms communs on ajoute le nom de l’organe ou celui de l’anatomiste qui l’a le mieux décrit, exemple : canaux de Sténon, de Bartholin ; réservoir de Pecquet; pyramides de Malpighi ou de Ferrein (rein); trompes de Fallope ou utérines, trompes d'Eustache ou auriculaires, etc.

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