NERFS DE LA FACE ANTÉRO - SUPÉRIEURE DE L'ESTOMAC
(Ph:22; {a}
Ils sont fournis par le pneumo-gastrique gauche ou antérieur pour le viscére, et par le plexus solaire pour les plexus nerveux vasculaires.
(a) Nerfs fournis par le preumo-gastrique gauche. Ce nert parvenu en avant de l’orifice œsophagien de l'estomac, succède au plexus antérieur de l’œsophage formé lui-même par des branches des deux pneumo-gastriques. Ainsi, comme je l’ai déjà fait remarquer, ce n’est donc que par sa position que le cordon inférieur au plexus peut être nommé antérieur, car il ne procède pas seulement du pneumo-gastrique gauche, mais de tous les deux. Quoi qu’il en soit, au dessous du plexus antérieur de l’œsophage (t. mr, pl. 42 et t. v, pl. 22 et 42), le pneumogastrique antérieur est formé de trois branches considérables : une gauche, une médiane et une droite, la plus forte de toutes. Mais ce qui est important à considérer, c’est que ces branches arrivées à l'estomac ne continuent pas à rester isolées, au contraire, sur l'extrémité œsophagienne de l'estomac, elles s’étalent en un vaste plexus membraneux commun (pl. 42) que j'ai nommé le plexus stomacal antérieur. Dans ce plexus, les trois branches d’origine se mélent de l’une à l’autre par des anastomoses membraneuses en arcades, de manière à fondre leurs influences, mais pourtant assez distinctes par les trajets de leurs divisions principales, pour que le mode de distribution de chacune des trois branches du pneumo-gastrique puisse être suivie dans la région correspondante de l'estomac à laquelle elle est destinée. Ainsi : 1° La branche gauche appartient au cercle œsophagien et à la grosse tubérosité de l'estomac ; cinq à six rameaux dégagés de son bord libre gagnent lesommet dela grosse tubérosité, tandis que de la portion plexiforme de cette branche procèdent déjà douze rameaux qui se ramifient sur la face antérieure du grand cul-de-sac de l'estomac dans toute son étendue. 2° La branche moyenne est plus spécialement celle du corps de l'estomac. De ses anastomoses dans le plexus stomacal avec les deux autres branches dont elle est l'intermédiaire, procèdent dix à douze rameaux plexiformes qui se répandent sur toute la région médiane antéro-supérieure de l'estomac. 3° La branche droite envoie d’abord d’eile-même sur ces vaisseaux du foie plusieurs ‘gros rameaux plexiformes qui concourent avec ceux émanés du plexus solaire à former les plexus hépatiques ; puis deses branches de continuation anastomosées dans le plexus comme avec celles de la branche médiane, elle fournit un grand nombre de rameaux plexiformes qui vont se distribuer sur la face antérieure de l'extrémité droite du Corps, du petit cul-de-sac et de la portion pylorique de l’estomac.
(b) Nerfs vasculaires fournis par le plexus solaire. Ts se montrent partout ramifiés en petits plexus microscopiques à la surface des couples de vaisseaux, artères et veines, et font suite aux plexus d’origine émanés sur l’autre face du plexus solaire.
ESTOMAC
NERFS DE LA FACE POSTÉRO-INFÉRIEURE DE L'ESTOMAC. (PL. 22 bis).
Ils proviennent du nerf pneumo-gastrique droit ou ‘postérieur et du plexus solaire.
(a) Nerfs fournis par le preumo-gastrique droit. Ce nerf, sur l'extrémité stomacale de l’œsophage, constitue une forte branche plate, qui succède elle-même à un plexus œsophagien postérieur où se mêlent les deux troncs pneumo-gastriques (t. mt, pl. 49). C’est la même observation que nous avons faite sur l’autre face. D'où il résulte que sur l'extrémité stomacale de l’œsophage, le cordon antérieur n’est que pour la majeure partie la continuation du pneumo-gastrique gauche, et le cordon postérieur n’est aussi que pour la majeure partie la continuation du pneumo-gastrique droit; mais contrairement à l'opinion établie, sur chaque face, le cordon pneumo-gastrique est formé par le mélange inégal des deux nerfs. Ces faits étant établis : en arrière de l’orifice œsophagien, du tronc du pneumogastrique droit ou postérieur se dégagent les branches qui vont à la face postérieure de l'estomac. Ces branches qui sont aussi gauches, médianes et droites, prennent également un aspect plexiforme. 1° Les branches du coté gauche, au nombre de deux ou trois, naissent en regard de l’orifice œsophagien. Elles forment aussi un plexus stomacal postérieur d’où procèdent en divergeant trois sortes de rameaux; cinq ou six ascendans qui se distribuent au sommet de la grosse tubérosité; autant de rameaux transverses qui se ramifient sur le grand cul-de-sac et quelques autres qui se répandent sur la face postérieure du corps de l’estomac. 2° Deux branches du côté droit naissent un peu au-dessous des précédentes et vont se distribuer en rameaux divergens au corps, au petit cul-de-sac et à l’extrémité pylorique de l'estomac. 3° Des branches médianes, deux ou trois sont fournies chez divers sujets, tantôt par les branches gauches et droites, tantôt par le tronc même du pneumo-gastrique.
(b) Nerfs vasculaires fournis par le pneumo-gastrique droit et par le plexus solaire (PI. 22 bis). Les plexus vasculaires des vaisseaux de l'estomac forment autour des vaisseaux un filet ou réseau très serré de nerfs qui les environnent comme une sorte de fourreau (voyez PI. 43). Ces nerfs émanent du plexus cœliaque formé lui-même par les nombreux rameaux plexiformes émanés des ganglions solaires (PI. 62). Le pneumogastrique droit envoie deux ou trois gros filets aux plexus coronaires stomachique et splénique (PI. 22 bis), et plusieurs branches considérables au plexus hépatique (PI. 42). De ces plexus vasculaires principaux émanent avec les divisions des vaisseaux tous les petits plexus secondaires des artères et veines gastro-épiploïques, des vaisseaux courts, puis successivement des branches, des arcades anastomotiques, et enfin des rameaux et ramuscules jusque dans l’infiniment petit où nous les retrouverons plus loin à l’aide du microscope.