PROCÉDÉ ALLEMAND (M. SIMON
Figure i. Position sacro-dorsale, dans laquelle le bassin est plus élevé que le thorax.
Figure 11. Montre comment se font la mise à jour et l’avivement d’une fistule vésico-vaginale dans le procédé allemand. La mise à jour s’obtient par la traction exercée par un aide sur des fils passés à travers les lèvres du col utérin; deux leviers latéraux la complètent. Une sonde passée dans l’urètlire sert soit à empêcher la saillie de la paroi antérieure de la vessie, soit à dégager les lèvres de la fistule.
L’avivement est exécuté à l’aide d’une longue pince qui saisit et tend une lèvre de la fistule. Un bistouri droit et pointu est introduit, comme le- montre la figure, et suit le trajet de la ligne ponctuée; il enlève ainsi un biseau qui comprend toute l’épaisseur de la cloison, depuis la muqueuse vaginale jusqu’à la muqueuse vésicale, ce qui donne l’ avivement en entonnoir profond. Pour rendre la manœuvre plus facile, deux crochets agissent de concert avec la pince et tendent parfaitement la paroi sur laquelle on opère ; on les déplace lorsque le bistouri arrive sur la lèvre postérieure.
Figure ni. Disposition des fils. La sonde est restée dans l’urèthre et peut rendre quelques services pendant ce temps de l’opération ; l’aide maintient toujours le col abaissé, et les parois latérales restent écartées par les leviers. Les fils sont placés sur deux rangs alternativement; les
deux derniers sont très-près des angles avivés et appartiennent à la rangée qui est la plus près des lèvres de la fistule, et qui constitue la suture de réunion; les fils qui pénètrent plus haut forment une autre rangée pour la suture de rapprochement ; les fils de M. Simon sont en soie, bien lisses et fins ; ils sont bien plus rapprochés que dans le procédé Jobert. Une figure de la planche suivante montrera l’introduction des aiguilles.
Figure iv. Aspect de la fistule après que les fils ont été noués par un double nœud. On voit bien les deux rangées formant la suture de réunion et la suture de rapprochement ; cette dernière doit être plus serrée que l’autre.
Figure v. Est destinée à faire comprendre le procédé de M. Duboué :
a. Coupe idéale montrant la disposition des lambeaux et le trajet des fils;
b. Bouton percé de deux trous de part en part;
c. Disposition des boutons et des fils lorsque les sutures sont en nombre pair ;
d. Modification lorsque les sutures sont en nombre impair ; on voit que quelques-uns des boutons doivent être percés de trois trous ;
e. e. e. Coupe idéale montrant l’action des boutons et Endossement des lambeaux après le rapprochement.