‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome septième bis (volume 3)Chapitre 43 sur 68 · PROCÉDÉ DE M. MARION SIMS. — NOUVEL INSTRUMENT UNISSANT · texte numérisé non relu

PROCÉDÉ DE M. MARION SIMS. — NOUVEL INSTRUMENT UNISSANT

Figure i. Decubitus latéral gauche, position des mains.

Figure ii. Spéculum de M. Sims. Les deux extrémités ont une grosseur différente.

Figure iii. Trois instruments pour l’avivement de la fistule : une longue pince à dents de souris ; un petit crochet aigu monté sur un long manche, le crochet ne doit pas être très-courbe pour pouvoir se retirer facilement ; longs ciseaux coudés. On emploie aussi quelquefois un crochet mousse, pour décoller la muqueuse après les premiers coups de bistouri, et c’est après, ce décollement qu’on implante le crochet aigu et qu'on fait agir les ciseaux.

Figure iv. Bistouris coudés en deux sens opposés, servant aussi à pratiquer l'avivement ; on peut les remplacer par un seul bistouri à lame mobile.

Figure v. Montre les instruments en action. Le crochet a saisi la muqueuse vaginale que les ciseaux ont coupée obliquement; au-dessous de cette muqueuse détachée, on aperçoit la paroi vésicale.

Figure vi. Porte-aiguille en forme de pince à pansements, dont les mors sont très-près de l’articulation. Cet instrument est fermé d’après le système Charrière; M. Mathieu a un autre système de fermeture qui est aussi très-ingénieux. On voit que le fil de soie passé dans le chas de l’aiguille est double.

Figure vii. Trois instruments destinés à faciliter la suture. Le premier, à droite, est une petite fourche à branches mousses, sur laquelle on fait basculer l’aiguille pour aider son passage à travers la plaie. Celui du milieu, nommé fulcrum, est droit ou coudé suivant le besoin ; sa partie plate présente une fente, dans laquelle on introduit les fils pour les tendre, les courber et les fixer. L’instrument de gauche est un crochet mousse servant soit à faciliter la pénétration de l’aiguille en déprimant les chairs derrière elle, soit à relever les lèvres de la plaie ou les fils.

Figure yiii. Pince à mors plats et coudés, pour tordre les fils d’argent ; une des branches est munie d’une espèce de gaine, qu’on fait glisser de haut en bas pour maintenir la pince fermée.

Figure ix. Coupe fictive montrant le trajet que chaque fil doit parcourir et l’obliquité de l’avivement.

Figure x. Passage des fils de soie. Un premier fil est placé pour l’angle gauche ; le crochet tend la lèvre antérieure de la fistule ; l’aiguille chargée du second fil la traverse, poussée par la pince porte-aiguille.

Figure xi. Tous les fils ont été passés, puis noués sur un petit morceau de bois, pour éviter la confusion :.Le premier fil de soie à droite a servi à conduire un fil métallique, qui est déjà passé dans la fente du fulcrum et que l’on commence à tordre.

Figure xii. Manière dont s’opère la torsion. Le fulcrum est appliqué sur la plaie, en glissant le long des fils qui sont engagés dans sa fente. La pince à mors plats exécute une dizaine de tours, après avoir tiré convenablement sur les fils. La figure xii bis est une coupe fictive qui démontre le rapprochement des lèvres de la fistule, produit par cette traction sur les fils, après l’application du fulcrum.

Figure xiii. Montre l’enlèvement des fils ; une longue pince saisit les bouts tordus d’une suture ; la pointe des ciseaux est insinuée dans l’anse des fils, de manière à en couper un côté ; puis la pince tire sur le bout et enlève toute la suture.

Figure xiv. Sonde en S allongée, taillée en bec de flûte à l’extrémité libre, percée de très-petits trous latéraux à l’extrémité vésicale.

Figure xv. Instrument unissant de M. Luer pour la guérison, sans avivement, des fistules vésico-vaginales et autres solutions de continuité analogues. Il agit par pression continue ; sur la figure, il est fermé : trois griffes terminent chaque branche ; en arrière de ces griffes, il y a deux saillies transversales mousses, triangulaires et pressant l’une sur l’autre quand la pince est fermée. Pour ouvrir cet instrument, on appuie sur les branches postérieures, soit avec les doigts, soit avec une pince dont les mors ont deux pointes qui slîjplacent dans des trous correspondants.

Figure xvi. L’instrument est placé ; les deux lèvres de la fistule sont accolées et font saillie entre les branches ; la compression déterminera une inflammation adhésive et peut-être la mortification de leur extrémité libre. Le rôle des griffes est de maintenir l’accolement des deux lèvres en arrière de la portion comprimée.

Figure xvii. Montre le résultat ; les lèvres se sont réunies en formant un bourrelet en arrière dupuel se voient les piqûres faites par les griffes, et les plis qui en résultent. Cet instrument pouvant déterminer une perte de substance, on peut craindre une augmentation de l’étendue de la fistule, si l’on n’obtient pas la réunion. Nous l’avons fait connaître parce que sa double action mérite une attention particulière.

Suppléments à la Médecine opératoire

Page 1