‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome septième bis (volume 3)Chapitre 45 sur 68 · DU COL DE L’UTÉRUS · texte numérisé non relu

DU COL DE L’UTÉRUS

PESSAIRES INTRA-UTÉRINS.

Les figures 1, 11, 111, iv, v, sont tirées du mémoire du D r Barnes ( Transactions of the obstétrical society of London, vol. VII) et font comprendre à quelles variétés de forme du col utérin s’applique l’opération qu’il préconise.

Figures i et n. Aspect le plus ordinaire des cols coniques, profil et face ; nullipare.

Figure iii. Variété de col conique, avec flexion ; l’insertion vaginale se fait presque au niveau de l’orifice interne du col ; l’orifice externe est si étroit qu’il y a là une obstruction, et que la cavité cervicale ne communique pas librement avec le vagin.

Figures iv et v. Deux cols qui présentent encore un rétrécissement de l’orifice externe, bien que les femmes sur lesquelles on en a pris le dessin, aient accouché chacune d’un enfant à terme ; ce qui prouve, d’après le D r Barnes, l’insuffisance de la dilatation pour obtenir une guérison définitive.

Figure vi. Montre l’action du métrotome du professeur Simpson. La gaine a été introduite au-delà de l’orifice interne du col, comme l’indique la figure ponctuée ; en ouvrant l’instrument et le tirant en même temps en bas, on a fait parcourir à la lame le trajet oblique indiqué par la ligne ponctuée, tracée sur la coupe de la paroi utérine. Lorsque cette section oblique est achevée, la lame se trouve dans le cul-de-sac utéro-vaginal et la gaine de l’instrument est encore dans la cavité cervicale.

Figure vii. Section faite par le métrotome double du D r Greenhalgh. Les lames s’écartant graduellement donnent une incision double qui a la forme d’une ellipse, indiquée par les lignes pointillées. On remarquera que la section de la partie intra-vaginale du col faite par cet instrument ne s’étend pas jusqu’à l’angle de réflexion du vagin sur le col.

Figure viii. Procédé du D r Barnes. Son instrument est introduit dans la cavité du col par la branche qui a la forme d’une sonde ; l’autre branche, à bord concave et tranchant, s’applique sur la partie intravaginale du col ; en pressant sur les anneaux de cette espèce de paire de ciseaux, on fera une section indiquée par la ligne ponctuée.

Figure ix. Figure d’ensemble montrant, d’après M. Marion Sims, les sections opérées par différents procédés. La ligne ab montre le résultat obtenu par les ciseaux coudés. Les lignes ac, bc , le trajet parcouru par le bistouri boutonné. Les lignes de, df tracent la marche des deux la mes du métrotome double perfectionné par les fabricants français, MM. Mathieu et Charrière.

Figure x. Opération de M. Sims dans le cas où il y a simultanément étroitesse des orifices du col et antéflexion. L’indication qu’il veut remplir est d’établir un canal rectiligne, en faisant une ouverture inférieure qui réponde à l’axe de la cavité utérine. La figure montre une coupe fictive pour faciliter l’intelligence des détails, a symphyse du pubis, b grande lèvre droite, c vagin, d utérus, t ténaculum fixant la lèvre antérieure de l’utérus. La partie ombrée, étendue du ténaculum au col du sac postérieur du vagin, représente une première section faite avec des ciseaux droits sur la lèvre postérieure du col. f est le manche du bistouri mousse à lame mobile. Cette lame suit

dans la cavité utérine le trajet indiqué par le pointillé qui la représente : on la voit placée d’abord dans le fond de la cavité, coupant ensuite la paroi postérieure et sortant par l’ouverture que les ciseaux ont faite dans le premier temps. Le canal utérin se trouve ainsi redressé et raccourci.

Figures xi et xii. Coupes de l’utérus au niveau de l’orifice interne du canal cervical, montrant la grandeur normale de cet orifice et les vaisseaux volumineux qui se trouvent à ce niveau.

Figure xiii. Métrotome de M. Simpson.

Figure xiv. Le même instrument modifié par les fabricants français.

Figure xv. Métrotome à double lame du D r Greenhalgh. On a vu son action dans la figure vu.

Figure xvi. Le même instrument très-simplifié par MM. Mathieu, Robert et Colin, et donnant les résultats indiqués dans la figure ix.

Figure xvi bis. Hystérotome du D r Aveling. La charnière C de la lame L est à l’extrémité de l’instrument au lieu d’ètre au centre comme dans celui de Simpson. En pressant simplement sur le manche jusqu’à la rencontre de la vis Y, on fait une incision étroite en haut et large eu bas. Cet instrument est volumineux; on le voit ici de demi-grandeur; pour pouvoir lui faire franchir le col, on est obligé de faire une dilatation préalable.

Figure xvii. Ciseaux servant à accomplir le premier temps du procédé de M. Sims.

Figure xviii. Bistouri à lame mobile en différents sens, servant à exécuter le second temps de ce procédé. Cette lame peut être solidement fixée au moyen d’un écrou placé à l’extrémité inférieure du manche ; en le tournant on pousse un tenon dans un petit trou comme on le voit dans la figure xix.

Figure xx. Tubes en laminaria digitata percés d’un trou latéral poulie passage du fil qui sert à les retirer. Il y en a de grosseurs intermédiaires.

Figure xxi. Pessaire intra-utérin du D r Greenhalgh, grandeur naturelle ; le corps est en caoutchouc vulcanisé, les ailes sont en métal. On l’introduit, les ailes fermées, à l’aide d’une tige centrale ; lorsque cette tige est retirée, les ailes s’écartent comme le montrent les lignes ponctuées, et l’instrument se maintient seul dans l’utérus. Pour pouvoir l’introduire il faut avoir dilaté cet organe.

Figure xxii. Autre tige intra-utérine employée par le D r Aveling, demi-grandeur ; en tirant ou en poussant la tige interne, on ferme ou on écarte les ailes. Pour introduire cet instrument on le place à l’extrémité du mandrin, figure xxii bis. Ce pessaire ne sert aussi qu’après l’incision ou la dilatation du col.

Figure xxiii. Autre tige intra-utérine de MM. Robert et Colin, grandeur naturelle ; elle est toute en métal, et s’applique fermée à l’aide d’un tube qui l’engaîne comme on le voit figure xxiii bis.

Figure xxiv. Dilatateur utérin de Priestley, vu fermé.

Figure xxiv bis. Il est vu ouvert ; en tournant la vis qui termine le manche on règle l’écartement à son gré.

Suppléments à la Médecine opératoire .

Page 1