ÉCRASEMENT LINÉAIRE
Figure i. Hystéromëtrie dans le cas de deux corps iibreux occupant les parois antérieure et postérieure de l’utérus ; la sonde a ne peut suivre qu’un seul trajet et n’a aucune mobilité en avant et en arrière.
Figure ii. Hystérométrie dans un cas de polype fibreux inséré sur le fond de l’utérus. Trois sondes abc indiquent la manière dont l’exploration peut être faite et les résultats très-précis qu’elle fournit.
Figure iii. Écraseur linéaire de MM. Chassaignac et Mathieu, a est la poignée qu’on tient de la main gauche, b b est un levier dont la main droite fait alternativement basculer les deux extrémités. Ce levier fait mouvoir la crémaillère c dans une gaine plate; d d cliquets qui s’engrènent dans les dentelures des crémaillères. De l’extrémité supérieure de la gaine sort la chaîne ou ligature métallique articulée.
Figure iv. Porte-chaîne destiné à maintenir ouvert l’anneau formé par la chaîne de l’écraseur, de manière à pouvoir le placer commodément autour des tumeurs qui occupent des cavités profondes. Ce porte-chaîne de M. Mathieu se sépare complètement de l’instrument principal.
Figure v. Écraseur droit de Charrière. La partie motrice se compose d’une vis et d’un écrou à volant. La chaîne est tirée simultanément par les deux chefs qui viennent se fixer à la pièce terminale de la vis. L’extrémité supérieure de cet écraseur est mobile ; il suffit de faire glisser un coulant, pour la remplacer par une autre extrémité plus appropriée à l’opération qu’on veut faire. La figure vi est une de ces pièces de rechange, elle donne l’écraseur courbe. La chaîne peut aussi être remplacée par des fils ou des cordes métalliques suivant le besoin.
Figure vii. Autre écraseur à vis de Charrière ; il est mû par deux écrous qui permettent d’obtenir le mouvement de va-et-vient alternatif comme dans l’instrument de M. Chassaignac.
Figure viii représente les crémaillères de M. Chassaignac. En a se voient les deux branches. Celle de droite est munie d’une crête qui entre dans une rainure correspondante de la branche gauche. Les chiffres indiquent les divisions d’une échelle graduée, qui permet d’apprécier le degré de constriction, pendant la marche de l’instrument. b est une extrémité de la chaîne articulée avec une des crémaillères ; c est l’autre extrémité dont on voit les mortaises prêtes à recevoir les tenons de l’autre crémaillère.
Figure ix montre l’articulation des chaînons, et la figure x est une coupe qui fait voir le mécanisme intérieur de cette articulation.
Figure xi. Pince à polypes, à coulisse et à constriction fixe.
Figure xii. Pinces de Greenhalgh, à branches glissantes l’une sur l’autre, ce qui permet d'appliquer les mors à des hauteurs différentes sur chaque côté du polype. Pour obtenir cet effet, l’une des branches est fendue sur la ligne médiane, et un écrou placé sur l’autre branche sert à fixer où l’on veut l’articulation de ces branches.
Figure xiii. Pince érigne Robert. Chaque branche se termine par trois pointes dont l’extrémité est recouverte par une petite tige transversale, de manière à les empêcher de piquer lorsqu’on les introduit. Quand les deux branches ont été placées ensemble ou séparément, on fait saillir les dents qui pénètrent dans la tumeur et la saisissent solidement. Chaque branche isolée peut servir d’érigne qu’on introduit sans blesser les organes et qui ne pique qu’après avoir été bien placée où l’on veut.
Figure xiv. Érigne à quatre crochets, à dilatation et à bascule de M. Maisonneuve.
Figure xv. Érignes simples à bascules, qu’on peut maintenir au degré d’écartement voulu, dans les deux sens.
Figure xvi. Serre-nœud de Sotto de Gand, plus simple que celui de Desault.
Figure xvii. Porte-ligatures et serre-nœuds réunis dans un même instrument de Charrière. Les deux tiges latérales, dans l’extrémité supérieure desquelles on voit les fils engagés, peuvent se séparer du corps de l’instrument; on les place une à une autour de la tumeur; puis on les unit au serre-nœud en les faisant passer dans les ouvertures de deux pièces en saillie; on n’a plus qu’à enrouler les bouts des fils autour d’un anneau placé près de l’extrémité inférieure, et à tourner la vis terminale pour étreindre la tumeur.
Figure xviii. Appareil de Niessen modifié par Gooch. a deux canules libres dans lesquelles on introduit les fils. Quand la tumeur est liée, on place chaque canule dans des anneaux métalliques soudés à chaque extrémité d’une mince tige également en métal ; b les deux canules sont ainsi bien unies, comme on le voit, en c. Tirant alors fortement sur les extrémités libres des fils, on les tord et on les fixe à un petit crochet qui se trouve soudé aux anneaux inférieurs, et qu’on ne voit pas sur la figure parce qu’il est situé en arrière.
Figure xix. Instrument de Mikschik placé au bout de l’index pour exciser un polype; le fil qu’on y voit est maintenu dans la paume de la main par les autres doigts.
Figure xx. Ablation d’un polype fibreux par écrasement linéaire. Le polype implanté sur le col a été attiré à la vulve. Deux pinces de Museux, placées l’une d’avant en arrière, l’autre transversalement, le maintiennent solidement. La chaîne de Vécraseur droit Chassaignac a été placée sur le pédicule, tout près du col, et le corps de l’instrument est incliné dans la direction de l’aine gauche.
Figure xxi. La même opération, exécutée à l’aide d’un écraseur courbe, a symphyse du pubis, b vessie. On voit que l’utérus et le polype n’ont pas été préalablement abaissés.
Figure xxu. Ablation d’un polype fibreux intra-utérin, bilobé et à pédicule large et court, à l’aide d’un écraseur muni du porte-chaîne de M. Sims. L’utérus a été convenablement dilaté, et le porte-chaîne a permis de placer l’instrument comme on le voit ; il n’y a plus qu’à faire rentrer le porte-chaîne dans la gaine et à exercer la constriction.
Figure xxiii. Polype utéro-folliculaire en forme de battant de cloche, implanté sur la lèvre postérieure du col. Le pédicule est saisi par le polytrite du docteur Aveling; en tournant une vis placée à l’extrémité opposée de l’instrument, le pédicule sera écrasé.
Figure xxiv. Polype fibreux implanté sur la lèvre postérieure du col. Le pédicule est embrassé par un fil métallique et sera coupé par le procédé de la ligature extemporanée. Le fil est passé dans un serre-, nœud légèrement courbe.
Figure xxv. Destruction d’un polype fibreux par des flèches de pâte de Canquoin introduites dans son épaisseur à l’aide de quelques ponctions faites avec un bistouri droit.
Figure xxvi. Polype fibreux implanté sur le fond de l’utérus, et attaqué sans exercer de tractions sur ce fond, par Y écraseur emporte-pièce de M. Nélaton.
Figure xxvii. Polype fibreux naissant sur le museau de tanche. Des pinces de Museux le tiennent légèrement abaissé; le polypotome de M. Simpson a été placé sur le pédicule; la lame sort de sa gaine pour exciser ce pédicule.
Figure xxviii. Ligature d’un polype par le procédé Favrot. a et b sont les deux bouts de sonde dans lesquels on a passé le fil double, c est le fil qui n’a pas été abaissé et qui a été porté en arrière du pédicule du polype, d est le fil qu’on avait d abord fortement abaissé et qu’on est en train de faire remonter en tirant sur les deux chefs libres qui sortent de la sonde du côté droit. Si l’on tire un peu plus, l'anse de fil sortira tout à fait de la sonde du côté gauche et le pédicule sera entouré par le fil.