LIGATURE AUTOMATIQUE
Figure i. Montre l’incision faite à la paroi abdominale, sur la ligne médiane, Pour ouvrir le péritoine, sans crainte d’inciser le kyste, l’opérateur le soulève à l’aide d’uDe pince à dents de souris, et fait une boutonnière en portant le bistouri à plat.
Figure ii. Ponction du kyste. Les mains d’un aide compriment l’abdomen pour faire saillir le kyste ; l’opérateur fixe ce kyste avec deux doigts de la main gauche et sa main droite enfonce le trocart près de ces deux doigts.
Figure iii. Pour faciliter l’extraction du kyste, dont les parois sont suffisamment résistantes, on en pédiculise une partie de la manière suivante : sans retirer du kyste la canule qui a servi à l’évacuation du liquide, on soulève d’une main une partie de la paroi, puis on réintroduit le poinçon dans la canule et on perce une seconde fois le kyste, mais cette fois de dedans en dehors, à 6 ou 8 centimètres de la première ponction. Un aide entoure alors d’une ligature fortement serrée la partie du sac qui se trouve au-dessous de la canule ; cette ligature empêche l’écoulement dans l’abdomen des liquides qui peuvent encore rester dans le kyste ; on a alors une espèce de poignée constituée par la canule, on la saisit d’une main pour tirer le kyste au dehors ; les doigts de l’autre main poussent le kyste pour aider son passage à travers la plaie. (De Krassowsky.)
Figure iv. Dans le cas de kyste friable, la main droite et une partie de l’avant-bras sont enfoncés dans l’abdomen pour soulever la tumeur, pendant que la main gauche la tire avec précaution à l’aide de la canule.
Figure v. Montre la section du pédicule du kyste à l’aide du cautère actuel, procédé de Baker-Brown. Un aide maintient le kyste A hors de l’abdomen ; un autre aide, placé aux pieds de la malade, comprime les parois abdominales en rapprochant les bords de la plaie ; pour protéger ses mains on les recouvre de compresses mouillées. Le pé dicule est comprimé dans le clamp B (voyez planche xiv, fig. xx). Le chirurgien, saisissant d’une main le manche du clamp, porte de l’autre main le cautère G sur le pédicule, qu’il coupe en l’appuyant avec le cautère sur la crête saillante du clamp.
Figure vi. Les doigts rompent les adhérences récentes et faibles.
Figure vu. Clamp du D r Péan, pour écraser et cautériser; lés valves sont incurvées ; le manche peut être coudé de différentes façons dans la portion voisine de ces valves ; il est bon d’en avoir plusieurs de courbures variées. (Guéride.)
Figure viii. Clamp à vis du même chirurgien, pour diviser par écrasement linéaire et cautériser les adhérences. (Mathieu.)
Figure ix. Ligateur automatique du D r Cintrât et de Guéride, permettant de faire, sans le secours d’aucun aide, des ligatures dans les
cavités inaccessibles aux doigts ; l’instrument fait le nœud et coupe le fil ; il peut servir seul ou monté sur une pince comme dans notre figure. Vu seul, le ligateur se compose de deux pièces principales; une aiguille et sa gaine. Voici comment on l’emploie : on monte le coulant A presque au haut de la crémaillère F ; on introduit les deux bouts d'un fil métallique dans les deux trous du bec de l’aiguille, et on les pousse jusqu’à ce qu’ils viennent sortir par un trou percé en haut de l’aiguille ; prenant alors les deux bouts du fil sortis par ce trou, on tire dessus, jusqu’à ce que l’anse du fil vienne s’appliquer fortement sur la cloison qui sépare les deux trous, et on fixe solidement les deux fils en les enroulant autour du bouton C ; on tire même sur le coulant A pour que les fils soient mieux tendus. Puis, prenant l’aiguille d'une main, on soulève avec l’ongle du pouce de l'autre main un ressort adapté au coulant, et en poussant on fait descendre ce coulant jusqu’à son point d’arrêt; les fils ressortent par le bec de l’aiguille bien accolés; l’aiguille ainsi munie de son fil est introduite dans sa gaine et on donne à l’anse de fil la forme d’un anneau.
Ainsi préparé, le ligateur peut servir soit seul, soit monté sur sa pince. Pour le monter sur la pince, on fait passer la tète de cette pince dans l’anse de fil, en dirigeant le bec du ligateur vers le bec de la pince, et on unit les deux pièces en introduisant un crampon de la gaine dans une fente de la pince. Saisissant avec la pince l’objet qu’on veut lier, on la ferme en poussant son verrou; puis, tenant cette pince d’une main, on tire avec l’index de l’autre main sur le coulant A, le pouce s’arc-boutant sur le bouton qui surmonte ce coulant; cette manœuvre fait rentrer le fil dans le ligateur et serre la partie saisie ; ayant reconnu par la résistance que cette partie est bien étreinte, on fait exécuter à l’aiguille deux tours sur elle-même, et la ligature est faite. Quelques tours de plus, le fil est coupé. Si l’on désire, au lieu d’une ligature perdue, laisser les fils dans toute leur longueur, on les détache du bouton où ils sont enroulés, on ouvre la pince et on tire l’instrument vers soi ; le fil glisse dans le ligateur et reste sur le point lié. La figure représente le ligateur monté sur sa pince, qui saisit l’extrémité d’une artère; l’anse est passée autour de cette artère, on n’a plus qu’à tirer sur le coulant.
Figure x. Pince à pression continue, servant à comprimer les artères, ou les adhérences très-vasculaires. On y a ajouté un fil et un anneau qu’on maintient au dehors, et qui permettent de retrouver la pince dans l’abdomen.
Figure xi. Aiguille, présentant à une extrémité un fer de lance, et à l’autre un trou taraudé, dans lequel on visse des cordes métalliques. On peut ainsi passer facilement ces cordes à travers les gros pédicules qu’on divise par portions à l’aide d’un serre-nœud.