‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 356 sur 407 · FIGURES 5, 4 ET 5. — PAPILLE CALICIFORME · texte numérisé non relu

FIGURES 5, 4 ET 5. — PAPILLE CALICIFORME

Grossissement de 20 diamètres. — A 2 dimensions, 400 fois. — À 3 dimensions, 8, 000 fois.

FIGURES 3 et 4. PAPILLE CALICIFORME D'APRÈS MES RECHERCHES FIGURE 3. Grande papille caliciforme non injectée. — Gelte figure a été décalquée sur la langue de forte dimension d’un homme adulte. La pièce avait été macérée pendant quelques jours dans de l’eau aciäulée avec lacide azotique. C’est à cette préparation préalable que la papille doit sa netteté de détail et l'aspect de fermeté qui la caractérise.

Le principal objet de cette figure, qui assimile la papille caliciforme à toutes les autres de la figure 1, est de montrer que toute papille quelconque, indépendamment de ses vaisseaux, est essentiellement formée de cylindres d’une substance spéciale née des prolongemens de la membrane nerveuse papillaire, quoique le mode d’émergence, pour ces papilles de la portion pharyngienne de la langue, soit un peu différent de celles de sa portion buccale (fig. 1), comme nous

allons le voir plus loin (fig. 4).

A. Noyau central ou corps de la papille. Il se montre de lui-même subdi- B,B. Anneau ou bourrelet circulaire, formé des mêmes cylindres que le visé par des sillons marquant des écartemens entre les séries de cylindres corps papillaire qu’il enveloppe. papillaires. Mais il est bon d'observer qu’il suffit de promener un pinceau à C. Sillons de séparation comme il s’en présente sur le noyau central. la surface de la papille pour déplacer ces sillons et en opérer à volonté D, D. Grand sillon ou gouttière circulaire qui sépare le corps de la papille d’autres en différens sens, qui ne font que traduire l'indépendance des cylin- de son bourrelet annulaire.

dres papillaires, les uns à l'égard des autres. FIGURE 4. Fragment d’une pupille caliciforme préparé pour en montrer la structure. La papille est vue un peu obliquement, reposant sur la base que lui fournit la membrane papillaire. Un segment formant environ le tiers de l’anneau et du corps de la papille, en a été enlevé pour montrer à la base la manière dont se comportent les vaisseaux et les nerfs. La moitié du côté gauche de la papille est figurée non injectée, et par cela même, montre mieux la structure nerveuse. La moilié du côté droit, au contraire, est représentée injectée, et montre, naissant du réseau sanguin de la membrane nerveuse sous-jacente, les anses des vaisseaux dont les amas et les contours

sinueux masquent les cylindres papillaires.

On voit que dans cette portion postérieure ou gutturale de la langue, la structure de la membrane papillaire est différente de ce qu’elle s’offre dans Ja portion antérieure ou proprement buccale. Ici le nerf glosso-pharyngien, par les anastomoses de ses filets, s’épanouit bien en une membrane nerveuse, base d'implantation des papilles, mais ces filets peuvent être suivis sous le microscope, aboulissant aux cylindres papillaires, du reste beaucoup plus volumineux que les nervules qu’ils reçoivent. Nous avons vu qu’il n’en est pas de même de la membrane papillaire antérieure (figure 1), ou la continuité des nerfs ne se distingue plus dans le plexus commun d’où naissent les racines des cylindres papillaires.

A. Sillon circulaire de séparation du corps de la papille avec son bourrelet circulaire.

B. Portion injectée du noyau central, avec ses anses vasculaires.

C. Portion non injectée, montrant à nu les cylindres papillaires.

D. Contour extérieur du bourrelet annulaire.

E. Son extrémité injectée. — F. Son extrémiié non injectée.

G. Bord coupé de la membrane papillaire maintenu par des érignes.

H. Réseau vasculaire de la membrane papillaire d’où naissent les vaisseaux en anses des cylindres de la papille,

I, Ramifications du nerf glosso-pharyngien, qui vont se rendre dans les cylindres papillaires.

FIGURE 5. Papille caliciforme injectée d'après Arnold (Tab. anat. fascic. 2, Tab. 10, fig. 14). Cette figure, dessinée au même grossissement que les nôtres n’en diflère pas sensiblement.

fond du grand sillon circulaire.

Cette figure, comme celles de J. Berres, montre la papille uniquement

vasculaire.

A. Mamelon central de la papille.

B, B. Son bourrelet annulaire.

C, ©. Sillon circulaire qui les sépare.

D, D. Orifices de follicules indiqués par les micrographes allemands, au

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