NERF ACOUSTIQUE
fournit un nerf tympanique et donne des branches musculaires aux muscles cutanés du cou et au digastrique.
Oiseaux. Chez eux le facial est encore relativement très peu considérable, il prend naissance sur les côtés de la moelle allongée au devant du nerf acoustique. Avec ce dernier nerf il pénètre dans le rocher, puis s’anastomose avec le grand sympathique et sort de la caisse du tympan par une ouverture située derrière l'os tympanique. Il distribue ses filets aux muscles digastrique et élévateur de l’os hyoïde, ainsi que dans les muscles cutanés de la nuque et du cou.
Il contracte des anastomoses nombreuses avec les branches des nerfs glosso-pharyngien, pneumo-gastrique, hypo-glosse et avec le deuxième nerf cervical.
Mammifères. Te nerf facial présente un beaucoup plus grand développement, surtout chez certains mammifères qui ont la face très considérable. Les rameaux qui vont aux oreilles, au museau, au groin ou à la trompe chez les animaux qui en sont pourvus, présentent un volume proportionnel à celui des agens moteurs de ces organes.
Chez les dauphins il se distribue en majeure partie aux muscles de l’évent.
C’est encore lui qui met en mouvement les moustaches mobiles de certains carnassiers ; il diffère du reste peu dans sa distribution de celui de l’homme, et la corde du tympan paraît ne jamais manquer chez les mammiféres.
Fonctions du nerf facial.
Les observations pathologiques sur l’homme et les expériences sur les animaux tendent à démontrer que le nerf facial est spécialement moteur. Lorsqu'il a été paralysé par une cause quelconque, tous les mouvemens extérieurs de la face sont abolis du côté correspondant. Il en résulte une déviation des traits du côté opposé, parce que les muscles restés sains sont toujours dans un état de rétraction physiologique qui entraine les traits de leur côté. Les paupières restent ouvertes et ne peuvent plus se fermer, même pendant le sommeil, parce que la paupière supérieure est maintenue ouverte par son muscle élévateur, qui est animé par le nerf de la cinquième paire. La narine est légèrement déprimée et immobile, en même temps que la pointe du nez est portée du côté opposé. La commissure labiale relevée est plus rapprochée de la ligne médiane ; enfin, par suite de la paralysie du muscle occipito-frontal et des autres muscles peaussiers de la face, la physionomie a perdu son expression, le front ne peut plus se rider et la joue flasque se gonfle sous l'influence de l’air qui sort par le côté paralysé des lèvres, lorsque le malade veut parler ou siffler ; on dit alors que le malade fume la pipe. Cette flaccidité de la joue détermine encore, pendant la mastication, l’accumulation des parties alimentaires en dehors des dents dans la rainure gingivale.
La paralysie du nerf facial ne se manifeste pas seulement par ces phenomènes extérieurs, elle agit encore sur le sens du goût dans les deux tiers antérieurs de la langue où se distribue la corde du tympan, de concert avec le nerf lingual. On constate alors une diminution sensible dans la perception des saveurs, quelquefois un peu de difficulté dans la parole, surtout pour la prononciation des lettres labiales.
Le voile du palais, paralysé dans certains cas, amène la dévia-