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tion de la luette du côté opposé. Enfin on remarque aussi quelquefois un peu de gêne dans la déglutition.
Ces phénomènes intérieurs tiennent, pour l’altération du goût, à la paralysie de la corde du tympan, ainsi que l’a surtout démontré M. CI. Bernard ; ceux du voile du palais sont dus, d'après MM. Bidder et Longet, à la paralysie du grand nerf pétreux superficiel et, d’après MM. Debrou et Davaine, à une lésion du filet anastomotique, entre le facial et le glosso-pharyngien. Lorsqu'il n’y a qu’un seul facial paralysé, les phénomènes extérieurs sont beaucoup plus évidents que les autres. Si au contraire la paralysie est double, la désharmonie des traits de la face est moins évidente, tandis que les troubles du sens du goût, de la prononciation et de la déglutition prédominent.
Dans un mémoire sur la paralysie double des deux nerfs de la septième paire, M. le docteur Davaine a insisté sur ces différences importantes et a montré les erreurs diagnostiques auxquelles elles pouvaient donner lieu.
Tels sont les caractères les plus visibles de la paralysie des nerfs faciaux chez l’homme, qui diffèrent peu de ceux qu'on observe chez les animaux mammifères ; toutefois M. Bernard a constaté que chez ces derniers, à l'inverse de ce qui se voit chez l'homme, les traits de la face sont toujours déviés du côté paralysé. Cette particularité n’a pas encore reçu d'explication.
Aucun trouble de la nutrition n’accompagne la paralysie du facial ; ce phénomène, réuni à l'intégrité de la sensibilité cutanée, distingue les paralysies de ces nerfs d’avec celle de la cinquième paire. :
Nous avons déjà dit que les nerfs de mouvement se distinguent par une sensibilité réflexe, c’est-à-dire communiquée de la péri= phérie au centre par un nerf de sentiment qui joue, par rapport au premier, le rôle de racine postérieure. Le facial a un très haut degré de cette sensibilité qui lui est communiquée par le nerf trijumeau. Toutefois, lorsqu'on excite les rameaux en dehors du trou stylo-mastoïdien sur la joue, il possède en même temps une sensibilité directe qui appartient aux filets de la cinquième paire qui se sont anastomosés avec eux. Dans le crâne, de l’aveu de tous les physiologistes, le tronc du nerf facial réuni au nerf de Wrisberg est dépourvu de sensibilité; circonstance qui s'oppose à ce qu’on considère ce dernier nerf comme une racine sensitive.