NERFS DORSAUX
Ces nerfs sont au nombre de douze paires. La premiere sort entre la première et la seconde vertèbre du dos, et la derniére entre la douzième vertèbre dorsale et la première lombaire. Ce nombre de douze paires de nerfs dorsaux est maintenant généralement admis, bien que quelques anciens anatomistes , au nombre desquels se trouve Haller, aient considéré la douzième dorsale comme la première lombaire.
Après que les deux racines par lesquelles chaque paire dorsale naïît de la moelle se sont réunies, les cordons qu'elles forment se divisent au moment où ils sortent par les trous de conjugaison en deux branches, une antérieure et une postérieure. La première, qu'on nomme aussi éntercostale, est plus grosse
que la seconde.
Branches postérieures des nerfs dorsaux.
Ces branches postérieures ont presque toutes une disposition
analogue. Par conséquent, elles peuvent être comprises dans une description générale. Immédiatement après leur sortie des
NERFS RACHIDIENS.
trous de conjugaison, elles se dirigent en arrière, se portent entre les apophyses transverses dorsales sous le muscle transversaire épineux, au bord externe duquel elles se divisent en deux ordres de rameaux, savoir, en rameaux internes et en rameaux externes.
Rameaux internes où musculo-cutanés. Ces rameaux, au nombre de deux ou trois pour chaque branche (v. pl. 54, de gc à. 14a), se recourbent de dehors en dedans, embrassant dans leur concavité le bord externe du muscle transversaire épineux, se placent sur sa face postérieure, lui donnent plusieurs filets qui pénètrent dans son épaisseur, et se dirigent un peu obliquement de haut en bas vers les apophyses épineuses ; lorsqu’ils sont arrivés près des faces latérales de ces apophyses, ils les côtoient et pénètrent d'avant en arrière dans l'épaisseur des muscles qui remplissent les gouttières vertébrales, savoir à travers la masse commune au sacro-lombaire et au long dorsal, le petit dentelé postérieur et supérieur, le rhomboïde, le grand dorsal et le trapèze (v. pl. 53, de 6 en 6). Après avoir traversé ce dernier muscle, ils se réfléchissent de dedans en dehors, et marchent transversalement entre lui et la peau sous laquelle ils se trouvent, jusque sur la face postérieure de l’épaule et sur les parties latérales du trone, où ils s’anastomosent fréquemment entre eux, et avec les rameaux cutanés récurrents postérieurs des branches dorsales antérieures. Enfin ils se terminent dans la peau.
Bichat a remarqué que tous ces nerfs ne deviennent pas cutanés. Il dit que souvent il n’y en a que cinq ou six, et que les autres restent sous les muscles trapèze, rhomboïde, etc.
Lorsqu'on examine ces rameaux nerveux à leur origine, on observe entre eux certaines différences. Le premier est très petit, le second a plus du double de volume. Cet accroissement de volume se soutient jusqu’à la neuvième paire dorsale ; la dixième, la onzième et la douzième paire deviennent subitement très petites, encore plus petites que la première. Toutes ces branches donnent dans leur trajet beaucoup de filets qui se consument dans le transversaire épineux comme on peut le voir dans la planche 54, tout le long du côté droit, surtout aux n* oc et 14 a. Dans leur trajet subséquent à travers les muscles des gouttières vertébrales, ces rameaux internes leur laissent beaucoup de filets. Entre le muscle trapèze, qu'ils traversent très obliquement, et la peau, ils se divisent plus ou moins promptement en plusieurs filets qui vont en divergeant (?. pl. 53, de 6 en 6. côté droit), les filets des premiers se répandent jusque sur l’acromion ; les supérieurs s’anastomosent avec quelques filets venant des branches postérieures des dernières paires cervicales, et les in férieurs avec les supérieurs de la deuxième paire dorsale, et ainsi de suite pour les suivants. M. Cruveilhier dit (4nat., t. ut, p. 77) que le nerf cutané, qui appartient à la deuxième paire, répond constamment à la surface triangulaire de l’épine de l’omoplate sur laquelle glisse l'aponévrose du trapèze. A cet égard, il ny a rien de bien fixe. Dans notre planche 53, nous avons marqué ce filet comme venant de la quatrième paire dorsale; c’est qu’effectivement dans le sujet sur lequel nous l'avons trouvé, il venait de cette quatrième paire dorsale.
Rameaux externes. Ils se séparent des précédens immédiatement au devant des tendons ascendans du muscle long dorsal. Ils sont, en général, plus volumineux que les internes, et leur volume va en augmentant à mesure qu'on va en descendant. Il